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Les possibilités

11 octobre, 2009

Je n’aurais jamais pu prévoir mon exécrable journée de mercredi. En fait, même si je le pouvais, je n’aurais jamais voulu prévoir cela. Parce que cette journée aurait dû bien commencer; je serais allé chez le psychologue l’avant-midi et ensuite, j’aurais fait mon après-midi à l’école, dans mes cours. C’était aussi simple que ça. Et pourtant, on m’a remis les pieds sur terre jusqu’à m’enterrer.Profile Visitor Map - Click to view visits

Je devrais sûrement tout vous expliquer. Ce qui s’est passé, en ce matin pluvieux, c’est que j’avais un rendez-vous avec mon psychologue à analyser ce que j’ai écrit, comme toujours. Sauf que bon, ce qu’on avait comme matériel n’était pas très joyeux. En fait, vous savez déjà ce que j’ai écrit depuis quelques temps – puisque je n’ai pas autant écrit depuis le retour. L’élément de base, c’est que je suis dans un trou noir, et que pour sortir de là, il faut que je fasse quelque chose de pas tellement correct par rapport aux standards de l’école – et les leurs seulement – ou que je chamboule l’ordre établi jusqu’à laisser une certaine marque permanente. Et c’est sur ce bout que pendant une heure de mon, je me suis fait imposé un point de vue. Je n’avais pas le sentiment que j’avais une conversation avec ma mère et un psy, mais bien avec la direction de l’école. Ça m’a pas mal rappelé pourquoi mon secondaire 4 a été si éprouvante et pourquoi je détestais tellement les médias sensationnalistes – c’est à toi que je te parle, Québecor.

On m’a parlé de me retenir dans mes pensées, mais si je me souviens bien c’est comme ça que j’ai fait mon année 2008-2009… et ça n’a pas vraiment marché. Du tout.

Mais je vais me rendre à l’évidence; au bout du compte, j’ai inquiété plusieurs personnes dans mon entourage. Un midi où je me suis rendu compte que j’avais du temps à perdre, j’ai décidé d’aller voir mon professeur de français de 3e secondaire, Martin. Et dès qu’il m’a vu, il s’est tout de suite amené pour me parler de ce qui m’arrivait dernièrement. Ce qui n’est pas grand-chose sauf mes semaines pourries. Seulement il avait peur qu’un jour je fasse une connerie. À l’instant où il m’a dit ça, j’étais extrêmement déçu parce que je ne pensais pas qu’un jour, on allait m’associer ou m’imaginer en ces cas majeurs et gaffeurs. Surtout que le concept de «connerie» diffère à chaque personne. Pour lui, une connerie signifiait un acte de grave violence, alors que pour moi, c’était de faire une affaire de pas tellement correct. D’ailleurs, si vous vous questionner sur «la marque permanente», c’est que j’ai le souhait dans ma tête que cette année, on dise qu’un jour, c’est moi qui est arrivé et qui a prouvé à tout le monde comment ils étaient dans le champ. Tout est dans le message.

Le problème c’est que quand j’ai quitté le bureau du psychologue – le mercredi matin, vous vous souvenez? – j’étais dans une furie totale. J’étais furieux contre ma mère pour m’avoir fait endurer un tel supplice. On a tout de suite abandonné l’idée de m’envoyer à l’école parce que ma colère était devenue très sensible. En fait, si quelqu’un faisait une blague pas drôle et extrêmement plate, je l’aurais approché avec un regard et je lui aurais donné un très gros coup de poing. S’il la possibilité de faire un acte perturbateur était mince auparavant, elle ne l’est plus; j’y pensais bien. Les probabilités pour que je critique, insulte ou frappe de plein fouet ce qui est établi sont encore là. Parce que la guerre froide moderne fait encore rage ici, avec ou sans comédien.

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