Archive for octobre 2009

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La peste

30 octobre, 2009

C’est extrêmement rare pour moi de parler de mes lectures sans un contexte scolaire. Difficile à avouer, mais malgré mon intérêt à l’écriture, je ne suis pas un grand lecteur. Oui, j’ai mes favoris – Épitaphe pour un espion, ça vous dit quelque chose? – mais à moins qu’on me trouve un prétexte de taille, je vais être un peu lent dans les romans. Ma collection de livres ne se limite qu’aux bandes-dessinés québécoises et un certain Watchmen. Et malgré tout cela, je sens que je suis tombé sur la perle du moment. J’ai emprunté depuis quelques temps La peste d’Albert Camus. Et même si le récit lui-même date des années 50, je dois tout de même me rendre à l’évidence que j’ai choisie le meilleur moment possible pour m’y plonger.Profile Visitor Map - Click to view visits

Je n’aurais jamais voulu entrer dans le sujet ainsi, mais il est forcé d’admettre que la grippe H1N1 est partout, sauf dans notre corps. C’est la peur du moment, comme la guerre froide il y a longtemps. C’est en quelque sorte la raison pourquoi La peste est si fascinante: on ne peut s’empêcher de faire des parallèles entre cette histoire et ce que nous vivons, de façon indirecte ou non. La population qui sous-estime le fléau au début, la vie renfermée sur elle-même, le vaccin – juste le vaccin, soyons vagues – bref, la grave solitude qui a pris la cité. Toutes des choses que je ne pourrai mentionner dans un simple compte-rendu – pas assez d’espace.

De plus, je suis extrêmement confus sur les inquiétudes que certaines personnes ont sur le sujet. On a dit que la grippe ne serait pas aussi dévastatrice, puis le vaccin ne serait pas testé, donc il est soit inefficace ou donne des effets secondaires, pourtant on court maintenant pour le recevoir d’un côté, alors que de l’autre on se dit que ça va passer. Est-ce qu’on a peur de se transformer en pieuvre géante? Pourquoi est-ce que le monde compare le pourcentage des victimes de la grippe H1N1 à la grippe saisonnière, alors que nous n’avons presque aucune donnée véritable sur celle qu’on a en ce moment, vu qu’elle est arrivée au début de l’année? Pourquoi est-ce qu’elle apparait tout bonnement dans un coin?

Rien n’est encore résolue et il est donc préférable de dire que dans quelque temps, la population sera renfermée et coincée. Mais cette barrière n’est pas physique comme certains le pensent; elle touchera tout le monde, même ceux qui n’ont rien à faire. Au moment où vous lirez ce texte, il y a des bonnes chances que j’aille déjà reporté le livre à la bibliothèque, question d’être poli pour une raison ou une autre. Je dois admettre que ce fut la meilleure partie de mon éducation des derniers mois, et j’exagère à peine… c’est un peu triste d’ailleurs.

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Le rythme des choses

25 octobre, 2009

Ça y est, je suis bloqué. Et pourtant ça s’est passé tellement vite.Profile Visitor Map - Click to view visits

Rythme

J’avais à un certain moment abandonné l’idée de faire la radio étudiante de mon école, à deux reprises. La première fois, ce fut après avoir écrit cet article, en travaillant sur un document de présentation. Tard le soir, un constat sur ce travail m’est venu en tête, auquel tout ce que je voyais, c’était des listes et ça se limitait qu’à cela. Je n’ai senti aucun plaisir, et j’ai dû m’avouer vaincu un moment. Assez pour négliger sa sauvegarde que j’ai dû sauver cette idée le lendemain, sans succès. L’idée fut morte, et puis on m’encourageait encore à faire ce boulot, même sans aucune présentation.

Donc l’espoir était revenu pour une brève visite du midi. Pas beaucoup de temps pour être honnête. J’étais allé à la réunion de la radio, et mon intérêt s’estompait au fur et à mesure. On avait introduit des règles après l’année précédant qu’ils appelaient catastrophique – Louis et Dominique, il faudrait que vous m’en parliez plus en détail – et au final le tout sonnait encore faux. Puis ma mère est arrivée pour le rendez-vous qui s’avérait ensuite se dérouler la semaine suivante, et j’ai dû quitter la rencontre prématurément, en disant clairement que je n’étais plus vraiment intéressé à l’offre. C’est sûr que je me suis retrouvé à être le seul disponible le jour 1, mais dans ma tête, mon vieux système de son de deux haut-parleurs reliés à mon ordi était suffisant.

La radio a continué sans moi, et j’ai fini par ressentir un regret les midis suivants. Je vais être franc avec vous: les premiers jours étaient surtout des bordels plus que d’autre chose. De la musique peu convaincante arrangée maladroitement, et quand l’occasion se présentait, un volume bien trop fort. J’avais réussi à éviter la place des étudiants pendant des années. Je m’asseyais toujours derrière un mur, à l’abri du fort son. Malheureusement, j’ai dû quitter PROTIC, et le lien que j’entretenais après mes collègues ont été coupés vifs, et le seul moyen de les connecter, c’est de passer mes pauses à aller voir mes anciens collègues. C’est tout ce que je fais à l’extérieur des cours. Et il s’avère que le groupe d’amis que je fréquente le plus pour le dîner est en plein milieu de la zone accidentée. Je suis donc témoin de chaque petit dérapage. Et puis vendredi, à la fin de la deuxième période, on est venu me chercher au moment où j’étais le plus merdique. J’ai demandé pourquoi avec grande fatigue, et on m’a dit que même si je n’ai pas pris ma chance, elle a décidé de me prendre quant même. La deuxième rencontre s’est fait rapidement, et à la fin de la journée j’ai eu ma place ce lundi, et j’ai eu mon devoir.

J’étais assis devant mon écran à préparer un mix pour le lendemain, et c’est ici que les problèmes que j’avais pourtant déjà soulevé le premier jour son revenus compliquer la conscience. J’avais déjà dans la tête de jouer la première partie de mon mix de MotorStorm: Pacific Rift – c’est la combientième fois que je le mentionne? – mais ma philosophie musicale est entrée en jeu. Vous voyez, je considère que la musique qu’on écoute montre et interprète sa propre vie, de proche ou de loin. C’est la raison pourquoi j’ai plusieurs publié des paroles de chansons sur mon blogue; ça a l’air prétentieux, je l’avoue, mais ces chansons portaient des évènements et des stades que j’ai vécu au rythme des jours. Et j’ai l’intention de faire de même avec vous. Je suis même allé sur Météo Média pour savoir la météo et, du même coup, votre humeur globale. Je suppose qu’on peut dire que cette perception chamboule la vision des choses.

Le problème, c’est que même si j’aime beaucoup la scène indépendante et j’adore l’électronique, ma collection est bien petite. J’avais décidé de miser sur les albums au lieu des pièces individuelles, mais maintenant je ne sais plus si je vais tenir le coup pendant les mois restants. Ce que j’ai créé avec toutes ces chansons, ce ne sont que des débuts et des idées de mixes, représentant mes tranches de vie, même si ces occasions ne peuvent être simulées dans un lieu ainsi. Tenez, les chansons que j’écoute régulièrement ces temps-ci sont sur une certaine beauté de la nuit. La nuit dans une salle claire, c’est maladroit. Si seulement vous pouviez voir et entendre ces nuits qui se débutent avec les écouteurs dans le lit, à regarder les étoiles et imaginer les flammes.

Ce que vous pouvez anticiper, c’est un album par semaine accompagné d’explorations et de petites découvertes dans le bazar quotidien. Vous pouvez aussi vous attendre à du MotorStorm; pardonner-moi pour ce rattrapage qui n’en est pas vraiment un, mais sachez que vous, camarade de classe de 4e secondaire, si vous reconnaissez ces rythmes comme étant ceux que j’ai longtemps essayé de vous porter à l’oreille, vous ne pourrez pas faire taire le sentiment. Vous pouvez aussi vous attendre à ce que je saute partout dans le local, mais je pense que ça viens avec autant d’énergie.

Noms des mixes préparés:

  • Black & White Skies Mix
  • Halloween’s Dead Mix
  • MotorStorm: Pacific Rift Mix (Part One)
  • MotorStorm: Pacific Rift Mix (Part Two)
  • Nightvision Mix
  • Rising Mix
  • The Shower Mix
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Le fluorescent

21 octobre, 2009

Je ne sais pas vraiment quoi dire dans ce cas ci-dessous, à part que ça caractérise bien le moment présent. On dirait que je peux seulement me lancer.Profile Visitor Map - Click to view visits

You used to get it in your fishnets

Now you only get it in your night dress

Discarded all the naughty things for niceness

Landed in a very common crisis

Everything’s in order in a black hole

Nothing seems as pretty as the past though

That Bloody Mary’s lacking is Tabasco

Remember when you used to be a rascal?

.

Oh the boy’s a slag

The best you ever had

The best you ever had

Is just a memory and those dreams

But as daft as they seem

As daft as they seemed

My love when you dream them up

.

Flicking through a little book of sex tips

Remember when the boys were all electric?

Now when she tells she’s gonna get it

I’m guessing that she’d rather just forget it

Clinging to not getting sentimental

Said she wasn’t going but she went still

Likes her gentlemen not to be gentle

Was it a Mecca dauber or a betting pencil?

.

Oh the boy’s a slag

The best you ever had

The best you ever had

Is just a memory and those dreams

But as daft as they seem

As daft as they seemed

My love when you dream them up

.

Oh Flo, where did you go?

Where did you go?

Where did you go?

.

Falling about

You took a left off Last Laugh Lane

You were just sounding it off

You’re not coming back again

.

Falling about

You took a left off Last Laugh Lane

You were just sounding it off

You’re not coming back again

.

You used to get it in your fishnets

Now you only get it in your night dress

Discarded all the naughty things for niceness

Landed in a very common crisis

Everything’s in order in a black hole

Nothing seems as pretty as the past though

That Bloody Mary’s lacking is Tabasco

Remember when you used to be a rascal?

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La gorge

20 octobre, 2009

Aujourd’hui, bloqué dans mon purgatoire, j’ai pensé vous raconter une histoire. Certains diront que c’est un récit de jalousie et de petite rivalité, mais c’est assez difficile d’être jaloux quand on reconnait ses erreurs, et même plus. Vous voyez, ceci remonte à ma 3e année au secondaire, celle où j’ai commencé à bloguer. Quelques élèves avaient réussi à se démarquer, et j’avais réussi à en faire partie. À un certain moment, un colloque est venu et mon prof de français, Martin, avait l’option d’envoyer ces élèves dans l’évènement. Il a dit qu’il aurait voulu nous envoyer tous, mais pour notre groupe de 6, il n’y avait que 5 places. Et j’étais de trop. Pourtant quand j’ai su la nouvelle, j’ai répondu que j’aurais voulu continuer à écrire sur ce que je voulais à la place. Et c’est là que je me suis tiré dans le pied le premier.Profile Visitor Map - Click to view visits

Le reste de l’année fut une compilation de chances perdues toutes seules. J’aurais pu rencontrer Mario Arselin en personne et je ne l’ai pas fait. Je commençais à faire des mauvais textes et ça m’a conduit à ma bêtise. Pendant ce temps, mon amie Véronique courrait les colloques, ne manquant aucune occasion. En cette année 2009, moi et Véro sont rendus à des points complètement différents, et c’est moi qui ai mal tourné. Oh c’est sûr, vous pourriez argumenter qu’elle ne peut plus écrire d’articles avec la charge de travail de PROTIC cette année, mais ça m’est égal, surtout quand je considère la raison pourquoi je vous parle de cette histoire – attendez, ça s’en vient. Après tout, l’évolution est tellement flagrante dans mes conversations; moi qui est défaitiste et elle qui est bien heureuse. Je voudrais tellement lui demander si elle a déjà été fâchée contre quelqu’un ou quelque chose qui n’est pas connecté à des activités de Greenpeace quelconque.

Maintenant que j’ai raté ma chance, c’est le tour d’anciens collègues pour expérimenter ces rendez-vous – pas de nom mais ceux qui sont encore à PROTIC doivent le savoir. Je ne sais pas pourquoi, mais quand j’en entends parler, j’ai toujours l’idée en tête que j’aurais pu – non, j’aurais dû être de ces groupe. Mais disons que j’avoue mes tords maintenant; mes articles sont devenues de la pure merde à un point, et même si je dois de plus en plus m’absenter de l’école pour un psychologue ou une grippe, j’ai toujours cette culpabilité dans la semaine. J’ai eu le choix entre un régulier trop banal et un programme trop difficile, et tout ce que je peux faire à ce qu’on dit c’est endurer. J’ai commencé à voir la responsable en orientation ces derniers temps et ça s’enligne pour que je fasse mes études en philosophie à l’université. C’est le mieux que je peux demander.

J’ai le sentiment qu’au lieu de courir les colloques, je serais votre ami qui vous parlera avec une cigarette dans la main. Parce que la mélancolie me va tellement bien dans mes pensées.

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Les trésors

16 octobre, 2009

Trésor

C’est sûrement un peu tard de vous parler d’Uncharted 2: Among Thieves. Je l’acheté le jour de sa sortie, j’ai passé une nuit là-dessus et je l’ai passé le jour suivant. Sauf que j’ai vraiment envie de partager mes impressions sur le jeu. Et si vous vous demandez encore, c’est une excellente expérience, la production est superbe, et vous devriez l’essayer. En fait, si je fais un article, c’est pour parler de petites choses mais surtout de l’histoire.Profile Visitor Map - Click to view visits

J’aimerais tout d’abord vous dire qu’avant sa sortie, j’ai réussi à totalement éviter n’importe quel avant-goût de l’histoire. En 2007, lorsque la démo pour le premier Uncharted est arrivée, ça m’avais pris par surprise. Alors quand j’ai reçu le jeu à Noël, je m’y étais engagé presque aveuglement. Je voulais donc garder l’effet de surprise à travers l’aventure. Je refusais même de savoir les cinq premières minutes du jeu, alors que ça ne servait à rien! Drake se réveille dans un wagon suspendu dans les airs! Si vous avez vu la bande-annonce des VGA 2008, vous savez comment on commence. Cependant, c’est tout ce que je vais vous dévoiler. Vous devez vraiment vivre cette expérience par vous-même.

J’ai tout de même certaines complaintes. Premièrement, je trouve dommage que la partie sur Marco Polo est très petite. Si on compare à Uncharted: Drake’s Fortune, l’explorateur Sir Francis Drake est un élément important dans l’histoire; après tout, il est un des ancêtres de Nathan Drake et on va même jusqu’à voir son cadavre dans les ruines de l’île où se passe l’action. Sauf que très tôt dans le deuxième volet, Marco Polo se fait complètement tasser en faveur de la pierre de Cintamani. J’aurais voulu que les excursions de cet explorateur occupent tout de même une partie importante de l’histoire.

Un des thèmes qu’on entretien dans le jeu – et de le titre aussi – est l’honneur à travers les voleurs dans cet univers. Et si on parlait de cela de façon ambigüe dans ce qu’on voyait avant, c’est qu’il y a une bonne raison: il n’y a pas d’honneur dans le métier! La majorité des nouveaux personnages majeurs jouent dans votre dos, sont égoïstes, font les mêmes trucs pour vous coincer et sont des vrais chiens sales. Sur les cinq nouveaux, seulement deux et demi sont de votre côté et deux de ceux-ci meurent! Jeff se fait tirer et l’autre aussi. On devient d’ailleurs écœuré des antagonistes tellement ils sont cheaps dans leurs méthodes.

Je voudrais aussi parler des trésors qu’on peut trouver dans les coins cachés, car je veux vous prévenir à l’avance. Les trésors sont très bien cachés. Ça ne fait plus de juste sortir du chemin un peu; une très grande partie se trouve au bout de plateformes qui s’éloignent vraiment du but. Une autre partie se trouve au-dessus de vos têtes, et vous devez tirer sur ces trésors pour qu’ils tombent. Pour faire la comparaison, j’ai joué à Uncharted: Drake’s Fortune du début à la fin lundi, un jour avant le jour-j. J’ai réussi à en trouver 45 sur 60. En ce moment, j’ai commencé une deuxième partie d’Uncharted 2: Among Thieves et j’en ai maintenant 46 sur 100. C’est vrai qu’à un certain point dans l’histoire, j’ai décidé de négliger la recherche pour avancer un peu plus vite, mais maintenant que je me reprends, je ne peux que vous avertir à la tâche. Ça ne change tout de même rien au fait que vous devez expérimenter ce jeu.

Vous savez, plusieurs personnes estiment la PlayStation et la PlayStation 2 comme étant deux des meilleures consoles de tout les temps. La PSone a prouvé à Nintendo qu’on peut faire une console qui s’adresse surtout à un public plus mature, avec Final Fantasy VII et Metal Gear Solid. La PS2 a prouvé qu’on peut faire une console qui satisfait absolument tout le monde avec des jeux de qualités dans chaque domaine. La PS3 – et un peu de la Xbox 360 pour ne pas déclarer une guerre de fanboys dans les commentaires – a prouvé que les jeux vidéo sont un vrai médium. On a réussi à rendre des jeux en expériences cinématiques de qualité: BioShock, inFamous, MGS4, Uncharted et prochainement, Heavy Rain. Hollywood est un train de faire une adaptation au cinéma, mais pour être honnête, je me demande si c’est nécessaire. C’est déjà très cinématique, déjà avec des acteurs, et déjà avec un excellent scénario. Et n’oublions pas qu’est-ce qui s’est passé avec Wing Commander

J’ai encore mal à tête.

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La tête

15 octobre, 2009

C’était à 12h30, c’était la photo des finissants. Vous savez, celle qui prend toujours 10 minutes de trop que d’habitude. Bien sûr je devais être dans le plan, et je devais être impliqué dans un accident pour une raison pour une autre. Finalement, ce fut pour la stupidité humaine.Profile Visitor Map - Click to view visits

Il y avait ce groupe de 10 jeunes qui avait décidé qu’à chaque cinq minute, ils devaient commencer une bousculade au centre de l’attraction. Je ne veux pas avoir recours aux stéréotypes, mais c’est très embarrassant quand on vous prouve vos craintes en personne. La deuxième fois qu’ils ont fait cette «blague» – qui franchement a tombé à plat – c’était vers mon côté. Je vivais déjà où j’ai eu pire que ce que je m’attendais, et croyez-moi je ne m’attendais pas à grand-chose. J’ai décidé d’en attaquer un.

C’était une décision stupide. On pourrait dire que la différence de taille en a pour quelque chose, je le blâmerais plutôt sur le manque de préparation; à chaque vision où je frappe ou tue quelque, c’est à l’aide d’un ordinateur ou d’une brocheuse. Ça fait plus mal et ça a une plus longue portée. Mais non, je l’ai fait avec mes poings suspendus par mes bras minces. Mon adversaire les a attrapés, et il m’a demandé si je voulais me battre, et j’ai répondu indirectement par un coup de pied, qu’il a aussi attrapé. Et j’ai volé. J’ai perd l’orientation un instant et pour être honnête je m’en fous, mais selon certaines sources j’aurai fait un tour complet, avec d’atterrir sur le dos. On s’est formé à l’entour de moi…

…et je riais. C’était pathétique, ça devenait drôle.

Je sens que quand je vais revenir lundi, on va me désigner par le type qui a fait un back flip après la photo. De mon côté, je sais qu’à la fin, on va se souvenir de moi comme étant celui qui a détruit tout le plaisir de la jeunesse innocente. Parce que si je gardais le combat en moi tout ce temps, la bataille a officiellement commencé aujourd’hui.

P.-S.: si vous cherchez celui qui arraché l’affiche avec Rej près des toilettes, c’est moi. Arrêtez de chercher.

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Les possibilités

11 octobre, 2009

Je n’aurais jamais pu prévoir mon exécrable journée de mercredi. En fait, même si je le pouvais, je n’aurais jamais voulu prévoir cela. Parce que cette journée aurait dû bien commencer; je serais allé chez le psychologue l’avant-midi et ensuite, j’aurais fait mon après-midi à l’école, dans mes cours. C’était aussi simple que ça. Et pourtant, on m’a remis les pieds sur terre jusqu’à m’enterrer.Profile Visitor Map - Click to view visits

Je devrais sûrement tout vous expliquer. Ce qui s’est passé, en ce matin pluvieux, c’est que j’avais un rendez-vous avec mon psychologue à analyser ce que j’ai écrit, comme toujours. Sauf que bon, ce qu’on avait comme matériel n’était pas très joyeux. En fait, vous savez déjà ce que j’ai écrit depuis quelques temps – puisque je n’ai pas autant écrit depuis le retour. L’élément de base, c’est que je suis dans un trou noir, et que pour sortir de là, il faut que je fasse quelque chose de pas tellement correct par rapport aux standards de l’école – et les leurs seulement – ou que je chamboule l’ordre établi jusqu’à laisser une certaine marque permanente. Et c’est sur ce bout que pendant une heure de mon, je me suis fait imposé un point de vue. Je n’avais pas le sentiment que j’avais une conversation avec ma mère et un psy, mais bien avec la direction de l’école. Ça m’a pas mal rappelé pourquoi mon secondaire 4 a été si éprouvante et pourquoi je détestais tellement les médias sensationnalistes – c’est à toi que je te parle, Québecor.

On m’a parlé de me retenir dans mes pensées, mais si je me souviens bien c’est comme ça que j’ai fait mon année 2008-2009… et ça n’a pas vraiment marché. Du tout.

Mais je vais me rendre à l’évidence; au bout du compte, j’ai inquiété plusieurs personnes dans mon entourage. Un midi où je me suis rendu compte que j’avais du temps à perdre, j’ai décidé d’aller voir mon professeur de français de 3e secondaire, Martin. Et dès qu’il m’a vu, il s’est tout de suite amené pour me parler de ce qui m’arrivait dernièrement. Ce qui n’est pas grand-chose sauf mes semaines pourries. Seulement il avait peur qu’un jour je fasse une connerie. À l’instant où il m’a dit ça, j’étais extrêmement déçu parce que je ne pensais pas qu’un jour, on allait m’associer ou m’imaginer en ces cas majeurs et gaffeurs. Surtout que le concept de «connerie» diffère à chaque personne. Pour lui, une connerie signifiait un acte de grave violence, alors que pour moi, c’était de faire une affaire de pas tellement correct. D’ailleurs, si vous vous questionner sur «la marque permanente», c’est que j’ai le souhait dans ma tête que cette année, on dise qu’un jour, c’est moi qui est arrivé et qui a prouvé à tout le monde comment ils étaient dans le champ. Tout est dans le message.

Le problème c’est que quand j’ai quitté le bureau du psychologue – le mercredi matin, vous vous souvenez? – j’étais dans une furie totale. J’étais furieux contre ma mère pour m’avoir fait endurer un tel supplice. On a tout de suite abandonné l’idée de m’envoyer à l’école parce que ma colère était devenue très sensible. En fait, si quelqu’un faisait une blague pas drôle et extrêmement plate, je l’aurais approché avec un regard et je lui aurais donné un très gros coup de poing. S’il la possibilité de faire un acte perturbateur était mince auparavant, elle ne l’est plus; j’y pensais bien. Les probabilités pour que je critique, insulte ou frappe de plein fouet ce qui est établi sont encore là. Parce que la guerre froide moderne fait encore rage ici, avec ou sans comédien.