Archive for janvier 2010

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Track 13

30 janvier, 2010

All these things into position, all these things will one day swallow whole” –Street Spirit (Fade Out)

Vous savez, ceci sera le dernier épisode de Track# pour un bon bout de temps. Ce n’est pas mes ambitions qui manque mais bien de moyens. Car aujourd’hui, dans ces jours de météo merdique et de quotidien sans vrai avenir, il ne me reste que ma bibliothèque pour m’accompagner dans ma vie. Et à travers tous les projets que j’ai engrangé, celui-ci est sûrement celui qui a survécu le plus longtemps, sûrement parce qu’il m’apportait plus de bien que je ne l’aurais pensé.

Mais maintenant que nous sommes au treizième épisode de la série, il serait peut-être temps de se demander la question que n’importe quel amateur de musique devrait se poser un jour. Qu’est-ce qu’un classique? Pour moi, celui-ci doit avoir une introduction et une conclusion à son univers, avec une progression de ses idées de bout à bout – en fait, n’importe quel bon album devrait fonctionner ainsi. Il faut que toutes ses chansons, si jugées sur leurs mérites, puisse devenir des succès radiophoniques – vous savez, dans des radios qui ne sont pas aussi médiocres que celles d’aujourd’hui! Avouez-le putain de merde! Il faut que sa musique et ses paroles soient bien pensées dans les deux cas. Il faut aussi que ses idéaux puissent survivre à travers les années, tout comme sa musique. Et c’est pour ça que The Bends est sûrement un album de ce genre.

D’accord, on est allé un peu trop vite pour crier au miracle, mais The Bends est encore une fois un album difficile à critiquer, mais pour des raisons différentes; on parle ici d’un album sorti il y a 15 ans, dont tout le monde a mis ses deux cents dessus, et contrairement à Daft Punk qui est un groupe qui m’a suivi à travers toutes ces années, mon expérience avec Radiohead est bien moins détaillée. En gros, je dois me rendre à l’évidence que je suis 15 ans en retard. Je dois aussi dire que contrairement à presque tous les autres albums dont j’ai parlé, il est déconseillé d’écouter celui-ci et d’écrire un article en même temps. The Bends, en fait, mérite absolument toute l’attention que vous avez entre vos mains pour l’apprécier à sa juste valeur. Ce qui fait en sorte que je l’écouter, essayer de me souvenir de toutes les choses que j’ai remarquées et espérer toujours les avoir en tête quelques jours plus tard, malgré moi.

En fait, pour parler de cet album à sa juste valeur, il faudrait analyser et parler de ses pièces une par une, et c’est quelque chose dont je n’a pas la patience pour. Gardez donc en tête que malgré tout ce que je dis, je ne fais pas véritable justice à l’album. Disons que The Bends fut le vrai début de l’aventure du groupe, en tassant du même coup Pablo Honey qui, avouons-le, est le faible de leur collection. Ceci est l’introduction au monde qu’ils ont construit sur OK Computer, une transition entre les deux genres comme on pourrait dire. Une progression. Même aujourd’hui on peut trouver des éléments importants qui sont arrivés au premier plan par la suite, comme par exemple certaines sonorités électroniques (Planet Telex), le rejet complet de l’industrie musicale américanisée (My Iron Lung) et la force du chant de Thom Yorke qui donne froid dans le dos (Street Spirit). Et comme j’ai dit, si l’on juge bel et bien chaque chanson sur ses propres valeurs, toutes les pièces auraient pu bénéficier d’une forte écoute radiophonique. Je dis bien «auraient pu» parce que sérieusement s’il y a quelque chose qui m’enrage dans l’industrie aujourd’hui, c’est toute la merde qu’on doit endurer. Plus, Radiohead est un groupe sous-estimé chez les adolescents et sérieusement, si vous êtes capable de trouver un groupe considérable de jeunes qui écoute régulièrement Radiohead, je vous donne un médaille calvasse.

Mais est-ce que The Bends a ses défauts? …oh oui! Bien sûr! Le premier étant que celui-ci montre bien son âge, vu plusieurs arrangements qu’on y trouve. On doit aussi dire que celui-ci commence à pâlir en comparaison à la progression que le groupe a vécue, avec OK Computer et Kid A. Des défauts que nous pouvons tous pardonner en regardant le parcours que Radiohead a pris par la suite.

  1. “Planet Telex” – 04:19
  2. “The Bends” – 04:06
  3. “High and Dry” – 04:18
  4. “Fake Plastic Trees” – 04:51
  5. “Bones” – 03:09
  6. “(Nice Dream)” – 03:53
  7. “Just” – 03:54
  8. “My Iron Lung” – 04:36
  9. “Bulletproof… I Wish I Was” – 03:29
  10. “Black Star” – 04:07
  11. “Sulk” – 03:43
  12. “Street Spirit (Fade Out)” – 04:12

Normalement je devrais finir cet épisode tout de suite, mais avant cela j’aimerais vous parler personnellement. Pour le peu d’épisode que j’ai réussi à publier, j’ai tout de même senti une grande évolution dans mes goûts musicaux, dans mes ambitions, dans ma vie. Plusieurs groupes et albums que j’aimais beaucoup auparavant ont dû céder leur place – Salut Coldplay. Vous aurez toujours une place dans mon jeu de SingStar je vous promets – et j’ai réussit à finaliser mon identité musicale. Je suis capable d’apprécier la musique pour les arrangements, les paroles, les instruments qu’on entend dans le background. On m’a déjà avoué que j’écoutais de la musique que personne écoutais dans mon environnent et qui pouvait crisser déranger le monde quand je tombais sur la radio étudiante, mais j’en suis quant même fier. En fait, c’est triste que la raison principale pour cette série était de m’insérer un peu plus dans la musique pour ma job à la radio de l’école, alors que ça fait maintenant plus d’un mois que je n’y suis pas allé. Bien sûr vous pourriez dire que mes mixes se sont amélioré au passage, mais ça veut aussi dire qu’il y en a une couple qui sont à veille d’être passé date pour l’occasion.

Mais vraiment, nous sommes ici pour parler d’un album, un album qui passera dans l’histoire comme étant celui du commencement du long périple du groupe le plus important des années post-Nirvana. Vous pouvez bien me lancer tout plein de disques en pleine face, The Bends reste un album riche, intelligent, écrit comme étant une transition pour le mieux. Jusqu’à ce qu’OK Computer arrive. Et ça pourrait arriver plus vite que vous ne le pensez… enfin, je pense… j’espère.

Track# sera en pause pour un certain temps. Nous aimerions remerciez ceux qui ont été de la croisade. Ce n’est qu’un au revoir, qui deviendra un retour un de ces jours.

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Track 12

25 janvier, 2010

Here comes the feeling of youth forgotten, chairs to sit and sidewalks to walk on” –Horchata

Avant de pouvoir commencer cet épisode, j’aimerais tout d’abord souligner comment je suis pourri. Laissez-moi vous expliquez: dans l’épisode précédent, sur l’album Sound of Silver, j’ai pas mal mis trop de mots dans ma bouche en étirant et essayant d’expliquer comment cet album était excellent. En fait, si je dois me reprendre, cette critique peut se résumer à un petit paragraphe: Achetez-le! C’est un des albums les plus solides de la décennie! Je m’en fous si vous avez déjà “Get Innocuous!” à cause de GTA IV, ou bien “Us V Them” à cause de Burnout Paradise – quoique la bande sonore était assez moche – vous devez l’écouter! Faites-le merde! Et honnêtement, si j’ai dit que c’était meilleur que la somme de ses parts, c’est une autre façon de dire que c’est juste trop bon. Veuillez excuser mon manque de professionnalisme dans le domaine. I SUCK! Et tant qu’on y est, voici une liste de tous les épisodes sur lesquels je souhaiterais bien travailler dessus un peu plus… en fait, tous les épisodes devraient être corrigés d’une façon ou d’une autre, allant d’oubli à d’opinions de merde.

Mais d’une autre part, le dernier épisode et, du même coup, l’erreur qui l’accompagne est une excellente pièce comparative pour le sujet d’aujourd’hui, Contra de Vampire Weekend. La première grande sortie de 2010… j’avoue que ce n’est pas encore la grande croisade de recherche que j’avais promis la veille, mais qu’est-ce que vous voulez. Surtout qu’en échange, Contra est peut-être la critique la plus difficile que j’ai eu à faire.

Sachez tout d’abord que non, je n’ai pas leur premier album, quoique j’ai plus fois écouté certaines de ses pièces et je peux comprendre pourquoi celui-ci à eu autant de succès. Et c’est même assez pour comprendre le grand pas pris par le groupe, qui a adopté une approche musicale beaucoup plus variée et éclatée, qui donne d’ailleurs des échantillons très intéressants sur plusieurs chansons. Le chateur du groupe, Ezra Koenig, fait même appel à l’auto-tune sur “California English”; et ça marche. Ça va très bien avec le style et le pacing de la pièce, et réussit à lui donner encore plus d’énergie. Vous savez, contrairement aux douzaines d’autres chansons avec auto-tune, qui finit par vous donner envie de frapper quelqu’un après écoute répétée et envahissante. Sans oublier que l’album est juste plaisant à écouter du début à la fin, respectant le concept d’un album avec intro et conclu – à expliquer plus tard.

Donc avec tant d’arrangements et une telle constance à travers l’album, on peut dire que cet album est une bonne réussite. Sauf que si vous avez aimé le premier Vampire Weekend, jusqu’à vous faire une image du groupe très fixe, Contra est assez difficile à approcher d’un point de vue casuel. À chaque fois que j’ai essayé d’écouter une de ses chansons sans avoir été préparé à l’introduction, ou même après avoir fait une pause de plusieurs heures, je devenais de plus en plus confus à propos de mon opinion sur ce disque. Sur toutes les chansons de l’album, je ne peux que donner “Cousins” comme chansons facile à écouter, et c’est parce qu’elle se rapproche plus des succès du premier. Encore aujourd’hui, je de la difficulté à vous dire qu’est-ce que j’en pense vraiment sans devoir écouter le résultat final pour en être certains. On dit que plus on écoute une pièce, plus son point de vue sur celui-ci se clarifie; moi ça été le contraire pendant deux semaines.

  1. “Horchata” – 03:26
  2. “White Sky” – 02:58
  3. “Holiday” – 02:18
  4. “California English” – 02:30
  5. “Taxi Cab” – 03:55
  6. “Run” – 03:52
  7. “Cousins” – 02:25
  8. “Giving Up the Gun” – 04:46
  9. “Diplomat’s Son” – 06:01
  10. “I Think Ur a Contra” – 04:29

Ça m’a pris 7 écoutes avant de pouvoir me décider à écrire cette critique et à donner une côte… ah ouais, c’est vrai. On a des côtes maintenant. Un peu inutile considérant ce qui se passe mais bon. Je n’ai jamais autant dû prêter l’oreille à une album pour écrire un articles, alors que j’aurais bien pu écouter d’autres, meilleurs albums comme ceux d’Animal Collective, de LCD Soundsystem, ou bien de Daft Punk – que je n’ai pas écouté tant que ça étrangement. Mais bon, ça viens avec le métier. Car d’un côté, Contra est un excellent album d’indie pop, il fait ce qu’il faut pour se démarquer et cela donne une écoute de 36 minutes étalée sur des arrangements intéressants et au final, j’ai eu beaucoup de plaisir à aller à travers l’aventure. C’est juste un peu bizarre de critiquer un album pour trop bien faire son boulot, pour définir son image plus clairement dérangeant un peu la majorité au passage… Au final, si vous le regardez en tout, Contra est juste bon.

Mais petit conseil; lorsque vous devez faire une critique sur un album en particulier, ne mettez pas un album de Radiohead juste à côté. Just sayin’…

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La recherche

24 janvier, 2010

Je pense bien que vous méritez une explication à mon absence, pas vrai. Et non, je ne parle pas de «pourquoi je n’ai pas écrit dernièrement» parce que ça me rends toujours coupable pour un crime stupide ces affaires-là. Ça fait plus d’un mois que vous ne m’avez pas vu en personne, et pour être honnête, j’ignore où je suis moi-même.

Je vais passer vite sur les évènements, car j’ai réussi à perdre ma façon d’écrire cette semaine, mais ce qui s’est passé, c’est qu’on s’attendait à ce que j’aille à un hôpital de jour pendant minimum trois semaine à la deuxième semaine du mois, juste pour nous dire que j’étais encore sixième sur la liste… et si vous voulez savoir, ils acceptent cinq personnes à la fois. Alors l’école a décidé d’envoyer une suppléante m’aider à me rattraper pendant une heure seulement, jusqu’à ce que j’aille ma place ou sinon pendant quatre semaines. Donc si vous faites le calcul, les chances sont que je ne serais pas de votre quotidien pendant encore un mois et demi…

…un mois et demi…

Je sais qu’une explication aussi maigre est assez décevante, mais si vous pensiez que vos cours d’école étaient l’affaire la plus emmerdante au monde, croyez-moi, c’est de passer ses jours de semaine dans une salle pas de fenêtre à travailler l’avant-midi et ne rien espérer par la suite, pas une réussite ni un chèque de paye.

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L’idée de base

17 janvier, 2010

Avez-vous déjà questionné un projet sur lequel vous travaillez? Non je ne parle pas de travaux scolaires que vous devez remettre à la date indiquée; je parle d’un projet que vous avez vous-même mis sur pied, sur lequel vous mettez toutes vos forces, jusqu’à ce qu’un jour vous vous rendez compte que vous avez perdu l’idée de base et donc la raison d’un tel travail quelque part. Je parle d’un projet qui semblait tenir la route au début, qui fait encore et toujours partie de votre quotidien, mais que vous vous demandez si cela a encore sa raison de vivre. Ce n’est pas de la paresse, c’est de l’incertitude.

Oui je te regarde Track#, et je me demande pourquoi je t’entretiens autant à l’heure qui l’est. Je pense avoir perdu le focus avec toi pour faire une œuvre vraiment sans avenir. Il faut que je le dise moi-même: je suis mauvais là-dedans. Vraiment mauvais. J’ai un vocabulaire limité, je sonne tout le temps trop positif. Je n’ai pas de budget. C’est sûr que je suis plus à l’aise avec la critique cinématographique; j’ai eu beaucoup d’influences et d’exemples qui m’ont inspirés dans mon apprentissage. J’ai eu Mr Black, Karl Filion (cinoche.com), Roger Ebert, Spill.com, Noah Antwiller (The Spoony Experiment), un peu de Doug Walker (ThatGuywiththeGlasses) et peut-être Lewis Lovhaug (Atop The Fourth Wall), même s’il fait plutôt de la critique de bandes dessinées. Qu’est-ce que j’ai de ce côté? J’ai un site internet de référence de musique indépendante, et c’est tout. Bien, il y aurait peut-être cette émission sur Musique Plus, mais ces enfoirés l’ont enlevé de la programmation avant que je puisse faire quoi que ce soit. Encore là, il faudrait questionner la pertinence de mon opinion sur ce que je voulais.

Retournons à pourquoi est-ce que j’ai commencé une telle série; la raison était que non seulement je commençais à avoir un intérêt plus prononcé dans la musique, mais surtout, j’étais arrivé à la radio étudiante. En travaillant sur tous les mixes, je m’étais rendu compte que ma bibliothèque était, malgré elle, bien trop petite pour mes ambitions. Parce que vous voyez, si certaines personnes considèrent la musique comme un simple divertissement, je crois que la musique peut aussi communiquer des émotions dans la vie de tous les jours. Une sorte de bande-sonore qui s’applique non pas à ce que vous aimez, mais à ce que vous vivez. Encore là, il y en a qui croient que la musique commerciale est en parfaite santé. Alors je me forçais à faire des playlists qui reflétaient des aspects de ma propre vie. Vous pourriez argumentez que la bande-sonore de MotorStorm: Pacific Rift est un peu inutile dans ce sens, mais pour moi il s’agit du grand déchaînement, du refus des conventions habituelles dans un fracas. C’est donc pour ça que ce mix me tiens temps à cœur, mais ce qui est né dans les premiers mois d’école était bien plus profond: l’industrialisation, les nuits d’hiver sur l’autoroute, mes différents avec l’adolescence, l’amour, dans ses deux formes. Et tous doivent durer entre 40 et 60 minutes. Enfin, il y en a deux que je dois mettre en tant que EPs, mais pour le reste ça tiens la route.

Et maintenant? Plus d’école, plus de radio, plus de vie sociale. Je fais des mixes pour moi-même, dans l’espoir qu’un jour on les écoutes, dans l’espoir qu’un jour je sache où la nuit se passe. Parce que personne ne chante des chansons pour moi. Plus d’espace aussi; c’est vrai ça. À l’heure qui l’est, le disque dur est quasiment plein, et cette fois-ci il l’est pour de bon. Un jour je pourrais le remplacer par celui de ma PS3, un jour je pourrais remplacer celui de ma PS3… un jour j’aurais un boulot pour que les impôts le sachent.

Track 13 sera The Bends, par Radiohead. Après ça, on suspend dans les airs pour que les passants d’en bas regardent.

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« All My Friends »

14 janvier, 2010

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Le succès

14 janvier, 2010

Vous savez, peu importe comment je veux me dissocier de mes premiers efforts sur proticblog, ces débuts que certains appelleraient lumineux mais quant à moi merdique, je me sens obligé d’y retourner, non pas à cause de moi, mais surtout à cause des autres. Des autres élèves qui connaissent leurs 15 minutes de gloire éparpillés un peu partout dans leurs quotidiens, alors que les miennes sont déjà passées depuis très longtemps. En fait, laissez-moi vous dire quelque chose; quand dans un (mal)heureux hasard je tombe sur mon ancien blogue qui est toujours là, malgré moi, je me rend compte que j’étais devenu un pauvre innocent.

J’étais devenu complètement matérialiste, sans intérêt, voire un vendeur pour quelque chose dont vous vous foutez complètement. Je suis sûr que des personnes désespérées me rappelleront certains moment de lumière spontanée, mais au final, j’étais devenu merdique, pourri. Parce que peu importe comment vous vous considérez mature à la fin de la journée, sachez que si c’est votre jour de chance, le succès vous montera un jour à la tête, et le mieux que vous puisiez faire sera de finalement vous rendre compte que tout ce que vous aviez fait auparavant était futile le plus vite possible. Que ces mots, ces textes, ne veulent rien dire. Ils ne servent qu’à péter de la broue sur le dos des autres. C’est bien mieux de sauter par-dessus bord avant que les choses empirent, ou sinon, de ramasser les pièces laissées derrière.

Et le pire, si je me souviens bien, c’est que vers la fin de cette phase j’aurais écrit un stupide article sur «comment bloguer comme du monde», destiné surtout au élèves qui rentraient en secondaire 3 PROTIC, et je m’étais basé sur ma manière à la con, peinte par numéros, pour tous les conseils que j’ai donné. Même à cela, si le monde à vraiment besoin de lire une sorte «bloguer pour les nuls», on doit bien se poser d’autres questions. «Mais Vincent, dites-vous, tu es en train de détruire tous les blogues de PROTIC ayant commencé en 2008, comment peux-tu être une personne aussi désagréable?» Premièrement, Deuxièmement, qu’est-ce qui est venu de proticblog.net après cette année? Qu’est-ce qui s’est passé merde? Rien, absolument rien. Le voyage de proticblog n’a duré qu’un an, jour pour jour, avant de s’écraser dans un champ quelconque. Je n’ai rien entendu du secondaire 3, rien lu, alors que nous on devait publier des devoirs sur des pingouins en antarctique là-dessus.

Oui je suis rendu terre à terre comme ça n’a pas de sens. Maintenant, qui suis-je? Je pense bien avoir répondu à cela il n’y a pas longtemps: je suis un trou de cul qui écrit sur internet. Je suis le produit de l’écoute des nouvelles à un trop jeune âge et des jeux vidéo de 1986. Mes, Je prends une capsule de 40mg d’antidépresseur à chaque matin et une pilule pour m’endormir à chaque soir. Je suis bloqué à mon domicile parce que je n’ai rien d’autre à faire. Je suis un trou de cul qui écrit sur internet, et sérieusement, si vous ne voulez pas finir en montée de lait, c’est comme cela que vous devez vous considérer jusqu’à nouvel ordre. Jusqu’à ce que vous faites quelque chose d’important. Mais à la fin de celui-ci, quand la poussière sera retombée, il est temps de revenir au stage principal. Pour certaines personnes, cette poussière ne viendra jamais, et c’est là que l’on trouve un quelconque succès. Un quelconque succès, dans un sens.

C’est drôle, je me souviens avoir déjà dit que je voulais devenir écrivain plus tard, quand je suis entré dans le programme PROTIC. Maintenant que je me rends compte de cela, de cette coïncidence, je ne pense pas que dans ces premières espérances, je pensais écrire sur… bref, moi-même. Parce que laissez-moi vous dire, à toutes les personnes qui pensent que de parler de leur console à 300$ ou de leur artiste préférée parce qu’elle est tellement cooooool est une bonne idée: On. S’en. Câlice. On est sur internet, une banque de donnée sans limite, pour n’importe quel article que vous avez acheté un de ces jours, je peux aller sur un site spécialisé, bien plus connaisseur que vous, pour avoir la même information. Laissez-moi vous dire quelque chose qui est extrêmement important si vous voulez comprendre: la solitude est peut-être le meilleur endroit pour écrire, mais l’inspiration se cache dans le monde qui vous entoure; votre vie enfin.

J’avoue que beaucoup de personne ont eu peur lorsque j’ai rendu ce blogue bien plus personnel qu’avant, mais si j’ai plusieurs fois avoué mes fautes, mes dépendances, mes imperfections en plaidant coupable à chaque fois, ce n’a jamais été pour le plaisir. Ça n’a jamais été pour faire le dégelasse qui aiment voir le visage dégouté des gens. Vous savez pourquoi? Il y a un thème, une incertitude qui se reflète dans la majorité des tous les textes que j’écris maintenant. À propos de l’énorme écart entre moi et le reste de mes confrères. Ce détachement que j’ai envers la culture adolescente et son image qu’elle veut projeter, son mythe. C’est un thème récurent depuis que j’ai recommencé à écrire, sans que je m’en rende compte. C’est une image que je veux détruire, endommagé à cause de sa stupidité et sa laideur. On est allé de jeunes pognés par une omniprésence religieuse à une génération prise dans un moule de caricature.

Je suppose que vous savez maintenant qui je suis devenu au bout de la ligne.

Alors maintenant je vois de anciens collègues, toujours dans la course, vivre des choses qu’on dit «extraordinaire», et puis on oublie. Rapidement. Je n’aurais jamais voulu dire ça en pleine face, mais on m’a oublié assez vite au bout du compte, et ce qui est reste dans la tête des gens, c’est que j’avais écrit cent articles. De la pure merde. C’est pour cela que je déteste autant ce cadre des «petits compagnons», avec des jeunes qui auraient fait de grandes choses alors qu’ils n’ont même pas fini l’école encore. Après tout, ne sommes nous pas tous éphémère aujourd’hui. Avec nos idées et notre musique qui ne semble jamais durer longtemps. Des vrais plaisirs temporaires sans sucre ajouté. Je me fous du fait que vous avez gagné une compétition sportive, impressionné un comité, mis quelque chose en place. On s’en reparlera au bout de la ligne, dans deux ans.

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Track 11

11 janvier, 2010

The time has come, The time has come, The time has come today” –Us V Them

Il existe des situations qui, aussi banales et basiques qu’elles sont, deviennent des véritables obstacles. J’ai vécu une petite histoire avec l’achat de Sound of Silver, une histoire que j’aurai vachement pu faire sans. Ce qui s’est passé mardi, après de longues heures de report à cause d’un manque d’envie flagrant, c’est que j’ai téléchargé l’album en ligne. À un moment donné, on m’a fait signe en me disant qu’il manquait encore une fois de place sur mon disque dur. Un gros changement s’annonce mais avant cela, j’ai fait un tout petit ménage et puis j’ai repris les téléchargements. C’est là que j’ai vu, avec horreur, que les pièces 5 et 6 n’étaient nulle part. J’ai redémarré l’ordinateur pensant que ça serait assez, aussi naïf que j’étais cette nuit, et ça a confirmé la situation. Je pense bien avoir poussé un cri d’horreur à cet instant. J’ai dû envoyer deux lettres à Apple espérant qu’il me prendrait en considération, alors que moi, j’avais en tête l’idée de frapper Steve Jobs avec un marteau, de le frapper avec un ordi, ou bien de le frapper un peu plus. Finalement je les ai reçues deux jours plus tard, et tout ce que je peux faire serait de les remercier un moment.

Pour tout vous dire, les pièces manquantes étaient les «centerpieces» de Sound of Silver, un album qui ne peut pas vraiment être pris à chaque pièce à cause de son tout, mixé avec soin et surtout avec assurance. Peter Murphy, avant de former ce projet, était avant tout le un des co-fondateurs de DFA Records, et ça se voit dans la façon dont l’album est fait; il sait exactement ce qu’il fait et il fait tout cela pour nous donner un album qui est sans doute, meilleur que la somme de ses parts. Je suis sérieux. J’ai entendu à plusieurs reprises les pièces « Get Innocuous! », « Someone Great » et les deux autres que j’ai mentionné plus tôt, et pourtant, on dirait que le package complet, avec leurs versions longues, leur donne plus de profondeur, de raison. Si je devais cependant pointer le morceau faible, je pense bien le mettre sur la chanson titre, bizarrement, à cause de… je ne sais pas, l’intro est un peu difficile mais dès qu’on passe ce point le courant est toujours au rendez-vous, avant d’arriver à « New York, I Love You » qui procure une conclusion parfaite.

Mais maintenant je pense bien qu’il faudrait que je vous explique pourquoi je considère « All My Friends » et « Us V Them » comme les meilleures chansons de tout l’album. Eh bien je ne peux pas vraiment dire quoique ce soit pour la deuxième; c’est tout simplement une marche très assurée contre la prétention. Seulement, « All My Friends » est magnifique. La chanson parle des changements qu’une personne passe à travers lors de la célébrité, perdant ses amis au passage. Un véritable regard sincère sur la désolation du succès. La version Radio Edit ne lui fait même pas justice, croyez-le ou non! Ça mérite pleinement sa place dans le palmarès.

  1. “Get Innocuous!” – 07:12
  2. “Time to Get Away” – 04:12
  3. “North American Scum” – 05:26
  4. “Someone Great” – 06:26
  5. “All My Friends” – 07:37
  6. “Us V Them” – 08:30
  7. “Watch the Tapes” – 03:55
  8. “Sound of Silver” – 07:07
  9. “New York, I Love You But You’re Bringing Me Down” – 05:35

Sound of Silver est un excellent exemple de l’ensemble meilleur que la somme de ses parts, ou plutôt pourquoi on doit encore acheter des albums complets. C’est un superbe album de véritable dance-punk. Peu importe comment vous aimez les singles, ou même le cover de Franz Ferdinand dont je me fous pas mal, le package réussis à devenir un des meilleurs albums de la décennie 2000. J’avoue que ça a très bien l’air dit bêtement venant de moi, mais dès la semaine prochaine, les sorties disquaires de 2010 commencent pour de bon. Et c’est à ce moment que les explorateurs s’activent.

Que les insomniaques s’amusent.

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