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La fin avant le début

29 mai, 2009

Peut-être que je suis revenu trop rapidement.

Les dernières semaines ne se sont pas vraiment passés comme j’aurai voulu. Bon, ce fut comme ça durant toute l’année pour être franc, mais vous allez comprendre dans un moment. En ce mois de mai 2009, j’ai essayé plusieurs choses pour me sortir de mon gouffre psychologique. Il y a eu le blogue, mais ça s’est planté très rapidement. Ensuite ce fut les anti… ah merde. Je vous ai pas encore dis ça, hein?

Vous vous souvenez de ma petite note à la fin d’un de mes articles? Eh bien je suis finalement allé à l’Hotel-Dieu et j’ai dû dire pas mal tout ce que j’avais sur la conscience pendant plusieurs mois. Et à voix haute s’il-vous-plaît. À la fin de la journée, on a confirmé que j’étais en pleine dépression. Non, attendez, je vais me reprendre… Vincent Émond souffre de dépression. C’est ainsi que j’ai commencé mon voyage dans l’univers des pilules hebdomadaires. En fait, tout cela a commencé véritablement une semaine plus tôt avec les antibiotiques à prendre à 16h45, mais maintenant on ajoute les antidépresseurs. C’est incroyable de voir qu’il y a un an je pétais le feu, et maintenant je dois prendre une moitié de pilule le matin, et une autre pilules en revenant de l’école qui m’empêche de prendre du lait pendant les 2 prochaines heures. Triste et pathétique… comme le reste.

Sauf que malgré un bon début grâce à un bon congé, les choses se sont corsées au retour. La première semaine à l’école s’est caractérisée par un sentiment similaire à «je m’en crisse» accompagné d’une attitude passive et aussi de trop d’idées qui arrivent en même temps. Reste que le dernier de ceux-ci se manifestait surtout au début de la semaine. Je dois aussi parler d’une anecdote qui s’est passé le mardi, lors de la révision en math. Et laissez-moi vous dire que je foirai pas mal dans ce domaine (en fait, la même chose pourrait être déclarée pour à peu près toutes les matières). Véronique Guillotin, celle qui m’aidait en math, a vraiment essayé de m’encourager à réussir mon année scolaire. Et à chaque fois je répliquai du genre Life TRULY sucks (Désolé pour l’anglais, je ne savait pas comment exprimer ça en gardant l’esprit). Il y avait aussi le fois où elle nous a dit «Voulez-vous vraiment faire des cours d’été?». Et j’ai alors révélé qu’on s’emmerde l’été, quand on a rien à faire.

Les problèmes se sont empirés cependant à la deuxième semaine. Car en addition à l’augmentation de «je m’en crisse» , j’étais de mauvaise humeur. Vraiment de mauvaise humeur. Qu’est-ce que je fais là? Je sais depuis longtemps que mon année va mal. Pourquoi il faut que je revienne à chaque jour pour le constater encore et encore? Il y a aussi les idées stupides. Maintenant, ce que je vais vous dire n’est aucunement exagéré ou prétentieux. En fait, c’est arrivé cette semaine. Durant l’examen de math de résolution de problème (Quelle joie!), j’ai décidé de quitter tout bonnement la classe pour téléphoner à mes parents. Tiens, c’est arrivé au maudit dernièrement. En tous cas, j’ai dis que j’étais une mauviette. Que je n’accomplissait jamais mes idées. J’ai dû raccrocher parce que je n’étais même pas supposé faire ça, et j’ai terminé mon examen à la bibliothèque plutôt qu’en classe. Pour être honnête, terminer ne serait pas vraiment le bon mot parce que j’ai abandonné. J’ai frappé un mur très tôt dans l’épreuve, puis j’ai fait une constatation qui a détruit toutes mes espérances. Alors j’ai passé le reste de l’avant-midi à downloader Skype et une chanson sur iTunes. En c’est tout. Donc après avoir fièrement foutu son examen, et même son secondaire 4, à la poubelle et avoir établi que j’étais une mauviette, devinez qu’est-ce que j’ai fait de mon après-midi. Devinez. D’ailleurs, je vais vous donner deux chances.

Si vous avez deviné que j’ai quitté mon école pour rentrer chez moi, malgré que cela voulait dire une extrêmement grosse marche à pied, vous êtes extrêmement chanceux. Oui, j’ai décidé de m’embarquer dans un long périple vers Saint-Augustin-de-Desmaures, et ce, même si le point de départ est à Ste-Foy. Mais savez-vous quel est la pire affaire à propos de tout ça? C’est la deuxième fois que ça m’arrive! Mercredi j’ai décidé de rester à la maison. Mais sachez que j’avais mes raisons: diarrhée. Bon, ça et je voulais prendre une douche. Jeudi cependant, je fut là que le concept d’idée stupide s’est accompli. J’avais cette petite idée derrière la tête depuis un certain temps, mais ce matin j’avais décidé que je la mettais en exécution. Cette idée était d’apporter à l’école mes haut-parleurs et de mettre de la musique forte pour un seul but:

Faire chier le peuple.

Honnêtement, c’était ça le but. Laissez-moi vous dire que le plan n’a duré que 30 secondes avant qu’on me demander d’arrêter et que je me rend compte que j’ai été vraiment con de penser ça. Et si vous voulez savoir pourquoi j’ai fait ça, disons que j’avais une certaine haine envers la classe. Le reste de la journée fut une perte de temps complète jusqu’à, miracle, mon deuxième rendez-vous à l’Hotel-Dieu. Je leur ai dit ce que je vous ai dis dans cet article. L’effet des antidépresseurs, la marche, tout. Par exemple, je vais vous épargniez les sujets de la première rencontre, tout simplement parce que je ne veux plus revisiter ces souvenirs. C’est assez pour moi. Quand ils ont vu que j’avais encore moins la motivation de travailler qu’avant et j’avais déjà enterré mon année, ils ont décidé de m’enlever un gros poids sur les épaules.

Je suis officiellement en congé de maladie mesdames et messieurs. La situation était devenu impitoyable et il ne restait plus de temps avant que je tue un des élèves de la classe avec un ordi ou une brocheuse (Je pensais à ça depuis longtemps d’ailleurs). Je vais donc être obligé de reprendre mon année, mais bon j’y suis condamné. Ce que je trouve le plus triste, c’est que ma vie sociale est tellement un bordel que si quelqu’un n’est pas dans la même classe que moi, toute communication avec elle est totalement nulle. Imaginer ça maintenant. J’espère que mes amitiés avec les autres, aussi petites qu’elles soient, continueront.

Je suis sûr que vous avez encore une autre question pour moi: Pourquoi est-ce que je recommence le BVÉ après toutes ces tentatives? Eh bien la raison est que j’ai besoin d’un projet cet été et vu que le plus gros problème n’est plus là, je pense que j’ai un chance cette fois-ci. Peut-être que le BVÉ peut vivre finalement, qu’il peut repartir à zéro. Après tout, on a tous besoin de détruite son fichier de sauvegarde d’une façon ou d’une autre.

Pendant ce temps: Vincent a un épisode de déchainement sur « Golden Dawn ».

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2 commentaires

  1. Moi ce que je constate, c’est que vous avez un talent littéraire fou que vous devriez exploiter davantage. Et pour les math, j’étais pourris au secondaire. Ça ne m’a pas empêcher de faire une maudite belle vie jusqu’ aujourd’hui 😉


  2. Ne pas me demander comment je suis arrivé sur cet article… Je voulais, au début, simplement dire merci à Vincent, merci pour son soutien à A Click, et puis, j’ai vu Facebook, quelques photos et un regard qui m’a interpellé et projet. dans cette histoire de vie… J’avais juste envie de demander à Vincent si, aujourd’hui encore, quelqu’un qui n’est pas dans sa classe a peu de chance de communiquer avec lui… parce que je trouverais ça vraiment, mais vraiment chiant!! Il y a des idées et du talent en devenir dans tout cela… Francois@aclickforawish.com



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