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Le coup d’état

24 novembre, 2009

Je me sentais un peu déprimé ce midi; j’avais réussi à évacuer tout intérêt dans la matière la période précédente, aucun ami ne pouvait me remonter le moral. Je ne trouvais aucune raison pour rester pour un visionnement bancal. Alors le spectre de mai est revenu, parce qu’encore une fois, j’ai quitté l’école en direction de Saint-Augustin, j’ai quasiment pas mangé pour l’occasion, et dès que j’ai franchi la frontière j’ai décidé d’appeler pour qu’on vienne me chercher dans l’endroit le plus moche, désagréable de toute la ville. Je pense… vous savez, ça ne mène plus à rien tout ça, faudrait que je vous le dise. Il y a une raison pourquoi je me renferme un peu ces temps-ci. Enfin, une des raisons. La vérité c’est que depuis quelques semaines, je ressens l’envie de causer du grabuge dans mon environnement.Profile Visitor Map - Click to view visits

Cet environnement est tellement passif, sans intérêt pour quiconque, étouffant que j’essaye de le perturber de façon destructive et, après mure réflexion, un peu dénonciatrice. Pourtant tous les plans, toutes les idées que j’avais eues ce sont effondrées en moins de 24 heures, soit par manque de préparation, de temps, ou même de sentiments. J’ai traîné un marteau dans mon sac pendant une semaine, clavasse! Rien n’est arrivé pourtant! À chaque fois qu’une idée se traçait dans la tête récemment, deux éléments revenaient toujours: premièrement, la vitrine des «jeunes compagnons» m’énerve tellement, il faut que je donne ne serait-ce qu’un coup dessus pour satisfaire le manque d’intérêt flagrant. Deuxièmement, les mots. Les citations, les paroles, écrites sur le mur. Je veux dire, si on compare une telle chose à du simple grabuge, on donne au moins un bon indice de la merde qui se passe ici.

Sachez que je n’ai pas inventé le problème dans tout ça. Ça fait depuis le début de l’année scolaire que j’erre dans les couloirs comme un con à attendre… quelque chose! N’importe quoi! Un moment intéressant dans tout ça! On pourrait dire que tout ce que j’ai fait et que je ferais dans un futur ont été faites dans le but de provoquer une idée dans cette école. La radio, la guerre froide moderne, tout sous le but de faire naître de quoi. J’ai attendu le coup d’état et il n’est jamais venu. J’ai donc dû le créer d’une façon ou d’une autre. Il n’est pas encore là à ce que je vois, mais ne prenez pas cet article comme un signe de défaite. Prenez ceci comme une revendication qui explique, en quelque sorte, les ennuis, les revers, les back-flips, les mécontents, les projets.

Mon visage désolé sur l’oreiller par exemple, ça mérite une réflexion à elle seule.

***

« Yellow round faces walking black streets

There in the middle of a system with no heartbeats »

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