Archive for mai 2010

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PRINCE OF PERSIA: THE SANDS OF TIME – Movie Review

30 mai, 2010

I might lose some credibility for this one, but I never played any Prince of Persia game, like, ever. Maybe the reason why is that the first three came out when I was too young to be caught by those games, and when it comes to the last two games, I just… don’t care. No I don’t wanna play Prince of Persia: The Forgotten Sands, simply because there are much better action-adventure games around and the go-back-in-time gimmick has not aged well. Yet, when we finally got a word that a movie adaptation of the series was coming out, I had the slightest though that it might not suck. After all, for such a fantasy-filled universe, having Disney backing it up with a big budget might actually help. Read the rest of this entry ?

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Track 30 – Final

27 mai, 2010

Oui, malgré tout la bonne sérénité du monde, je dois avouer mes torts; il y a un tout petit défaut avec dernier de Misteur Valaire, est c’est qu’il est sorti le 18 mai 2010. La même date de sortie que This Is Happening, de LCD Soundsystem. David et Goliath, dirais-je. En fait, je dois dire que le projet de James Murphy est sûrement devenu un de mes groupes de musique favoris, à travers les Daft Punk, les Interpol, et les Radiohead. Je dirais même que la raison pour cela, et donc la raison pourquoi j’apprécie autant sa musique, c’est parce que celle-ci fait preuve d’une grande maturité par rapport à son genre, et de son regard par en arrière qu’il porte à tout ce qui a fait la vie, autant personnelle que professionnelle, du co-fondateur de DFA Records. James Murphy a maintenant 40 ans, et on dit que ceci est le dernier album du projet. C’est notre conclusion.

Dernièrement, j’ai trouvé du monde qui soit n’apprécie pas LCD Soundsystem autant que moi, ou bien qui ne considèrent pas This Is Happening comme étant son meilleur. Chacun a son opinion et je la respecte, mais en revanche, ça m’a permis de voir que faire une simple critique ne rendrait pas justice, non seulement à l’album mais aussi à ma perception. Vous voyez, si vous écoutez tous les albums de LCD Soundsystem, vous pouvez y déceler une progression à travers les LP; bref, une introduction, un développement et une conclusion. This Is Happening est cette conclusion. C’est le chant du signe et ça se reflète sur toutes les chansons. Ce sentiment de nostalgie des anciens jours, du nouveau devoir en tant qu’américain de 40 ans. Et c’est pour ça que j’adore This Is Happening. Les comparaisons avec Sound of Silver sont inutiles, car les deux n’ont pas la même approche véritable. Je pourrais aussi vous donner les points forts de l’album, mais chaque chanson est forte en son domaine. Sérieusement; l’explosion dans Dance Yrself Clean, l’univers de fête bordélique de Drunk Girls, la réplique la tête basse d’All My Friends qu’est All I Want, l’amour malchanceux mais avec espérance d’I Can Change, et finalement le tir de révérence d’une épopée au seul endroit où il a vraiment été heureux: Home. Oui, vous pourriez faire des comparaisons entre les pièces de ce nouvel album avec Sound of Silver, mais ce ne serait que d’un point de vue musical alors que les deux opus se suivent parfaitement, autant dans les arrangements que dans les propos. Ce qui est sûr dans tout ça, c’est que vous devez au moins essayer LCD Soundsystem pour trouver votre compte. Si vous n’apprécier toujours pas, c’est votre droit, mais gardez cela en tête; c’est votre faute, pas la sienne, assumez.

Ça compte pour toi aussi, Jean-Michel.

  1. “Dance Yrself Clean” – 08:56
  2. “Drunk Girls” – 03:42
  3. “One Touch” – 07:46
  4. “All I Want” – 06:41
  5. “I Can Change” – 05:56
  6. “You Wanted a Hit” – 09:06
  7. “Pow Pow” – 08:23
  8. “Somebody’s Calling Me” – 06:53
  9. “Home” – 07:52

[Bonus Track]

…et je pense que ça va être une assez bonne conclusion pour notre petite série. Eh oui, après 30 albums et 20 épisodes écrits, je pense bien avoir fait le tour du pot. Ça a été une bonne petite expérience, et je suis moi-même surpris d’avoir tenu le coup jusqu’à ce point-là – surtout quand on considère toute les fois où je me suis fait dire «Coudonc, qu’est-ce que t’aime finalement?» Maintenant vous savez. Moi, je vais seulement arrêter de mettre sur papier mes semi-critiques. Je vais continuer d’écouter de la musique dans les prochains mois, soit ce qui vient au temps passe (The Chemical Brothers, Arcade Fire, Noisia), soit ce que j’ai dû passer à côté (The National, Flying Lotus). J’aurais voulu vous dire ce que je pensais du nouveau Pendulum, mais… vous savez quoi, c’est quant même bon.

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Track 29

24 mai, 2010

Nous terminons aujourd’hui notre marathon de cinq épisodes de musique canadienne avec le nouveau de Misteur Valaire, Golden Bombay. Dites, vous vous souvenez de ce que j’ai dit sur Friterday Night?

«Désolé. J’ai tellement voulu aimer Friterday Night de Misteur Valaire. Ceux-ci offrent cet album gratuitement sur leur site internet. J’aime beaucoup La patère rose et Blockhead, mais malheureusement, j’ai un gros problème avec l’album. Car après un très bon départ, le groupe décide d’aller dans une route downtempo pour le reste de l’aventure, et ils n’ont aucune direction. On finit par se perdre et s’ennuyer. Oui, ça finit avec un bonus track avec Ariane Moffatt, mais ça ne termine pas l’album d’une très bonne façon… désolé, je suis un enfant de Daft Punk et The Chemical Brothers pour l’amour de dieu.»

Oui, c’est moi, et malgré certaines mauvaises comparaisons que j’aimerais bien rectifier, je ne m’en excuse aucunement. Non, je n’ai pas réussi à aimé Friterday Night d’un bout à l’autre. Je pense bien que la raison primaire pour cela, c’est que je savais que le groupe de Sherbrooke pouvait faire mieux; on pouvait déjà trouver du meilleur matériel fait par le groupe, trainé à travers les spectacles, performées dans ces cas-là dans le cadre de Mange ta ville et Bande à part. Mais sachez que malgré tout ça, Misteur Valaire a réussi à prendre mon intérêt pour leur opus prochain, qui est finalement sorti la semaine dernière.

Golden Bombay règle à peu près tout les problèmes de son prédécesseur; il a une introduction, une conclusion, une direction que le groupe prend à travers tout l’album et qui va même jusqu’à se confirmer plus on se rapproche de la fin. C’est surtout un album d’été, dans la veine de Glee de Bran Van 3000. Il est rempli de collaborations allant de James Di Salvio (Ave Mucho) et de Fanny Bloom (November Number 3), mais surtout d’un sens funk qui ne s’essouffle jamais, voire qui s’emplifie au fil de l’album (Monster Donte, Sweet Charlemagne). On peut dire que Misteur Valaire a réussi à implanter ce qui rendait ses shows si mémorables dans un seul album, ce qui est toujours la bienvenue.

  1. “Brandon Marlow” – 05:33
  2. “Gumshoe” – 03:28
  3. “Ave Mucho” – 03:09
  4. “November Number 3” – 02:38
  5. “Dan Dan” – 02:45
  6. “Mojo Ego” – 02:48
  7. “Lillehammer” – 04:48
  8. “Mama Donte” – 01:50
  9. “Monster Donte” – 03:55
  10. “Sweet Charlemagne” – 06:23
  11. “Gordon Bombay” – 06:34

Alors ouais, je peux dire que garder son pari a fini par payer. En fait, je ne pense pas pouvoir trouver quelque chose de nécessairement mauvaise sur cet album; c’est juste un album d’été coloré, simple et efficace. On peut même dire que c’est peut-être le meilleur album sorti cette se-

…shit.

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La carte mémoire corrompue

24 mai, 2010

On dit que les paroles s’envolent, que les écrits restent… j’aimerais ajouter une parenthèse.

Vous savez, sur internet, on peut considérer deux genres de personnes différentes qui tiennent leurs propres blogues; les blogueurs, qui utilisent l’outil comme outil d’information, qui l’utilisent aussi comme miroir de leur opinion, qui partagent leur perception du sujet qui leur tiennent à cœur. Puis il y a ceux, qui font la même, seulement sous un pseudonyme. On apprend aussi à les connaître, à les apprécier, mais seulement sous le nom de «La Fêlée» ou de «Mìa» par exemple.

Et puis un jour, ne me demandez pas comment, ils décident d’arrêter. Soit parce que le cœur n’y est plus, soit parce qu’ils sentent avoir fait le tour du pot. Dans le meilleur des cas, ils annoncent leur départ avec leur dernière lettre en ligne, et puis délaissent le clavier. Cela s’applique aux deux genres, seulement un est plus énigmatique que l’autre. Parce que vous voyez, peu importe comment vous écrivez votre conclusion, votre blogue s’arrête. Votre vie continue. C’est là que l’épilogue de votre blogue arrive. Cet épilogue, elle n’existe peut-être pas, mais elle est bien là. Elle est là quand vous continuez votre job, quand vous prenez le bus, quand vous faites votre vie au-delà du site que vous avez créé. Si vous avez signé avec votre propre nom, sans aucune hésitation, cet épilogue sera suivi par n’importe qui s’intéresse encore et toujours à vous. Parce que oui, les paroles s’envolent, les écrits restent, et on espère toujours que les acteurs auront toujours une petite place dans l’histoire.

Ce qui m’amène donc aux pseudonymes qui durent. J’avoue que dans cette ère où l’on vous dit que tout le monde peut retracer tout ce que vous avez fait sur internet, c’est un moyen simple, efficace jusqu’à un certain point de garder l’anonymat par rapport aux écrits. Seulement, dans tout ça, il y a les lecteurs. Ceux qui se souviennent des écrits malgré tant de temps passé, mais aussi des personnages rencontrés. Est-ce qu’il y a un épilogue dans leur cas? Bien sûr qu’il y en a une. Seulement, celle-ci n’existe que pour un petit nombre de personnes. À part de ça, c’est là que l’aventure prend fin.

Et c’est là que me peurs se manifestent; lorsqu’un écrivain fait sa carrière et que son aventure arrête, les chances sont que certains vont être au courant. Mais si cette persona conclue sa période d’écriture, elle risque de sombrer dans l’oubli et l’interrogation. Comment va la vie que je ne pourrais peut-être jamais lire, mais dont je suis un peu curieux. On ne s’attache pas à des idées dans les blogues, on s’attache à des personnes qui montrent leur vie comme elles la voient.

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36 Developements

19 mai, 2010

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Track 28

19 mai, 2010

Si vous connaissez déjà Holy Fuck, et ce par hasard, c’est sûrement pour les mauvaises raisons. Vous vous souvenez des dernières élections au Canada? Vous vous souvenez du grand débat entre les artistes et le Parti Conservateur pour ce qui est des subventions aux artistes? Personnellement je trouve qu’on devrait penser à l’extérieur du Canada pour avoir l’argent nécessaire à plusieurs projets, mais bon, pendant tout ce tollé, le gouvernement Conservateur a révélé qu’il avait donné des subventions à un groupe d’électro expérimental instrumental, qui va de l’improvisation, avec une injure dans le nom, donc… Holy Fuck. Peut-être que vous avez déjà perdu le fil de l’histoire, peut-être même que certains se sont offusqué de cela, mais si on allait voir le groupe lui-même, on révélait qu’ils n’avaient plus besoin de ces subventions, qu’ils avaient assez d’argent pour leur tournée européenne. Ce que je veux dire, c’est qu’à travers toute la merde des dernières élections et des artistes contre le gouvernement, si vous preniez le temps de découvrir le groupe torontois, vous y trouviez quelque chose de très intéressant, de très épatant: LP.

Je ne pense pas pouvoir évaluer le volet impro parce qu’honnêtement, ce n’est pas si facile à détecter. Cependant je peux certainement dire que les mélodies qu’on trouve dans Latin sont bien plus fortes, ce qui donne un album plus uniforme dans sa composition. On y trouve tout de même les éléments clés du groupe, tel la façon particulière de fabriquer son électro (à peu près toutes leurs tounes), des percussions superbes (Stilettos), et malgré le début très lent et progressif de 1Md, Latin est un album très facile à embarquer. J’ai peut-être dit à un ami qu’il n’aimerait probablement pas ça, mais à y penser, Holy Fuck a été un des premiers groupes indie avec lesquels j’ai commencé mon intérêt pour la scène. Enfin, c’est bien plus facile que du Animal Collective… c’est ce que j’ai appris.

  1. “1Md” – 04:09
  2. “Red Lights” – 03:49
  3. “Latin America” – 04:49
  4. “Stay Lit” – 03:19
  5. “Silva & Grimes” – 05:14
  6. “SHT MTN” – 02:52
  7. “Stilettos” – 03:55
  8. “Lucky” – 04:11
  9. “P.I.G.S.” – 06:03

Holy Fuck sera au Club Soda, à Montréal le 5 juillet dans le cadre du Festival de Jazz de Montréal. Bières gratis!

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[Bonus Track]

Ok, les dates que je vous montre ici ont rapport avec les deux prochains épisodes, mais ces concerts auront lieu avant même que je puisse espérer avoir terminé les deux articles (qui seront tous les deux en ligne la semaine prochaine).

LCD Soundsystem sera au Métropolis, à Montréal le lundi 24 mai. Ne manquez pas ça (je souhaiterais dire la même chose à moi-même). Aussi, Misteur Valaire va lancer son album Golden Bombay dans la ville de Québec, au Cercle demain soir, le 20 mai! Seulement 7$.

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Track 27

17 mai, 2010

Oui oui, je sais, je suis en retard. D’une semaine j’aimerais ajouter. Seulement voilà, ce que vous ne savez pas, c’est tout ce qui s’est mis en travers d’un tel article. Je pourrais commencer avec les premières écoutes, sur internet, mais bon, moi qui se couche par erreur sur mes écouteurs, les brisants à un bout de plastique critique semble un bon début, ce qui m’a forcé à écouter Forgiveness Rock Record avec un pseudo Q-tip géant. Du moins, la première véritable écoute. Ensuite ce fut l’album lui-même, et finalement, j’ai aussi oublié mes fils d’alimentation d’ordinateur dans le local de la radio étudiante. Ça a beaucoup aidé – quoique je sens que 3D Dot Game Heroes aurait tout de même pris sa place. Et pourtant, je suis ici, à vous écrire. J’aurais pu passer par-dessus, mais non. Parce que je n’ai pas envie de foirer un projet pour une fois.

Forgiveness Rock Record est sûrement un des albums les plus difficiles sur lequel j’ai dû écrire, parce qu’un album de collectif est très différent des albums qui viennent de simples groupes ou d’un seul artiste. La raison pour cela, c’est que lorsqu’on parle d’un collectif musical, les disques qui sortent sont plus variés, vont dans plus de sens. Et ce, pour couvrir le plus de terrain tout atteignant le but premier. Tel est le cas pour Broken Social Scene. Si vous avez découvert – par hasard, mettons – le groupe torontois Metric, Broken Social Scene est un collectif torontois qui couvre une bonne partie de la musique indépendante canadienne. À sa base, on y trouve sept membres, Brendan Canning et Kevin Drew pour nommer les plus importants, mais à cela se joint plusieurs artistes de la scène indépendante, comme Emily Haines et Leslie Feist. Anyway, l’album. Entre Forgiveness Rock Record et… euh, Broken Social Scene, cinq ans se sont écoulés, tout comme certaines alliances se sont abîmés sous le temps. Ainsi, on espère faire un album de pardon, des petits regrets.

Les premières écoutes, du moins pour quelqu’un pour qui c’est son premier, seront bien sûr difficiles, mais avec le temps, on réussit à véritablement apprécier la variété et la ténacité des pièces présentes. Aucune chanson radiophonique, mais au bout du compte, on finit par identifier les morceaux forts de Forgiveness Rock Record, éparpillés parmi les autres pièces excellentes. Les voix, les instruments, les approches; toutes sont variées, tout en gardant une certaine signature. Pour vraiment critiquer efficacement l’album, il faudrait que je parle de chaque chanson individuellement, un boulot pour lequel je m’avoue médiocre et pas intéressé, mais disons qu’à chaque pièce, on peut y trouver quelque chose de particulier qui la différencie du reste. Chaque pièce est unique.

Mais avant tout, Forgiveness Rock Record est un album de vulnérabilité d’aujourd’hui, qui porte un regard à plusieurs facettes de notre société, facettes que nous ne pouvons qu’observer du coin de l’œil. Pour une écoute d’une durée d’une heure, ça résume bien la scène indépendante en général; il est peut-être dur à apprivoiser au début, mais si vous tenez le coup, vous vous retrouverez avec un univers qui vaut très bien la peine.

Vincent reste un peu rouillé par la radio, d’ailleurs.

  1. “World Sick” – 06:48
  2. “Chase Scene” – 03:31
  3. “Texico Bitches” – 03:50
  4. “Forced to Love” – 03:35
  5. “All to All” – 04:49
  6. “Art House Director” – 03:32
  7. “Highway Slipper Jam” – 04:27
  8. “Ungrateful Little Father” – 06:42
  9. “Meet Me in the Basement” – 03:44
  10. “Sentimental X’s” – 05:40
  11. “Sweetest Kill” – 05:09
  12. “Romance to the Grave” – 04:48
  13. “Water in Hell” – 04:25
  14. “Me and My Hand” – 02:05

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[Bonus Track]

Si vous avez décidé de réserver votre copie de Forgiveness Rock Record, disons à quelques heures de son lancement sur iTunes, vous receviez un petit cadeau sous le nom de Lo-Fi for the Dividing Nights EP. Si vous écoutez les deux d’un bout à l’autre, Lo-Fi agit comme une sorte d’extension de l’album, qui consiste de pièces entièrement instrumentales. Bref, ça valait le coup comparé aux simples tounes bonus… c’est juste triste que vous ne pouvez pas en profiter si vous étiez en retard… il y a toujours internet par exemple, si je ne m’abuse… vivement le piratage quand ça aide.