Archive for avril 2010

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Sketch

29 avril, 2010

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Track 25

27 avril, 2010

Un jour j’étais en train de scruter la liste des prochaines sorties CD sur Pitchfork quand je suis tombé sur un nom que j’ai trouvé un peu amusant. Je veux dire, ce n’est pas tout les jours que l’on découvre un artiste nommé Caribou. J’étais tellement fasciné de trouver le nom que je me disais qu’il fallait absolument que j’écoute ça, un peu à la blague je suppose. Puis son single Odessa est arrivé et j’ai aimé. Puis j’ai acheté Swim et j’ai écouté plusieurs fois.

La meilleure façon de décrire Swim est de la musique dance, car elle respecte toutes les conventions du genre, à priori des rythmes effrénés faits par ordinateur avec certaines paroles par-dessus, sauf une seule convention: elle n’est pas merdique. Oui, au cas que vous ne saviez pas encore, la musique électronique que vous, élèves des Compagnons, mettez à la radio étudiante, c’est de la musique dance médiocre, clichée, qui se désintègre dès qu’on y pense. De l’autre côté, Caribou – fuck it, son nom c’est Daniel Victor Snaith – prends ces règles et les tourne à 180°, sans vraiment perdre l’essentiel. Ainsi, au lieu d’une voix grandiose qui prend pas mal de place et qui n’est pas si brillante que ça, on y retrouve une voix simpliste, mais tout de même efficace. Les arrangements musicaux sont aussi excellents, variés surtout, vu que Daniel a eu l’aide de d’autres grands artistes du millieu indie electro, comme Junior Boys et Four Tet.

Swim est ce que la musique dance devrait être; des sonorités variées et intéressantes, des portions vocales qui sont justes et qui ne prennent pas trop de place, des rythmes qui fonctionnent sans l’aide d’une foule de fête. Et même s’il n’est pas aussi accessible que les autres du genre – mais enfin, qui l’est? – la première pièce, Odessa, pourra facilement vous entrainer dans le reste de l’album, qui est tout aussi bon. Mais Swim, c’est surtout la première partie de notre marathon canadien du mois, que l’on commence… maintenant.

  1. “Odessa” – 05:16
  2. “Sun” – 05:45
  3. “Kaili” – 04:42
  4. “Found Out” – 03:39
  5. “Bowls” – 06:21
  6. “Leave House” – 05:12
  7. “Hannibal” – 06:15
  8. “Lalibela” – 02:26
  9. “Jamelia” – 04:00
  10. 10.  “Odessa (Junior Boys Remix)” – 06:06

Cliquez ici pour acheter Swim sur iTunes.

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Boulevard Hamel

25 avril, 2010

Peut-être que vous ne connaissez pas le Boulevard Hamel si vous vivez à l’extérieur du Québec. Peut-être même que si vous vivez à l’extérieur de la région de Québec, vous n’en ayez jamais entendu parler. Il y a une bonne raison pour cela. Parce que vous voyez, alors que Québec et notre petit Régis sont en train de vous lancez des évènements et des atouts par la tête, même si vous vivez vous-même dans la vielle capitale, il existe un endroit d’exception. Cet endroit est le boulevard Hamel, la route la plus moche de toute la ville.

C’est certain que les quartiers abordant la route ne crient pas à la richesse, mais encore là, vous pouvez très bien faire un tour dans la Basse-Ville, et trouvez un environnement un peu sincère, fade mais colorés par les graffitis si vous avez l’œil pour ces genres de choses. En fait, ce que vous trouverez sur Hamel, ce sont vingt kilomètres de laideur, qui s’aggravent plus vous vous rapprochez du centre. C’est vingt kilomètres de pauvreté hypocrite, de gens qui essayent de vivre leur vie de façon singulière, flashant leurs signes haut dans les airs. C’est surprenant de voir comment il n’y a pas autant de bars de danseuses, mais bon, on peut facilement y trouver une bonne douzaine de motels à une ou deux étoiles, donc ça balance très bien à côté.

Et je dois passer sur ce monument maladroit des rêveurs à quelques sous à chaque matin que je dois prendre le taxi. C’est en quelque sorte le dernier droit avant l’hôpital. C’est la scène sociale brisée qui me ramollit juste assez pour les prochaines heures. Je suis juste à point dans le long couloir.

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Track 24

17 avril, 2010

Je viens ici vous parler de Congratulations, et ce après seulement deux écoutes de l’album. Vous pourriez ainsi dire que je ne suis pas vraiment juste envers celui-ci; honnêtement, ça m’avais pris à peu près sept écoutes de Contra pour finalement faire mon opinion, mais pour Congratulations… eh bien disons que j’ai assez facilement repéré les points les plus important très vite. Et ce n’est pas nécessairement une bonne nouvelle.

Je vais d’abord vous dire que je n’ai pas embarqué dans Oracular Spectacular, comme, du tout. Oui, Time to Pretend et Electric Feel sont des pièces divertissantes, mais est-ce que je voudrais écouter de cela pendant plus de trente minutes? Non. Ce qui nous amène au tout premier point du nouveau d’MGMT; si vous voulez acheter cet album pour espérer de vivre les mêmes expériences pop du début, oubliez cela. Je pense bien qu’absolument tous les critiques ont dit la même affaire, mais il est vrai que vous ne trouverez aucune pièce comme celles-ci. MGMT a en effet opté pour un son plus rock psychédélique des années 60, 70, comme l’on peut entendre sur Flash Delirium. Ceci n’est pas une mauvaise chose en soi; écouter du Beach Boys aujourd’hui vous prouvera le contraire. Sauf que c’est dans l’exécution que l’on voit les failles.

On dirait en fait qu’MGMT n’est pas vraiment sûr du lui-même. Il n’est pas sûr de lui-même dans ses mélodies, il n’est pas sûr de lui-même dans ses paroles, il n’est même pas sûr de lui-même dans ses ambitions – Siberian Breaks en est un exemple, avec sa durée de douze minutes. En comparaison, les pièces avec les structures plus simples mais plus assurées sont sans conteste les meilleures. Cela ne fait pas nécessairement de Congratulations un mauvais album; en fait, si vous arrivez ici en ne vous attendant pas à classique, vous vous retrouverez avec un bon petit album, sans plus. Je dis cela en réponse aux autres personnes qui chialent «Ah non, je veux avoir plein de synthétiseurs. Je veux avoir un autre Time to Pretend!»; la musique doit évoluer, vous finirez par apprendre.

  1. « It’s Working » – 04:06
  2. « Song for Dan Treacy »- 04:09
  3. « Someone’s Missing » – 02:29
  4. « Flash Delirium » – 04:15
  5. « I Found A Whistle » – 03:40
  6. « Siberian Breaks » – 12:09
  7. « Brian Eno » – 04:31
  8. « Lady Dada’s Nightmare » – 04:31
  9. « Congratulations » – 03:55

Cliquez ici pour acheter Congratulations sur iTunes.

[Bonus Track]: Je voulais seulement vous faire remarquer que vous pouvez maintenant écouter – pas acheter – le prochain d’LCD Soundsystem, This Is Happening, sur son site officiel. Et je vous dis cela parce que cette semaine, la nouvelle a complètement éclipsé le nouveau d’MGMT. On comprend pourquoi; This Is Happening sera disponible en magasin et en ligne le 17 mai. Ne manquez pas ça!

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La chronique nécrologique

15 avril, 2010

…vous est présentée par les services funéraires Alfonse Danterre. Pour des adieux propres, et vos carcaces bien blanches.

Lundi, le 12 avril, est décédée l’ère des syndicats au Québec, après de longues douleurs au centre. Il emporta du même coup Michel Chartrand, son plus grand homme, et inadvertement la crédibilité du premier ministre, M. Jean Charest. Des services funéraires n’auront pas lieu, car aucun corps n’a été trouvé. Probablement parce qu’il n’en existe pas. Les proches demanderaient parcontre aux personnes intéressées de faire parvenir un don à la CSN, la FTQ et la CSQ, comme plusieurs personnes le font déjà.

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Patriot Surger

14 avril, 2010

Ceci est quelque chose qui m’agace dernièrement, et la raison pour cela est qu’il a pris de la place dans ma télévision. Maintenant vous ne les avez sûrement pas remarqué dans les nouvelles, et peut-être qu’une simple apparition dans Infoman ne vous suffit pas, mais pour moi, c’est un malentendu tellement énervant que je dois clarifier la chose. Et vu que je suis en moi-même un grand connaisseur d’histoire, je devrais faire un rappel. À propos des patriotes, plus précisément.

La rébellion des patriotes en 1837 et 1837 était un petit soulèvement contre les anglais au cœur du Canada, suite à le refus du gouvernement responsable et aussi de la réponse des anglais qu’étaient les 10 résolutions de Russell. Aujourd’hui certains québécois aiment se référer aux patriotes, en se promenant dans les manifestations avec le drapeau de ceux-ci, et en criant à chaque fois que la question de la langue au Québec, ou à Montréal, est soulevée. Voici le problème: les patriotes étaient une gang de caves. C’était un groupe de gars qui, malgré toute leur passion, avaient comme seule tactique de rentrer dans le tas. Ils n’avaient ni le nombre, ni les armes, ni l’expérience militaire qu’il fallait pour espérer une révolution quelconque! Est-ce que les britanniques les ont eu? Oui.

–         Écoutez les gars, j’vous présente Roland, notre tacticien. Il va nous aider à parcourir la voix pour battre nos ennemis les anglais. Il a réussi à trouver quelque chose pour les atteindre fatalement.

–         C’est quoi? C’est quoi?

–         …ON RENTRE DANS LE TAS!

–         OUAAAAAIS!

–         Euh, c’est juste ça?

–         Ben, ben oui Simon. C’est ça.

–         On aurais-tu… je sais pas, quelque chose d’autre?

–         …Je ne comprends pas ce que tu veux dire par-là Simon. Tout le monde a bien compris à ce que je vois.

–         On se ramasser, merde!

–         Simon, calme-toi… pense à nos ancêtres.

–         Nos ancêtres se sont fait battre en trente minutes, câlice! J’trouve pas vraiment d’espérance là-dedans. À part de ça on a rien.

–         …On va les battre pareil!

–         OUAAAAAIS!

–         Moi j’crisse mon camp d’icitte.

–         …Simon? …Simon, va-t’en pas, on t’aime pareil. Simon?

Cependant, je dois me rendre à l’évidence que, comme j’ai toujours dit, c’est vraiment inutile d’argumenter sur quelque chose qui s’est passé il y a plus de cent ans, alors allons voir les patriotes de 2010, dont la mission première est d’être… désagréable? Non vraiment, s’ils ne font pas grand-chose des fois, l’activité primordiale est de juste taper sur les nerfs quand ils n’en ont pas besoin. Le dossier du français au Québec me touche beaucoup, je l’avoue, mais pas dans le sens de «il faut mettre ça dans la face des immigrants». Montréal devenue majoritaire anglophone? No shit, une province entourée de pays anglophones avec une île qui veut être ville culturelle; faites le calcul un instant. Après tout, avant de demander aux nouveaux de parler français, j’aimerais mieux qu’on dise à ce qui sont là de parler français comme du monde.

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Comment contenir une émeute, Vol. 3

11 avril, 2010

Je suis en besoin de motivation. Ou peut-être de bien plus.

Vous voyez, un des sujets que j’amenais à chaque fois que je parlais à mes amis, c’était le maudit projet héritage. Et j’ajoute avec attention le «maudit» parce qu’à chaque fois que j’en parlais, c’était tout le temps la même réaction qui m’attendais. On peut avoir une journée parfaite, et puis une seule pensée de ce travail pourrait nous ramollir. Un peu comme la période des impôts. La raison pourquoi je vous en parle c’est qu’au régulier nous avons aussi ce projet, sous un autre nom, et à cause de mes troubles j’ai réussi à en être exempté. Croyez-le ou non, j’ai tout de même décidé que mon petit projet serait de terminer ce niveau, ou cette histoire dans LittleBigPlanet, en juin. Et pourtant je pense même que je ne réussirai pas non plus sur ce plan.

Il faut que je me rende à l’évidence sur ce point; je suis, dans la création de niveau, un architecte. Un designer. Ma force est de créer des édifices urbains faits avec beaucoup de précision dans l’intérieur. J’aime aussi créer des styles graphiques en utilisant les autocollants et des fois même les matériaux. J’ai passé beaucoup de temps sur ce niveau à créer les graffitis et la publicité à travers toute la ville, soit l’aspect le moins important de n’importe quel level. Oui, la logique est ce que fait un niveau, et malgré le fait que je ne suis pas un spécialiste là-dedans, ça aurait été mon défi personnel. Mais seulement aujourd’hui je me rends compte de tout le travail que cela représente, surtout lorsqu’on considère le bond en avant que j’ai fait depuis le tout dernier niveau que j’avais publié.

Qu’est-ce qu’il reste encore à faire? Eh bien il faut tout d’abord réécrire tout le script que j’ai perdu dans mon ancien disque dur, créer une introduction en images, designer les ennemis encore une fois, construire un système d’ascenseur qui simule l’action d’entrer et de sortir d’un building, finir la construction du centre d’achats, orchestrer la destruction d’un centre d’achat, finir la construction d’un bâtiment du gouvernement haut de 18 étages en tout, orchestrer la destruction de ce même bâtiment, créer une fuite en parkour sur les toits des immeubles, faire toutes les fusillades de l’aventure, construire une poursuite en auto, installer un système de trophées, et finalement implanter toute la logique reliée. Merde.

Il y a beaucoup de monde qui me demandent pourquoi est-ce que je n’embarque pas dans une carrière dans les jeux vidéos, et la raison pour cela c’est que ça m’intéresse pas. J’ai passé beaucoup de temps à travailler sur l’atmosphère de l’expérience en question, et même avec le Logic Pack – outil gratuit que je recommande fortement – j’ai malgré moi perdu mon temps sur ce qui importe bien peu à ce stage. Ça ne veut pas dire que je ne suis pas fier de moi; comme j’ai dit, la création d’un gratte-ciel gouvernemental, haut de 18 étages avec chaque étage correspondant à la hauteur d’environ deux sackboys (12 cm). Il y a aussi le logo du niveau que j’ai réussi à transférer dans le jeu, après trente minutes de travail. Le reste, cependant, est un peu moins utile si vous me demandez mon avis. Comme vous voyez les trois sackboys dans l’image ci-haut? Ce sont tous des costumes créés pour le niveau; ouais en fait, avant toute chose, il y a un niveau appelé «An introduction to The Riot», qui est en fait une petite préparation qui dit «ça serait bien si vous pouviez déguiser votre personnage en fonction des évènements prochains».

Et puis il y a la bande sonore… encore une fois, explication. Une petite perte de temps reliée à mes mixes où j’ai décidé de faire une liste de chansons que je pourrais identifier à ma création. Je dois dire qu’à ce moment je le considère incomplet, et que celui-ci pourrait bénéficier d’un logiciel comme Audacity, pour clarifier une transition comme celle entre les deux premières pièces. Perte de temps, encore une fois.

Je suis en besoin de motivation. Je suis en besoin d’autres personnes qui pourrait mettre les mains à la pâte dans le même but. Au fond… « The Riot » a besoin de monde avant tout.

Bonus: