Archive for février 2010

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Trois semaines

25 février, 2010

Pourquoi j’étais arrivé là déjà?

Normalement ça aurais dû être une question facile à répondre pour une personne qui est arrivé dans cet endroit, dans un hôpital de jour à moitié. On n’oublie jamais les erreurs dramatiques qu’on fait un soir après tout. Et pourtant, un cartable à mon nom m’attendait sur la tablette, l’après-midi, et c’était la question du tout début; pourquoi j’étais arrivé là déjà?

Je vais être honnête avec vous; les maux et les quelques fautes dont j’étais coupable en décembre étaient partis depuis longtemps, et tout ce que je pensais depuis janvier, c’était de revenir. Il fallait que je revienne à l’école finalement. Les jours seul ont fini par m’abimer en seulement une semaine sans quoi que ce soit, bloqué dans mon sous-sol à complètement ignorer ce qui se passait du côté de mes amis, eux qui disparaissaient déjà dès le début de la fin de semaine. J’ai un diplôme à aller chercher merde! J’ai une culture maladroite à laisser derrière! Alors depuis la fin du congé des fêtes, je me suis mis en tête qu’il fallait faire tout ce que je pouvais pour revenir… et puis je suis arrivé ici.

Grand espace entre les évènements, j’avoue. J’ai eu la nouvelle la semaine dernière seulement en fait. Une sorte de réhabilitation pour l’école on peut dire. Mais à la base, je dois me souvenir pourquoi j’en suis arrivé là. C’était flou dans ma tête, je n’y avais pas pensé depuis deux mois… j’ai dû me relire. J’ai dû aller sur mon blogue, dans la section de décembre dernier. Il fallait que je me remémore… Je me souviens, il y a quelques semaines, alors que je voulais publier sur mon niveau dans un forum, j’ai dû aller relire mon scénario pour comprendre pourquoi cette émeute, ces manifestations avaient commencé dans le monde de carton et d’asphalte que j’ai créé. Je ne croyais pas ce que j’avais écrit dans ce document, soudainement ça m’avais frappé.

J’ai seulement écrit deux de ces textes ce mois-ci; pour le reste du temps je devais justifier la vie à l’extérieur dans la musique que vous n’apprécier pas pour autant. Et ils sont courts en plus, moi qui aime la longévité. Seulement deux entrées dans un carnet de suivi sur internet, et aussi minimes qu’ils avaient l’air, ça m’a frappé pendant une seconde… Maintenant faudrait trouver une raison pour y rester pour les trois semaines… l’étude des personnages s’est manifestée.

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Les enfants

22 février, 2010

Je me souviens avoir vu une journée qu’internet était maintenant de plus en plus associé à une certaine maladie appelée la dépression. Et aujourd’hui semble m’avoir donné la réponse pourquoi; seulement lorsque l’âme est désespérée pour n’importe quel plaisir, il utilise internet dans une forme primale. Du genre tourner en rond parmi les mêmes sites à chaque vingt minute, et on se retrouve avec une vie bien triste. Et j’ai dû sentir cette agonie depuis la dernière semaine. Oui nous avons droit à internet, la base de donnée la plus vaste et sophistiquée qui soit, mais ce que le monde veut c’est regarder des vidéos futile, voir du sexe ou même pire, ouvrir sa bouche pour donner son opinion sèche sur «pourquoi on veut des impôts plus bas».

À travers cette semaine merdique, je pense avoir même fait une autre découverte, et celle-ci pourrait bien plus surprendre: Radio-Canada.ca… a sûrement la pire communauté web que j’ai jamais vu. Et je ne mâche pas mes mots. Pire que Gametrailers, pire que n’importe quel site de jeux avec des enfants de onze ans qui y vont à chaque jour. La raison est très simple; à chaque nouvelle on peut maintenant faire des commentaires de toutes sortes, et si vous arrivez sur n’importe quelle question sur le Canada, vous verrez un combat embarrassant entre des indépendantistes finis et des fédéralistes finis. De plus, il est aussi possible de coter ces commentaires – pour ou contre. Si dans d’autres sites comme YouTube cette option aidait seulement lorsque quelqu’un dit quelque chose de bon… ou de très médiocre, ici, peu importe ce que vous dites, ça va défoncer le plafond. Si vous dites «Go Canada Go!», 23 contre 35, aussi simpliste que ça. Vous savez qu’est-ce qui est plus triste qu’un Trekkie et un fan de Star Wars qui argumentent sur leur série? Deux adultes mûres qui argumentent sur leurs partis utilisant les exactes mêmes méthodes! J’aimerais mieux être coincé entre deux enfants qui crient par rapport à leurs consoles de jeu que deux «adultes» qui crient sur les problèmes entre Québec et le reste du Canada.

Mais peut-être que je m’en mêle trop pour ça, mais c’est ça qui se passe lorsqu’on est bloqué dans un monde sédentaire. Je l’ai peut-être dit auparavant, mais si la solitude est mieux pour l’écriture, la compagnie donne l’inspiration. Deux longues semaines… Je commence l’hôpital de jour dès demain, vous avez au moins une bonne nouvelle.

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Fake Plastic Trees

19 février, 2010

D’accord. J’y ai longtemps pensé, j’ai dû tourner autour du pot en pensant comment y sortir, et je pense bien que je n’ai plus le choix; une des choses les plus dures qu’on peut faire à ses amis, c’est de les confronter. Je suis conscient qu’écrire un long texte élaborant sur chaque point ne vaudrait pas la chandelle au bout du compte, alors je pense que je vais devoir résumer une telle opinion en une seule phrase. Simple d’esprit, mais qui veut tant dire:

JE M’EN CRISSE DE QUEL BORD VOUS VOUS TROUVEZ; DE LA PROPAGANDE, ÇA RESTE DE LA PROPAGANDE!

En espérant qu’on s’en reparle au bout de la ligne. Bonne journée.

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06: Asperger’s Love Mix

14 février, 2010

Normalement j’aurais dû mettre celui-ci le 9 février; c’était une date que j’avais en tête depuis un certain temps parce que oui, j’avais assez de temps à perdre pour prévoir mes jour à la radio, et celui-ci s’avérait être le dernier avant la Saint-Valentin… vous savez quoi, est-ce que vous avez vraiment besoin d’une explication? Si vous avez commencé une lecture qui a pour titre Asperger’s Love, je pense que vous savez qu’est-ce qui vous attends; ceci couvre absolument tous les aspects de ma vie amoureuse sans succès jusqu’à présent; tout, les déceptions, les troubles, les amitiés d’ange-gardien, les secrets, les jours gris avec lumière, et tout cela finit avec une ouverture sur le futur, les espérances, la patience quoi.

Tout ce qui me reste à faire, c’est seulement faire des notes ici et là. Premièrement, je dois dire que malgré moi, je n’ai pas réussi à faire un test du début à la fin, surtout qu’il me manque encore deux des chansons de la liste (#8 et #11). Encore là je dois dire que ces deux m’ont marqué d’une façon ou d’une autre et que je les connais depuis assez longtemps pour être sûr de moi. Deuxièmement, je vais être le premier à vous dire tout de suite que Hounds of Love ne marche pas vraiment avec le reste. C’est pour moi, je l’avoue.

Durée totale: 46:33

J’avoue que c’est vraiment difficile de mettre les sentiments de quelqu’un sur vos épaules en ces jours, mais il faut se rappeler qu’après tout, je le fais presque chaque fois que j’écris ici. Peut-être que vous décidez de prendre une voie facile à vos bas âges, mais j’ai décidé de faire autrement, et si j’en dérange ça veut dire que je fais bien mon travail pour être honnête.

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Cupidon et le diable

14 février, 2010

Saint-Valentin, hein? Le temps des amours, même si les véritables amours s’étirent au-delà des dates. Si vous vous attendiez à ce que je sois de mauvais augures aujourd’hui, je suis assez surpris de trouver de cette façon. Au fait, voir des amis qui ont réussi à trouver un bonheur véritable sur qui compter, ça fait chaud au cœur.

Mais si vous vous demandez pourquoi est-ce que je suis en train d’écrire sur une fête qui ne me concerne peu, c’est que sachez que depuis des années la Saint-Valentin est une célébration de mes troubles présents. De mes solitudes à la con à travers toutes les personnes qui s’embrassent sans se soucier. D’accord, je dis cela maintenant mais même au primaire, lorsque même la simple amitié se passait dans les cartes, je me souviens très bien que celle de 6ème année avait été particulièrement brutale. Je ne sais plus si la seule carte que j’avais reçu était sincère, mais bon, même ce jour-là je ne le savais pas.

Pourtant, aujourd’hui nous sommes jour de dimanche, et me retrouver seul à cette occasion est devenue une habitude. Une triste habitude, mais une habitude tout de même. Et à l’heure qui l’est, la seule qui était pour fêter avec son amoureux a sûrement crissé son camp du trou. Je vous souhaite quant même de beau jours, d’un côté, que cupidon aille se faire foutre un de ces jours.

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Le volume

13 février, 2010

Il faut nuit, vous êtes sûrement en train de faire d’autre chose au moment présent, je pense que je devrais vous montrer quelque chose. C’est parce que, à travers tous les fichiers que j’ai perdu à travers mon accident, il y en avait un d’eux qui était tellement important pour moi qu’il était devenu encré dans ma tête, ce qui a fait en sorte que je l’ai virtuellement sauvé malgré sa destruction. Vous savez sûrement que je traine depuis des mois ces listes de chansons que j’avais réservé, ma foi, pour vous un certain midi. Ces mixes qui représente peut-être même plus mes sentiments que je peux le faire sur papier en ce moment. J’ai une dette envers vous, envers même mes amis à qui j’ai préparé ces cris du cœur, en quelque sorte. J’ai travaillé sur ceux-ci pendant des mois, et maintenant que bon, le parcours à faire est devenu plus long, et que ces chansons commencent à perdre un peu de leur impact, vaut mieux vous les montrer tout de suite. Je vais être honnête, la seule raison pourquoi j’ai attendu si longtemps, c’était parce que j’avais peur qu’on prenne crédit pour mon travail. Mais maintenant que je sais que les jeunes de mon école s’intéressent plus à du mauvais house ou du trance qui dure pas très longtemps, je me sens un peu plus sûr de moi à vrai dire.

04 : Nightvision Mix

Ce que vous voyez ici est la bande-sonore de mes soirées de solitude, avec ses espérances. En d’autres mots, si un samedi soir, vous êtes en train de fêter quelque part ou je ne sais pas, c’est ce qui se passe de mon côté. Enfin, une partie du mix parle de cette solitude; l’autre côté représenté, c’est celui de… comment je peux dire ça? L’amour à travers la simple fête. Je vous laisse deviner lesquelles représentent chaque côté de la médaille. Nightvision est sûrement le premier vrai mix que j’ai terminé avec satisfaction, surtout que plusieurs de ces chansons j’écoutai pendant l’été aux petites heures, parce que bon, c’est ça qui se passait. Un bon exemple serait Across the Graveyard que à chaque fois que je l’écoute le soir dans mon lit, c’est comme si je voyais un petit court-métrage qui… ah, ça serait bien trop compliqué pour vous. Si vous me croisez un de ces jours, j’aurais sûrement le temps de vous l’expliquer. Un des ces jours.

05: December Mix

Ouais… décembre. On est en février. J’avoue que ça peut porter à confusion, mais je dois par exemple vous parler d’une petite tranche de vie: en décembre 2008, les voyages de retour à la maison par autobus étaient spécialement excitants pour moi parce que, vu que le soleil s’était déjà couché, on pouvait apprécier le paysage des autoroutes avec les milliers de lampadaires, de lumières qui brillaient dans le ciel. Et c’est en se basant sur cela que j’ai construit ce mix. Ce que je cherchais avec ces chansons, c’était le sentiment de beauté qu’on ne pouvait pas toucher, comme les lumières qui passent sur le chemin. Pour vous expliquer pourquoi j’adore tellement ce mix, je devrais le décrire pièce par pièce et je ne pense pas que vous avez le temps pour ça. Enfin je présume.

Alors… essayez-les. Cherchez-les, téléchargez-les et finalement écoutez. Ces chansons décrivent mieux ce que j’ai traversé que je le pourrais. En fait, même à lire les descriptions vous y avez gagné quelque chose. Tout ce que je peux faire c’est vous encouragez. Ce serait tout pour ce soir mais, pour être honnête… j’ai déjà quelque chose de préparé pour vous demain. Pour les amoureux.

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Mature

11 février, 2010

Vous savez, je vous ai peut-être surestimé sur le chemin. Peut-être que j’attendu trop de vous. Peut-être qu’en mettant mes tripes sur la table, couteau en main, j’ai attendu une chose bien spéciale en retour; une chose que vous n’avez juste… pas. D’accord, je vais vous expliquer de quoi mon inquiétude vient: c’est qu’en fin d’après-midi, ma sœur a eu un argument parce que, devinez quoi, elle est désagréable comme ça n’a pas de sens, et puis quand j’ai ri d’une de ses répliques, elle a décidé de ramener tout ça à mon blogue, où mes textes. Dont ceux les plus dégelasses à ce qui paraît… je pense que vous savez où est-ce que je veux en venir.

Écoutez, le reste de cet article s’adresse spécialement aux adolescents. 13 à 17 ans, je m’en fous, c’est à vous autres que je parle. Si vous avez dépassé le cap des 18 ans depuis un certain bout de temps, je ne vous force pas à lire tout ça, quoique ça pourrait être intéressant et même un peu réconfortant. Pour le reste, la porte est ici. Vous avez dix secondes avant l’explosion…

Bien.

Merci beaucoup. Non sérieusement, merci. Merci pour m’avoir traité comme un cave, un «freak» pendant tout ce temps. C’était tellement nécessaire de me faire chier, sans vraiment penser que tout cela pourrait se conclure avec un poing dans le visage. Quoique, je vais être honnête, je n’avais pas écrit depuis un certain temps, et la seule bonne chose qui est sortie de tout cela, c’est que j’ai pu revenir à ce que j’avais commencé. Et ce que j’avais commencé, c’était cette croisade contre cette adolescence fausse, éphémère qui me fait chier. Je vais peut-être l’écrire mon texte de plus de 5 pages contre Musique Plus finalement.

J’avais dit que je vous avais surestimé et honnêtement c’est peut-être une des erreurs que je fais le plus aujourd’hui. Vous seriez abasourdi de voir toutes les fois où je me suis dit «Non, ils ne peuvent pas être si cave que ça» suivi tout de suite par «AH TABARNAK!» Et encore, une fois, en tant que jeune étudiant, je pensais qu’à votre âge vous auriez eu une certaine maturité. Pensez-vous vraiment que je me fais ces opérations à cœur ouvert sur papier juste pour le plaisir et les visites? J’ai fait ces erreurs à mes débuts; j’ai appris de mes erreurs. J’ai décidé de rendre ce blogue plus personnel parce que ça m’aidait après tout… C’est drôle, je me souviens qu’à un certain moment, j’avais mis un avertissement pour 16+… crisse que j’étais cave. Non pas en écrivant tout ça, mais en m’attendant à ce que vous preniez cette confession de façon mature, merde! Mais non! Venez faire la file avec les morons pour voir le cas étrange de Vincent Émond, ça amuse les enfants dans les conversations en plus… Pourquoi est-ce que j’ai pensé même qu’à l’âge de 16 ans vous auriez le minimum de maturité, c’est pour ça que le monde écoute Jackass. Et pourtant, lorsque je déborde, lorsque je finis par «faire peur» au monde, personne ne s’y attendait… J’AI PLUS DE 100 TEXTES QUI MONTRE ET PROUVE UNE PROGRESSION D’UN MAL À MOI, ET ÇA VOUS SURPREND?! What the fuck is wrong with you? WHAT THE FUCK IS WRONG WITH YOU? Est-ce que votre raisonnement et votre mémoire est tellement limité que tout ça est trop compliqué pour vous?

Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait? Le suis le cas le plus fucké des Compagnons-de-Cartier et maintenant il y a plusieurs personnes qui ne veulent plus vraiment me parler. D’accord, des fois ils finissent mais on sent l’inconfort. Et en retour, j’ai bousillé votre idéal d’acceptance infinie avec n’importe quelle maudite nationalité et ethnie possible parce que, peu importe ce que vous pensez, elles font toutes partie d’un moule. Et je refuse d’en faire partie, comme d’habitude.

Le monde est à pleurer.