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L’efface

19 novembre, 2009

Vous avez sûrement remarqué que je n’ai rien écris depuis un petit bout de temps, depuis samedi pour être précis. Vous pardonnez un écart qui n’a jamais existé serait irritant, je l’assume. Disons que perdu dans mon quotidien et mon imaginaire… j’ai décidé de me taire. Je ne me reconnais plus dans mes jours de semaine. On dirait une semi-médiocrité; une réalité où l’on pense que ça va bien, mais on a l’impression d’avoir omis quelque chose de trop important. Une personne normale négligerait une telle chose.Profile Visitor Map - Click to view visits

J’aimerais vous parler d’une petite tranche de vie qui m’est arrivé à la fin des classes, dans l’autobus. Je m’étais assis dans la première rangée pour éviter les conversations emmerdeuses, j’ai mis mes écouteurs. J’étais déjà très fatigué par la nuit la veille, la journée fut merdique. Puis les larmes m’ont coulé. Mais seulement de mon œil droit étrangement, et j’ai décidé de ne pas m’essuyer le visage pourtant. J’ai laissé les larmes couler jusqu’à ce qu’elles disparaissent complètement, laissant une marqué sur mon visage. C’est à ce moment que j’ai perdu l’émotivité.

C’est assez bizarre de dire cela lorsqu’on est âgé de 16 ans, mais étant un gars très sensible au jeune âge, j’ai peur de l’idée d’avoir perdu toute tristesse en faveur d’une mélancolie. Surtout que je dois maintenant me forcer, je dois empiler les échecs pour que l’eau jaillisse enfin. J’ai perdu mon identité dans tout ça. J’ai aussi oublié des amis, des convictions, des projets, des chantiers de démolition.

Ce matin serait un bon exemple d’ailleurs. C’était la production écrite de la nouvelle littéraire. Quatre choix de personnages, sept choix de lieux, et seulement 500 mots. Pour vous donner une idée, une histoire d’à peine 500 mots – comprenant des descriptions de personnages et de lieux ainsi qu’une évolution psychologique –  se limite à très peu de personnages et aucun vrai changement d’environnement. Nous avions trois heures pour faire le brouillon et le propre. Maintenant, imaginez moi en train de m’autocritiquer et de me ramener à mes sens et remarquant des trous dans le script, des anomalies, et des intros qui mènent à rien. C’était un véritable enfer pendant deux heures et demie de mon temps, comme geste de résignation, devinez qu’est-ce que j’ai fait. Je vous garantis que vous n’avez absolument aucune idée de ce que j’ai: j’ai écrit les paroles de la chanson « PDA » d’Interpol et je n’ai rien écrit sur ma copie finale! Dès que la surveillante nous a annoncé qu’on pouvait quitter la classe, j’ai pris mes affaires et je suis tout de suite sorti, laissant les paroles sur le tout dans la panique. Un vrai suicide professionnel. Je vais devoir le reprendre un beau jour, mais j’avais déjà gâché mon humeur. Et maintenant je n’ai plus aucune séquelle…

J’attends les larmes qui oseront se pointer.

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One comment

  1. […] This post was mentioned on Twitter by La capitale, Michel Monette. Michel Monette said: http://bit.ly/3tq185 http://bit.ly/1ExcMc 16 ans ce blogueur de Québec; il a du talent! […]



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