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Nos pages blanches

8 mai, 2010

Récemment j’ai remarqué dans notre société un petit remous de notre histoire. Peut-être qu’il vous ai passé sous votre nez, je vous n’en blâmerai point. En fait, ce remous, il est caché; vous pouvez en trouver des signes dans n’importe quelle facette de notre province en ce moment. Il vous suffit d’avoir d’assez bons yeux. Peut-être que le tôlé entourant la programmation du Festival d’Été de Québec vous a échauffé l’esprit, ce n’est que la pointe de l’iceberg, celui qu’on essaye de noyer tel sa grandeur.

En fait, j’ai trouvé ma faille dans l’examen d’écriture du gouvernement. Un examen que j’ai trouvé ma foi assez facile, parce que si vous jouiez vos cartes de la bonne façon, et je l’ai fait, vous pouviez vous retrouvez à vous prononcez directement le gouvernement dans sa façon de faire. Oh oui, il était interdit de dire n’importe quel propos qui insulte ou atteint l’intégrité de n’importe qui, mais si vous respectiez le vocabulaire d’une séance de l’assemblée nationale, vous vous tiriez d’affaires. Mais le focus n’est pas nécessairement sur le texte final, autant que le cahier préparatoire. Parce que vous voyez, à travers la question du bénévolat, de l’engagement, vous pouvez voir entre les lignes un problème bien plus grand, bien plus grave, qui ne limite pas à l’engagement des jeunes, mais bien à l’engagement de tout le monde. Je parle bien sûr… de l’histoire du Québec.

Quelqu’un a déjà que la culture d’un pays se rapporte directement à son histoire. Eh bien je pense que cette histoire se dissout de ses moments les plus sombres, les plus inconnus. Merde, même de grands artistes commencent à payer le prix de l’obscurité, difficile à considérer mais qui ne coûte pas tellement cher à la fin. Et puis l’issue du Festival d’Été arrive en même que ce texte de Josée Legault pas très loin derrière, et on commence à considérer l’ampleur du problème. Sans compter les cours de monde contemporain qui, aussi intéressants qui en ont l’air, finissent par tomber dans le piège de l’opinion au-dessus des faits.

Mais pourquoi est-ce que l’on commence à se cacher de notre propre histoire? Pourquoi est-ce que les deux factions, indépendantistes et fédéralistes, mérite d’être blâmés les deux en même temps ce qui ne laisse pas beaucoup de place pour les innocents. Eh bien, c’est que dans les deux cas, le québécois moyen aimerait rejoindre les rangs des autres pays. Soit en nous rentrant des discours patriotes dans la gorge, soit en voulant devenir un peu plus canadien qui, de leur côté, veulent devenir américain de n’importe quelle façon possible. Dites, les américains ont eu un président conservateur détestable pendant huit ans, alors on va avoir un premier ministre conservateur détestable pendant huit ans aussi. Et de bord en bord, les deux factions délaissent leurs moments les moins glorieux, ceux qui ne mettent pas leur image en valeur. Mais qu’est-ce que nous sommes à la fin de la journée, gens du pays? Eh bien, si on revient dans le temps, nous sommes un peuple colonisé, d’abord français mais qui emprunte plus aux britanniques, voulant d’un côté garder la langue de Molière. Après une rébellion des beaux jours, nous avons tout de même fini par instaurer un gouvernement responsable avec les canadiens anglais de cette époque. Nous avons passé à travers la Grande Noirceur avec Maurice Duplessis, qui à travers ses torts nous a tout de même donné la base de nos désirs indépendantistes.

Le Québec a une histoire compliqué, qui n’a pas vraiment les bons et les méchants de chaque côté, mais qui en revanche à toujours deux côtés à chaque médaille. Et pour une société qui doit se soucier autant de Jean Charest que du CH, cela peut sembler épeurant. Que faire face à ce placard rempli? Eh bien il existe une solution qu’on adopté plusieurs pays aux grandes histoires, pas toujours de fierté. Une solution qu’à aussi adopté plusieurs personnalités qui semblent malheureusement sombrer dans l’oubli; il ne faut pas s’enfuir de son histoire, il faut l’assumer et passer à travers. Assumer tous les évènements marquants de notre histoire et avouez que chacun d’eux a eu sa propre influence sur notre culture. Si le Québec peut, un jour, faire ce sacrifice qui demande peu, à part la volonté de sa population, il pourrait finalement construire son identité, et peut-être même la montrer au monde, sans faire la morale et l’enfant qui veux que tout le monde regarde qu’est-ce qu’il fait. Il pourra montrer son histoire à côté de tous les autres peuples qui ont fait de même, et peut-être, finalement, nous aurons une véritable culture québécoise.

Vous me traiterez peut-être de colonisé, mais c’est seulement parce qu’à travers les années, nous l’avons déjà été.

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