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Mon meilleur ennemi

4 juillet, 2009

Cet article fut originalement écrit le 2 juillet 2009.

J’ai fait une expérience maladroite aujourd’hui. Je n’aurais pas dû la vivre, selon mon psy, ma famille et par conséquent moi-même, mais le fait est que ceci fut le fruit d’un simple oubli avant de partir pour la journée. Je n’ai pas tellement fait attention. Voici donc un compte-rendu de la journée scientifique dans mon laboratoire à ciel ouvert, sur l’absence d’une seule pilule blanche et son effet.

Vous avez sûrement tous deviné que cette pilule était mon antidépresseur. Une des nombreuse qui m’ont été prescrites pour me compliquer la vie. Il est vrai qu’il y a des jours où j’attends calmement l’heure de la prochaine pilule, mais des fois – surtout le matin – je ne m’en occupe pas. Je la prends donc un peu plus tard. Sauf qu’aujourd’hui fut une vive exception. Nous dormons depuis deux nuits dans un motel sur l’Île-du-Prince-Édouard et au matin nous essayons de nous éloigner le plus rapidement de cet endroit, comme tout le monde. Malheureusement j’ai ignoré mon antidépresseur, sûrement à cause de l’humidité, et nous sommes partis pour Charlottetown. Les effets se sont faits sentis sur le chemin.

À l’entrée de notre destination, nous nous sommes arrêtés pour diner. À 2 heures, environ. Mes sœurs commençaient à m’énerver plus que d’habitude. Je les accusais parce que je leur disant qu’elles se sauvèrent toujours d’essayer quelque chose de nouveau en prenant du poulet. J’avoue que cet argument était extrêmement inutile, mais bon j’étais énervé dans ma tête. J’ai dû prendre une pause de cinq minutes pour remettre les pieds sur terre avant d’aller au cœur de Charlottetown. Mais notre test ne s’arrête pas là. Enfin, je n’arrête pas de parler et de m’excuser pour être ainsi, répétant aussi la nécessité de prendre ma pilule le plus vite possible. Le syndrome d’impatience envers soi-même avait d’ailleurs été vécu plus tôt dans le cycle des antidépresseurs, lors de ma première journée à l’école avec les pilules. J’ai finalement pu me calmer à un moment, et nous sommes alors partis visiter la ville.

Ne vous inquiétez pas, ma famille est revenue à notre motel et j’ai pu prendre mon antidépresseur. En même temps que mon antibiotique. Il était malheureusement 5h50 dans le coin (4h50 sur ma montre) lorsque j’ai pris mon médicament. Sept heures de mon temps sans ma dose. Et malgré le retard acquis, je tiens à profiter de son effet pour profiter de la nuit. J’ai beaucoup de stock à écrire, un 2 litres de lait à affaiblir. D’ailleurs, nous sommes tout près de la maison de l’écrivaine d’Anne aux Pignons Verts. Ça devrait me donner un peu de force.

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