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Track 27

17 mai, 2010

Oui oui, je sais, je suis en retard. D’une semaine j’aimerais ajouter. Seulement voilà, ce que vous ne savez pas, c’est tout ce qui s’est mis en travers d’un tel article. Je pourrais commencer avec les premières écoutes, sur internet, mais bon, moi qui se couche par erreur sur mes écouteurs, les brisants à un bout de plastique critique semble un bon début, ce qui m’a forcé à écouter Forgiveness Rock Record avec un pseudo Q-tip géant. Du moins, la première véritable écoute. Ensuite ce fut l’album lui-même, et finalement, j’ai aussi oublié mes fils d’alimentation d’ordinateur dans le local de la radio étudiante. Ça a beaucoup aidé – quoique je sens que 3D Dot Game Heroes aurait tout de même pris sa place. Et pourtant, je suis ici, à vous écrire. J’aurais pu passer par-dessus, mais non. Parce que je n’ai pas envie de foirer un projet pour une fois.

Forgiveness Rock Record est sûrement un des albums les plus difficiles sur lequel j’ai dû écrire, parce qu’un album de collectif est très différent des albums qui viennent de simples groupes ou d’un seul artiste. La raison pour cela, c’est que lorsqu’on parle d’un collectif musical, les disques qui sortent sont plus variés, vont dans plus de sens. Et ce, pour couvrir le plus de terrain tout atteignant le but premier. Tel est le cas pour Broken Social Scene. Si vous avez découvert – par hasard, mettons – le groupe torontois Metric, Broken Social Scene est un collectif torontois qui couvre une bonne partie de la musique indépendante canadienne. À sa base, on y trouve sept membres, Brendan Canning et Kevin Drew pour nommer les plus importants, mais à cela se joint plusieurs artistes de la scène indépendante, comme Emily Haines et Leslie Feist. Anyway, l’album. Entre Forgiveness Rock Record et… euh, Broken Social Scene, cinq ans se sont écoulés, tout comme certaines alliances se sont abîmés sous le temps. Ainsi, on espère faire un album de pardon, des petits regrets.

Les premières écoutes, du moins pour quelqu’un pour qui c’est son premier, seront bien sûr difficiles, mais avec le temps, on réussit à véritablement apprécier la variété et la ténacité des pièces présentes. Aucune chanson radiophonique, mais au bout du compte, on finit par identifier les morceaux forts de Forgiveness Rock Record, éparpillés parmi les autres pièces excellentes. Les voix, les instruments, les approches; toutes sont variées, tout en gardant une certaine signature. Pour vraiment critiquer efficacement l’album, il faudrait que je parle de chaque chanson individuellement, un boulot pour lequel je m’avoue médiocre et pas intéressé, mais disons qu’à chaque pièce, on peut y trouver quelque chose de particulier qui la différencie du reste. Chaque pièce est unique.

Mais avant tout, Forgiveness Rock Record est un album de vulnérabilité d’aujourd’hui, qui porte un regard à plusieurs facettes de notre société, facettes que nous ne pouvons qu’observer du coin de l’œil. Pour une écoute d’une durée d’une heure, ça résume bien la scène indépendante en général; il est peut-être dur à apprivoiser au début, mais si vous tenez le coup, vous vous retrouverez avec un univers qui vaut très bien la peine.

Vincent reste un peu rouillé par la radio, d’ailleurs.

  1. “World Sick” – 06:48
  2. “Chase Scene” – 03:31
  3. “Texico Bitches” – 03:50
  4. “Forced to Love” – 03:35
  5. “All to All” – 04:49
  6. “Art House Director” – 03:32
  7. “Highway Slipper Jam” – 04:27
  8. “Ungrateful Little Father” – 06:42
  9. “Meet Me in the Basement” – 03:44
  10. “Sentimental X’s” – 05:40
  11. “Sweetest Kill” – 05:09
  12. “Romance to the Grave” – 04:48
  13. “Water in Hell” – 04:25
  14. “Me and My Hand” – 02:05

Cliquez ici pour acheter Forgiveness Rock Record sur iTunes

[Bonus Track]

Si vous avez décidé de réserver votre copie de Forgiveness Rock Record, disons à quelques heures de son lancement sur iTunes, vous receviez un petit cadeau sous le nom de Lo-Fi for the Dividing Nights EP. Si vous écoutez les deux d’un bout à l’autre, Lo-Fi agit comme une sorte d’extension de l’album, qui consiste de pièces entièrement instrumentales. Bref, ça valait le coup comparé aux simples tounes bonus… c’est juste triste que vous ne pouvez pas en profiter si vous étiez en retard… il y a toujours internet par exemple, si je ne m’abuse… vivement le piratage quand ça aide.

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