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Track 13

30 janvier, 2010

All these things into position, all these things will one day swallow whole” –Street Spirit (Fade Out)

Vous savez, ceci sera le dernier épisode de Track# pour un bon bout de temps. Ce n’est pas mes ambitions qui manque mais bien de moyens. Car aujourd’hui, dans ces jours de météo merdique et de quotidien sans vrai avenir, il ne me reste que ma bibliothèque pour m’accompagner dans ma vie. Et à travers tous les projets que j’ai engrangé, celui-ci est sûrement celui qui a survécu le plus longtemps, sûrement parce qu’il m’apportait plus de bien que je ne l’aurais pensé.

Mais maintenant que nous sommes au treizième épisode de la série, il serait peut-être temps de se demander la question que n’importe quel amateur de musique devrait se poser un jour. Qu’est-ce qu’un classique? Pour moi, celui-ci doit avoir une introduction et une conclusion à son univers, avec une progression de ses idées de bout à bout – en fait, n’importe quel bon album devrait fonctionner ainsi. Il faut que toutes ses chansons, si jugées sur leurs mérites, puisse devenir des succès radiophoniques – vous savez, dans des radios qui ne sont pas aussi médiocres que celles d’aujourd’hui! Avouez-le putain de merde! Il faut que sa musique et ses paroles soient bien pensées dans les deux cas. Il faut aussi que ses idéaux puissent survivre à travers les années, tout comme sa musique. Et c’est pour ça que The Bends est sûrement un album de ce genre.

D’accord, on est allé un peu trop vite pour crier au miracle, mais The Bends est encore une fois un album difficile à critiquer, mais pour des raisons différentes; on parle ici d’un album sorti il y a 15 ans, dont tout le monde a mis ses deux cents dessus, et contrairement à Daft Punk qui est un groupe qui m’a suivi à travers toutes ces années, mon expérience avec Radiohead est bien moins détaillée. En gros, je dois me rendre à l’évidence que je suis 15 ans en retard. Je dois aussi dire que contrairement à presque tous les autres albums dont j’ai parlé, il est déconseillé d’écouter celui-ci et d’écrire un article en même temps. The Bends, en fait, mérite absolument toute l’attention que vous avez entre vos mains pour l’apprécier à sa juste valeur. Ce qui fait en sorte que je l’écouter, essayer de me souvenir de toutes les choses que j’ai remarquées et espérer toujours les avoir en tête quelques jours plus tard, malgré moi.

En fait, pour parler de cet album à sa juste valeur, il faudrait analyser et parler de ses pièces une par une, et c’est quelque chose dont je n’a pas la patience pour. Gardez donc en tête que malgré tout ce que je dis, je ne fais pas véritable justice à l’album. Disons que The Bends fut le vrai début de l’aventure du groupe, en tassant du même coup Pablo Honey qui, avouons-le, est le faible de leur collection. Ceci est l’introduction au monde qu’ils ont construit sur OK Computer, une transition entre les deux genres comme on pourrait dire. Une progression. Même aujourd’hui on peut trouver des éléments importants qui sont arrivés au premier plan par la suite, comme par exemple certaines sonorités électroniques (Planet Telex), le rejet complet de l’industrie musicale américanisée (My Iron Lung) et la force du chant de Thom Yorke qui donne froid dans le dos (Street Spirit). Et comme j’ai dit, si l’on juge bel et bien chaque chanson sur ses propres valeurs, toutes les pièces auraient pu bénéficier d’une forte écoute radiophonique. Je dis bien «auraient pu» parce que sérieusement s’il y a quelque chose qui m’enrage dans l’industrie aujourd’hui, c’est toute la merde qu’on doit endurer. Plus, Radiohead est un groupe sous-estimé chez les adolescents et sérieusement, si vous êtes capable de trouver un groupe considérable de jeunes qui écoute régulièrement Radiohead, je vous donne un médaille calvasse.

Mais est-ce que The Bends a ses défauts? …oh oui! Bien sûr! Le premier étant que celui-ci montre bien son âge, vu plusieurs arrangements qu’on y trouve. On doit aussi dire que celui-ci commence à pâlir en comparaison à la progression que le groupe a vécue, avec OK Computer et Kid A. Des défauts que nous pouvons tous pardonner en regardant le parcours que Radiohead a pris par la suite.

  1. “Planet Telex” – 04:19
  2. “The Bends” – 04:06
  3. “High and Dry” – 04:18
  4. “Fake Plastic Trees” – 04:51
  5. “Bones” – 03:09
  6. “(Nice Dream)” – 03:53
  7. “Just” – 03:54
  8. “My Iron Lung” – 04:36
  9. “Bulletproof… I Wish I Was” – 03:29
  10. “Black Star” – 04:07
  11. “Sulk” – 03:43
  12. “Street Spirit (Fade Out)” – 04:12

Normalement je devrais finir cet épisode tout de suite, mais avant cela j’aimerais vous parler personnellement. Pour le peu d’épisode que j’ai réussi à publier, j’ai tout de même senti une grande évolution dans mes goûts musicaux, dans mes ambitions, dans ma vie. Plusieurs groupes et albums que j’aimais beaucoup auparavant ont dû céder leur place – Salut Coldplay. Vous aurez toujours une place dans mon jeu de SingStar je vous promets – et j’ai réussit à finaliser mon identité musicale. Je suis capable d’apprécier la musique pour les arrangements, les paroles, les instruments qu’on entend dans le background. On m’a déjà avoué que j’écoutais de la musique que personne écoutais dans mon environnent et qui pouvait crisser déranger le monde quand je tombais sur la radio étudiante, mais j’en suis quant même fier. En fait, c’est triste que la raison principale pour cette série était de m’insérer un peu plus dans la musique pour ma job à la radio de l’école, alors que ça fait maintenant plus d’un mois que je n’y suis pas allé. Bien sûr vous pourriez dire que mes mixes se sont amélioré au passage, mais ça veut aussi dire qu’il y en a une couple qui sont à veille d’être passé date pour l’occasion.

Mais vraiment, nous sommes ici pour parler d’un album, un album qui passera dans l’histoire comme étant celui du commencement du long périple du groupe le plus important des années post-Nirvana. Vous pouvez bien me lancer tout plein de disques en pleine face, The Bends reste un album riche, intelligent, écrit comme étant une transition pour le mieux. Jusqu’à ce qu’OK Computer arrive. Et ça pourrait arriver plus vite que vous ne le pensez… enfin, je pense… j’espère.

Track# sera en pause pour un certain temps. Nous aimerions remerciez ceux qui ont été de la croisade. Ce n’est qu’un au revoir, qui deviendra un retour un de ces jours.

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