Archive for juin 2010

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Été sur précipitations

19 juin, 2010

Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise? L’été dernier j’avais réussi à réanimer un squelette dans mon placard, j’ai été assez fou pour même écrire pendant un mois complet, à chaque jour. Aujourd’hui il ne me reste qu’un seul examen, puis je quitte le monde du secondaire. Avec un finger dans une main, mais je quitte tout de même. Aujourd’hui, surtout, on dirait que j’ai réussi à trouver la réponse à toutes les questions qui me trottait par la tête à l’âge de 17 ans. Cette réponse? Je suis un loser.

Oui, malgré les sourires, les travaux, les félicitations, les écrits, il ne change rien qu’après un beau dix mois, je suis un loser. Je ne serais pas dans la mémoire des gens, encore moins dans leur album de finissant. J’ai rien fait durant cette année qui mérite de l’attention pour les bonnes raisons. Et surtout, je sens avoir fait des ennemis, ou des personnes qui essaye de m’ignorer – et qui, soit clair, réussissent dans leurs fonctions. J’ai créé des personnes qui pensent que je me masturbe à chaque jour, qui pensent que je suis un psychopathe avec un marteau, un gars qui trippe sur de la musique que personne n’écoute, un vrai dégelasse. J’ai réussi à prouver que j’étais un fucké, et j’ai réussi à prouver que vous l’êtes tout autant.

Oh oui, j’ai mes problèmes, tout comme vous avez les vôtres. Vos avez vos limites, dont vous ignorez, vous n’êtes pas unique comme toutes les corporations vous le dites. Vous dites que vous tolérez la différence, jusqu’à ce qu’on vous montre ce que vous pensiez impossible. Vous dites que vous me comprenez, mais je le sais que ce n’est pas le cas. Personne n’est parfait, vous le savez, alors s’il-vous-plaît, faites-le.

Ce que je sais pour l’été, c’est que je vais essayer de revenir dans les cinémas malgré moi, et que je vais sûrement écrire sur le Festival d’Été de Québec mais à part de ça… l’inconnu total. Après avoir terminé un aussi gros bouquin, ça prend toujours du temps pour en commencer un autre, en septembre.

PROTIC, I love you but you’re bringing me down.

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Couleurs secondaires

15 juin, 2010

Je prendrais bien un fusil au dessus de l’oreille droite, braqué sur le crâne le doigt sur la cachette, mais sans l’intention de mourir, de me tuer, bien au contraire. En fait, ce qui sortira du canon même, ce serais un jet puissant de peinture, rouge préférablement, qui fracasse le visage violement. L’explosion de couleur, à la base même de mon esprit, sera une chose bienvenue dans mon cas. Ça ne donnera aucunement la mort, mais bien une constatation des évènements présents; ces personnes, ces élèves, ont quitté mon purgatoire d’école secondaire. On devient plus jeune avec l’âge, et moi qui a quitté cet environnement pendant des mois, il ne veut pas s’estomper. Tout ce qui me reste, ce sont ces murs, ces casiers gris, et mon envie d’afficher l’essence même avec un marqueur permanent.

PLAY your cards right. CREATE your vision. SHARE your problems.

Depuis que je me suis retrouvé à l’hôpital de jour, en pleine Basse-Ville, j’ai un intérêt particulier avec le graffiti. Cette idée de peinturer ces murs fades, ce paysage avec ses propres idées, sa propre vision de l’endroit même, c’est venu me chercher. Peut-être parce que j’ai écrit sur mon casier en décembre déjà, mais si vous me demandez mon avis, j’étais un peu naïf, pas vraiment prêt pour ça. Si vous voyez tous les barbots sur des feuilles lignés que j’ai fait depuis quelques semaines… j’ai laissé une marque dans un corridor, vide, seulement deux personnes à l’autre bout. Je l’ai fait dans le feu de l’action, en pleine pause du midi, deux personnes tout près. Je l’ai fait sans hésiter. Je n’avais plus peur de mes mots… je n’avais plus peur.

Mais avant que vous, les polices, se jetez sur moi, sachez que ça aurait pu être pire… j’aurais pu écrire «There Is Love In You» sur la rangée de case entre la porte C et l’aile B, vu que ça marche parfaitement avec les espaces.

Ça aurait été pas mal beau quand j’y pense.

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Zéros

11 juin, 2010

Cet article ne vise personne en particulier. En fait, s’il vise quelqu’un, c’est très certainement moi-même. Au moment où j’écris ce texte, tous mes collègues sont à leur Bye-Bye de fin d’année, et je ne serai pas présent. Je ne serai pas présent car les derniers jours ont révélé le pire des cas; je n’ai rien fait depuis cinq ans. Je n’ai pas réussi à bel et bien changer, et quand on aura passé à d’autre chose, je ne serais rien. J’étais rentré ici en étant un jeune homme timide, sans histoire, qui ne parle à personne vraiment. Je sortirai d’ici de la même façon. Même le but de laisser ma marquer sur ces murs d’école a réussi à m’échapper des doigts. J’ai fait des erreurs comme tout le monde, sauf que me relever de ses erreurs est presque impossible dans mon état. Je suis un fantôme. Je ne suis rien. Je suis une poussière dans ces couloirs.

Et pauvre moi, je vais au bal des finissants seulement pour être «poli», alias passer encore une fois pour un con aux yeux de tous. J’ai créé un blogue, qui a fini par me noyer et m’engouffrer parce qu’apparemment, sur internet, c’est tout ou rien. Parce que non, on ne peut pas avoir un blogue qui «complète» seulement une personne, non ça, ça serais stupide. Si j’ai fait des erreurs, je tiens à m’en excuser (Émilie, Louis, Sophie, je suis sincèrement désolé).

Si vous vous demandez pourquoi je réfère tout le monde aux gens que je connais en tant que «camarades» ou lieu d’amis, c’est parce que… je ne vous connais pas. Oui vous, vous pensez que nous sommes en somme amis à travers les années, mais j’ignore tout de vous; je ne vous ai jamais vu au-delà de ces murs d’école, je n’ai jamais passé du temps avec vous, non je reste ici comme un con. Et en échange je sens qu’on va m’oublier au bout de la ligne, car je me suis moi-même oublié quelque part.

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Plus loin dans la ligne

8 juin, 2010

Bonjour, j’écris ceci dans le moment donné, donc pas de préparation. Je voulais tout simplement donner mes impressions sur le « prochain » des Chemical Brothers, Further, qui sera en fait disponible le 22 juin. Comment ça se fait que je l’ai déjà écouté? Moi-même j’en suis un peu surpris, mais j’ai trouvé l’album ce matin sous la bannière iTunes Pass. Et si vous ne savez pas qu’est-ce qu’iTunes Pass, ne craignez rien, je ne le savais pas moi non plus. En fait, c’est comme lancer un album de façon compliqué, étalée sur quatre semaines. Alors cette semaine, on peut avoir «l’expérience visuelle» comme ils disent, de pouvoir écouter l’album intégral, sans interruption avec les petits films qui viennent avec. C’est un peu comme écouter un album à l’avance sur internet, sauf qu’il faut que tu paye avant. Ah! et les vidéos ne sont pas vraiment encore en haute définition, devra attendre encore deux semaines. Il y a encore d’autres bonus mais bon, l’album.

Qu’est-ce que je peux dire? Je pense qu’on peut certainement dire que c’est meilleur que leurs deux derniers, je pense – quoique c’est certain pour We Are the Night, qui n’a que deux bonnes tounes – et c’est sûrement leur plus audacieux parce qu’il n’y a aucune collaboration dans cet album. Aucune, et croyez-le ou non, c’est la première fois que les Chemical Brothers nous font ce coup-là. Ce qui me reste à dire est un peu inutile; « Escape Velocity » a l’air parfait pour WipEout, les vidéos si vous vous demandez, c’est pas mal minimaliste. C’est soit quelque chose de coloré sur fond noir ou bien quelque chose de noir sur fond coloré (quoique ce dernier arrive seulement une fois). Et ne vous inquiétez pas, la version complète de « Swoon » est meilleure, plus variée que le single et le clip qu’ils ont sorti, seulement la moitié est véritablement consacrée à cette chanson. L’autre moitié c’est pour « Dissolve ». Finalement, peut-être, « Horse Power » me fait un peu penser à Boys Noize, mais c’est sûrement à cause de la voix robotique qui répète le titre, comme le DJ allemand. Est-ce que je recommanderais? Oui, pourquoi pas, ça fait longtemps qu’on a pas eu un bon album des Chemical Brothers alors… allez-y.

À part de ça qu’est-ce que j’ai à dire? Bien j’ai scrapé mon ordi, après avoir perturbé l’endroit sacré (en bas à droite), et j’en ai eu un nouveau pour ma fête, crisse que je l’avais pas vu venir. Le problème c’est que j’ai encore perdu tout ce que j’avais qui n’étais pas sur mon iPod ou ma clé USB, et ça comprend maintenant Macromedia Fireworks, qui s’ajoute à Antidote. Au moins j’ai un plan pour l’été désormais. J’ai tout plein d’idées comme choses à écrire alors « Stay Tuned! »