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L’état de l’esprit

26 juillet, 2009

Je suis en crise, en crisse. Je suis perdu et perdant, je suis en doute. Je pense avoir expérimenté tout ce que l’adolescence avait de pire en un mois. Je n’ai aucune satisfaction envers quoi que ce soit, je n’ai aucune satisfaction envers moi-même. Je parle pour rien dire, j’écoute pour rien entendre.

J’ai besoin d’antidépresseurs, de pilules pour la peau, de crème blanche, de chandails blancs pour la crème blanche. Mais je néglige. J’ai besoin de repos, mais je ne le prend pas. Cependant, je prend volontiers la méchancité de ma soeur, et de sa grande gueule.

Je prend les pires décisions possibles, les pires idées. Et je les exécute quand je me rend compte des problèmes. Je m’éloigne de ma famille, sinon du monde extérieur. Je veux me raprocher mais j’ai fait trop d’erreurs. Je me suis aliéné moi-même et par conséquent personne ne veut me voir… je pense. Je suis paranoïaque. Je dédie mes relations encore plus qu’avant, et je ne sais quoi faire.

Les idées sombres commencent à revenir petit à petit. J’ai pensé à ce jour où on rirait de moi dans mon dos. Je pète les plombs et je prend sa tête pour la fracasser contre la table. Comme j’aurai dû faire en 1ère secondaire. Il commence à saigner vachement et je finit par arrêter. Je le traîne hors de la classe pour le col, le sang continue de couler. Je l’emmène à l’autre bout de l’école, jusqu’à l’endroit qu’on m’avait promis il y a des années. J’ouvre la porte, tout le monde est surpris. Je le lance tout de suite devant la classe et je ferme la porte. Je n’ai jamais eu un tel sentiment depuis des semaines.

Je commence à faire partie d’une société de merde, où les vacanciers se stationnent dans des Wal-Mart. Je ne sais pas si je dois continuer ce que j’ai toujours fait. Ma chambre est pathétique à mes yeux et les stores ne se sont pas ouvert de la journée. Les gens sont tous partis dans le sud, mais moi je reste. J’ai toujours vécu les temps gris alors je survivrai. J’ai des dettes envers tout le monde, mais envers moi-même. Je devrais donner 20$ à un ami, même s’il ne le veut pas. Ce sera son cadeau d’anniversaire. Un anniversaire en avril.

Je ne m’identifie à personne, même pas mon esprit. Seul la solitude me représente. Seul moi est capable d’expliquer Continental: Un film sans fusil dans toute sa splendeur. J’aurai dû partir à Chicoutimi ce week-end. Je n’aurai pas dû rester avec le diable lui-même.

Docteur, quel est le résultat?

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One comment

  1. Salut Vincent,

    Sache tout d’abord que comme je te le disais en juin, je lis religieusement TOUS tes billets. En fait, je suis abonné à ton blogue, alors ça rentre tout seul dans mon agrégateur et je lis tout.

    Je suis enchanté de te lire, car tu as la plume juste, observatrice, franche. J’avoue cependant que tes propos des dernières semaines me troublent. Ce que tu racontes sur la solitude, la différence et l’isolement me dérange… mais je comprends parfaitement pourquoi tu en parles. C’est humain d’en avoir plein le dos et c’est surtout très courageux de l’avouer publiquement.

    Entrer en relation avec les autres n’est pas toujours facile, j’en conviens. Même pour les verbomoteurs comme moi, il n’est pas évident de créer des liens et de les entretenir, alors je présume que c’est encore plus difficile pour d’autres! La seule certitude que j’ai pour toi à ce sujet, c’est que tôt ou tard, ces liens « tissés serrés » que tu espères se créeront. J’en suis sûr… tout simplement parce que ta vivacité d’esprit, ta capacité d’analyse et ton humour pèseront toujours largement davantage que ta « différence » (Dieu que je déteste cet euphémisme ridicule!).

    Tu trouves que des gens te fuient? Laisse-les fuir et concentre-toi sur ceux qui t’apprécient. Ne regrette pas tes décisions et ne te venge pas sur autrui : ça ne donne rien, au bout du compte. On est toujours mieux de chérir ceux qu’on aime que de persécuter ceux qui ne nous aiment pas.

    Ça sonne très judéo-chrétien, mon affaire, hein? 😉

    Tout ça pour dire, cher Vincent, que tu es un type formidable que je continue à lire encore et toujours aussi avidement. Tu n’es ni perdant, ni paranoïaque : tu en as assez d’être seul, ce qui est normal… mais pas inéluctable. Vis ta vie au maximum et tôt ou tard, quelque chose de beau arrivera.

    Bonnes vacances! Repose-toi, amuse-toi, déstresse-toi et sois heureux!



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