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La carte mémoire corrompue

24 mai, 2010

On dit que les paroles s’envolent, que les écrits restent… j’aimerais ajouter une parenthèse.

Vous savez, sur internet, on peut considérer deux genres de personnes différentes qui tiennent leurs propres blogues; les blogueurs, qui utilisent l’outil comme outil d’information, qui l’utilisent aussi comme miroir de leur opinion, qui partagent leur perception du sujet qui leur tiennent à cœur. Puis il y a ceux, qui font la même, seulement sous un pseudonyme. On apprend aussi à les connaître, à les apprécier, mais seulement sous le nom de «La Fêlée» ou de «Mìa» par exemple.

Et puis un jour, ne me demandez pas comment, ils décident d’arrêter. Soit parce que le cœur n’y est plus, soit parce qu’ils sentent avoir fait le tour du pot. Dans le meilleur des cas, ils annoncent leur départ avec leur dernière lettre en ligne, et puis délaissent le clavier. Cela s’applique aux deux genres, seulement un est plus énigmatique que l’autre. Parce que vous voyez, peu importe comment vous écrivez votre conclusion, votre blogue s’arrête. Votre vie continue. C’est là que l’épilogue de votre blogue arrive. Cet épilogue, elle n’existe peut-être pas, mais elle est bien là. Elle est là quand vous continuez votre job, quand vous prenez le bus, quand vous faites votre vie au-delà du site que vous avez créé. Si vous avez signé avec votre propre nom, sans aucune hésitation, cet épilogue sera suivi par n’importe qui s’intéresse encore et toujours à vous. Parce que oui, les paroles s’envolent, les écrits restent, et on espère toujours que les acteurs auront toujours une petite place dans l’histoire.

Ce qui m’amène donc aux pseudonymes qui durent. J’avoue que dans cette ère où l’on vous dit que tout le monde peut retracer tout ce que vous avez fait sur internet, c’est un moyen simple, efficace jusqu’à un certain point de garder l’anonymat par rapport aux écrits. Seulement, dans tout ça, il y a les lecteurs. Ceux qui se souviennent des écrits malgré tant de temps passé, mais aussi des personnages rencontrés. Est-ce qu’il y a un épilogue dans leur cas? Bien sûr qu’il y en a une. Seulement, celle-ci n’existe que pour un petit nombre de personnes. À part de ça, c’est là que l’aventure prend fin.

Et c’est là que me peurs se manifestent; lorsqu’un écrivain fait sa carrière et que son aventure arrête, les chances sont que certains vont être au courant. Mais si cette persona conclue sa période d’écriture, elle risque de sombrer dans l’oubli et l’interrogation. Comment va la vie que je ne pourrais peut-être jamais lire, mais dont je suis un peu curieux. On ne s’attache pas à des idées dans les blogues, on s’attache à des personnes qui montrent leur vie comme elles la voient.

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