Archive for septembre 2009

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Le DJ

29 septembre, 2009

Wait

Je vais sûrement me répéter à travers le blogue au futur; vous savez, j’ai longtemps dit qu’il était possible de s’emmerder profondément les jours été, après avoir fait le tour de nos pensées, tellement qu’on attend le retour des classes. C’est simple, dès septembre il se trouve qu’on à quelque chose à s’occuper peu importe les jours. Sauf que cette semaine, il pleut, et même si le soleil revenait à la fenêtre de mon sous-sol, je juge que mes jours d’écoles sont loin de faire mes journées. Ce sont des journées plates, voir des semaines, voir quasiment un mois. C’est comme je fixais un mur de brique que je vais éventuellement frapper, mais j’avance lentement vers la cible. Alors je dois satisfaire mon énergie à la maison seulement. Et non, Valkyria Chronicles à lui seul ne fait rien.

C’est assez triste lorsqu’on envie silencieusement nos anciens-collègues qui ont un sac plein de devoirs à chaque nuit; au moins ils ont de quoi à faire, alors que moi j’ai sombré en pleine platitude. J’ai même commencé à détester mes cours de Monde Contemporain, alors que j’adorais l’histoire. Pourtant, j’avais déjà tout anticipé il y a quelques mois. J’avais dans la tête cette vision qu’un jour, j’allais pogner les nerfs et faire un geste pas tellement correct. Seulement, les circonstances ont changé. J’avais donc deux choix qui s’offrait à moi pour laisser une marque permanente; où bien je fais quelque chose de totalement incorrect par rapport aux standards de l’école – Ex: battre quelqu’un – ou bien je chamboule complètement l’ordre établi par les jeunes. J’ai peut-être mon blogue mais pour que le monde le lise et le comprenne, il faudrait d’abord qu’ils me connaissent. Et en régulier, c’est une ostie de blague. Alors on a pensé me mettre dans la radio étudiante.

C’était un beau petit rêve il a un mois, et pour être franc ce l’est encore. Juste l’idée de faire passer de la musique électronique et du indie rock à la pause du midi est une idée réconfortante. Sauf que comme d’habitude, je surestime les gens. Je pense qu’ils peuvent être prêts à quelque chose de radicalement différent, que leurs connaissances ne sont pas aussi fortes que je ne le pensais. Et ça s’applique surtout à la condition des équipes de deux; je ne peux pas faire ce boulot tout seul, avec une collection que je juge un peu petit et sans collègue. Je suis donc pris dans une quête pour… en fait, non, je ne suis dans aucune quête. Je pourrais peut-être demandé à des camarades qui ont eu ce boulot l’année dernière, mais si je me souviens bien ils ont fini par en avoir marre très vite. Plus je ne veux pas que les genres de musique s’emmêle constamment.

On me dit que ça pourrait tout de même marcher, mais dans ma tête ça sonne inégal. Dans ma tête, c’est impossible d’introduire une personne à un genre si vaste que l’électronique en seulement quelques semaines. C’est aussi impossible que je fasse les annonces sans avoir l’air extrêmement blasé…

Je commence à voir ce rêve un peu plus comme un beau mirage, et à moins que je ne trouve personne pour m’accompagner, mes projets vont se limiter à mon chez-soi. Ce n’est pas une mauvaise nouvelle en perspective, mais cela veut dire que la platitude scolaire va continuer encore un peu. Je suis tout de même dans l’obligation de soumettre ma candidature, juste pour voir, mais peut-être que je vais devoir trouver d’autres moyens, encore une fois très différents de la moyenne. Mais laissons tomber l’idée de battre quelqu’un… enfin, pas vraiment. Parce que vraiment, je serais toujours à la merci de mon système de son simpliste.

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L’évidence

27 septembre, 2009

C’était mercredi soir il me semble; à 11 heures du soir. J’avais encore une fois vécu une journée palpitante – il ment – j’avais acheté mon magazine de jeu qui a réussi à survivre à la pluie battante, et j’avais mis le reste à sécher sous ma simple lampe pendant 30 minutes avant que je ne m’endorme. Dans cet espace d’une demi-heure, j’ai mis mon regard d’ensemble sur ma chambre au complet. Et puis l’inévitable m’est venu à l’esprit, en cette nuit, quand j’ai constaté que j’avais maintenant trois affiches dans un coin.

J’ai toujours évité la question qui me confirmait mon état de nerd imparfait. Pour moi, c’était simple; j’étais un joueur. Un joueur bien trop connaisseur, mais un joueur non le moindre. Je dois tellement à mes consoles depuis mon jeune âge que je pense que ça intrigue beaucoup de personnes dans mon entourage. Mon syndrome d’asperger en a pour quelque chose, mais jusqu’à ce jour je me trouvais normal. Pour moi, ce n’était qu’une succession d’évènements qui m’a mené jusqu’ici. Mon père a travaillé dans une boutique d’électronique jusqu’en 1981, ma toute première console de jeu fut une NES – une console que j’admire tellement que j’ai acheté deux fois, j’ai une TV HD 32 pouces dans ma chambre pour le seul but de jouer, j’achète des PlayStation: The Official Magazine à chaque mois malgré internet, j’ai des documents inutiles seulement pour m’occuper, j’ai une vingtaine de jeux downloadables sur ma PS3, je montre régulièrement ma passion dans mes travaux d’arts plastiques et j’en passe. Pendant un certain temps, j’ai seulement dit que j’étais un joueur compulsif. Je n’ai jamais pensé que je pouvais être un nerd qui repoussait les gens avec ses connaissances.

Et dire que j’ai montré à du monde que je connaissais de peu un poster d’Uncharted 2. Crisse que je suis innocent des fois.

Alors ce soir de semaine, j’ai porté un regard sur un mur de ma chambre, où se trouvait mon garde-robe. Je venais de poser ma nouvelle affiche au niveau de mes yeux, et j’ai dû me rendre à l’évidence; je connais assez de choses pour vous rendre inconfortable, quand je parle de jeux où que je fasse des références à Mystery Science Theater 3000 en plein milieu de conversations. J’assume cette position. Mais ça ne m’empêchera point de parler de jeux vidéo quand je veux… ou quand je sens que ça va passer.

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La correction

25 septembre, 2009

J’ai le sentiment que j’ai fait une grave erreur récemment, que j’ai réussi à me tirer dans le pied avec un bazooka. À chaque fois que j’essaye de parler à une personne en particulier, je sens que j’ai construit un mur psychologique et que la seule personne à blâmer est moi-même. Je devrais me pardonner, m’infliger des blessures temporaires sur la main comme j’ai toujours fait. Je suis devenu paranoïaque sur le vide que j’ai laissé derrière, et sur les tâches qui le comble. Mais à la fin, j’en suis arrivé à une certaine conclusion; si vous pensez avoir fait une erreur, et qu’il n’y a personne pour vous corriger, vous devez être le seul juge de votre personne.

Je rencontre de plus en plus de monde dans les corridors qui me disent que je me juge trop sévèrement. Ils ont sûrement raison; je suis juste mais très sévère. J’ai adopté une politique de dette envers tout le monde dans ma vie, une dette que je dois payer à chaque jour. Peu importe s’il s’agit de mon portefeuille – en fait, vu que je n’ai plus d’argent remplacez ce mot pour «estime de soi» – où de ma propre douleur. Ah oui, j’ai tant néglige de vous dire cela mais sachez qu’à chaque fois que je me sens insipide, innocent, paresseux, j’ai l’envie immédiate de me donner un gros coup de poing sur la main gauche. Et je n’exagère aucunement la force de mon autodestruction. Je dois sûrement cela à mon père; lui qui a une main complètement ravagée dans les dents. D’ailleurs, je voudrais faire remarquer qu’il s’est fait volé son ordinateur portable à Montréal.

Mais bon, ce soir je me dois d’être juste pour les deux camps. Voici donc la réponse de ma main gauche actuelle.

Correct

Plus ça change, plus c’est pareil.

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La maladie

22 septembre, 2009

Nous étions dans un cours de monde contemporain, à regarder un assez mauvais téléfilm sur Hitler. J’étais déjà écœuré à ce point de l’histoire, tellement il ne passait que pour une grande gueule avec une grande bouche. Et puis nous avons reçu un message, qui a réussi pour sa part à stopper le visionnement – merci beaucoup. Sauf que celui-ci était sur la peur du moment: la grippe H1N1. Le cauchemar des commissions scolaires et des parents d’élèves. À l’écoute de la déclaration, c’était comme si une guerre nucléaire avait commencé quelques secondes plus tôt. Comme si on avait tiré sur le président. Tout le monde s’était tût pendant quelques minutes, et quand l’avertissement fut passé, la seule chose que j’avais en tête, c’était de regarder 28 Days Later ce soir. Ce que j’ai négligé.

28Weeks

Hier ça m’a frappé de plein fouet; j’étais malade. Je n’avais pas bien dormi cette nuit – c’est même à se demander si j’ai dormi tout court. En échange, j’ai hérité d’un rhume qui s’est aggravé à mesure que la journée continuait. J’ai d’abord subi un saignement de nez abondant à la première, une pause à la deuxième compensée par un enfoiré qui devait se plaindre à chaque fois qu’on lui demandait quelque chose, une narine complètement bloquée à la troisième, un zombie à la quatrième et un deuxième saignement à l’étude. Je n’étais pas en état de faire ma vie, et pourtant je leur ai dit que ma journée était correcte. Je mine les ouvertures de relations, avec des sketches spontanés et des rhumes. Sans compter mes philosophies. J’ai bien peur que je ne vais jamais pouvoir vous connaître, Alexa. J’ai peur du jus-jus sur mon cœur qui bat trop fort. Et maintenant, je suis chez moi, regardant le ciel gris comme avant.

Mais sérieusement, si ce lâche continue à m’énerver dans mon dos au cours d’anglais, je lui saute dessus et je l’étrangle.

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