Archive for août 2010

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Les invasions barbares

28 août, 2010

Je me souviens quand Obama a été élu président il y a presque deux ans. Pas de ce que j’étais en train de faire précisément ce soir-là, mais je me souviens du vent de renouveau et le relâchement qu’on a vécu. Souvenez-vous, on est passé à travers huit ans de George W. Bush et on pensait que maintenant qu’ils avaient élu le premier président noir des États-Unis, ils auraient pris conscience de toutes leurs erreurs et ils commenceraient à se reconstruire… on a leur a donné un peu trop de crédit.

Je n’ai aussi jamais compris pourquoi il y a du monde qui, en si peu de temps, ont décidé de se retourner contre ce gouvernement aussi vite. Je ne parle pas des Américains je parle surtout de – je déteste revenir sur le sujet – le lip-dub de mes anciens collègues au secondaire, parce que si vous commencez à crier sur Obama et comment il n’est pas capable de changer les choses finalement, vous ne comprenez pas entièrement l’ampleur du problème (quoi que ce n’est qu’un seul des problèmes que le vidéo avait, soyez certains). En fait, si l’élection d’Obama nous a appris quelque chose, c’est comment ce pays était rendu brisé, perdu, et aussi divisé. Pour moi, les États-Unis ne sont unis, loin de là. Et s’il n’est pas américain au bout du compte, c’est une excellente chose parce que ça veut dire qu’on ne peut plus les laisser à diriger leur pays tout seul, sans que tout commence à foirer.

Enfin, si je vous écris aujourd’hui, c’est grâce à la manifestation du Tea Party aujourd’hui. J’ai découvert ce groupe lorsque j’étais à l’hôpital de jour – oh l’ironie! – et honnêtement, c’était le signe, le signe que le rêve américain était mort. C’est le comble de toutes les années d’échec que les États-Unis ont eu, des idées conservatrices désinformées; du monde qui pense encore qu’ils sont encore au-dessus du monde entier. Dire que les États-Unis sont le pays le plus puissant au monde aujourd’hui est une véritable «joke». Quand t’as plus besoin d’Al-Qaïda pour détruire ton propre pays, t’as un sérieux problème.

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Requiem pour l’enfance

21 août, 2010

Arcade Fire a sorti leur dernier album il y a quelques semaines, The Suburbs. Oui c’est bon, mais croyez-le ou non, nous ne parlerons pas de cela. En fait, suite au succès de l’album, iTunes a décidé de mettre leurs deux premiers albums, Funeral et Neon Bible, en rabais. J’ai finalement acheté Funeral, et je sens que j’aurais sûrement dû le faire avant; j’ignore pourquoi j’ai attendu si longtemps, bordel.

C’est qu’Arcade Fire a été une très grande partie de ma sixième année au primaire, ou n’importe quelle année que c’était. C’était dans le temps où Musique Plus parlait encore de musique (BOOM!) et j’étais encore dans le néant qu’est l’enfance. Funeral est bien sûr sorti en 2004, et sur l’album il y a deux chansons qui je pense vont rester avec moi à cause des expériences. La première est “Rebellion (Lies)”, que j’ai baptisé «La toune de 9 heures». La raison pour cela, c’est que la télé principale était en bas et mes parents essayaient de regarder leurs nouvelles à 21h. Sauf que lorsque “Rebellion” commençait à passer à haute rotation, elle passait exactement à 21h à chaque jour de la semaine. Et on essayait toujours de rester là-dessus, et ça vient d’un gars qui choisissait le bulletin de nouvelles pour éviter Macaronia tout garni à tout prix.

La deuxième est “Neighborhood #3”, et c’est aussi à cause d’écoutes régulières à chaque jour à une heure précise. Je vais vous expliquer; vous savez dans le temps Musique Plus avait un Buzzclip qui était un vidéoclip qui passait toujours à chaque bloc de vidéoclips, et ce, pendant une semaine. Un jour j’ai réussi à apprendre le truc de l’heure précise de diffusion; si j’arrivais en courant de l’école, qui finissait à 15h soi-dit en passant, j’arrivais tout juste pour le Buzzclip. La semaine où j’ai pogné le truc c’était pour “Speed of Sound” de Coldplay… et je vous mentirais si je ne vous disais pas que je l’écoutais le volume au fond en chantant… j’ai évolué. Cependant, “Neighborhood #3” était le clip de la semaine suivante, et j’ai fait exactement la même chose. Pour un album qui parle de jeunesse dans un monde dur, c’est resté avec moi.

Enfin, il y aurait peut-être une autre chanson, mais celle-ci va sûrement me hanter d’une façon ou d’une autre… c’est la piste 10, “In the Backseat”. Quand j’ai emprunté l’album à ma bibliothèque, je me souviens que je ne l’avais pas aimé. Cette chanson, qui parle du confort de rester passager de la vie pendant ses jeunes années, jusqu’au jour où l’on doit assurer les commandes de sa propre vie, sans ses parents… je ne la comprenais pas auparavant, jusqu’à sentir un certain remord. Surtout que, “In the Backseat”, je la comprends désormais, car elle arrive à moi. Le cégep commence lundi. Il fallait bien que je mette fin à ma jeunesse avec la chose qui la représente le plus.

Pardonne-moi Régine. S’il-te-plaît, pardonne-moi.

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Le Purgatoire

18 août, 2010

Aujourd’hui je vais vous apporter un moment à l’endroit où je travaille; ne vous inquiétez pas, on ne parlera pas de job aujourd’hui. J’ai juste besoin de ça pour vous situer. Bon, nous sommes sur le Boulevard Wilfrid-Hamel, et juste en face à gauche il y a une rue qui s’appelle la rue Claude-Jutras qui passe juste en arrière des cinémas – ironique quand même; on met une rue au nom d’un des plus grands cinéastes québécois caché derrière un Cinéplex Odéon. Si vous continuez dans le même sens vous trouverez un Dollarama, un ancien cinéma, un Sears qui ne décollera jamais, un Wal-Mart toujours remplis et puis finalement un EB Games tout au fond. Ça justifie la grande marche. La raison pourquoi je vous parle de cela, c’est que depuis que j’ai pris mon boulot, je vois l’autoroute Duplessis comme mon véritable Purgatoire, à moi tout seul, et je ne vous ai toujours pas parlé de l’autre bord de l’autoroute.

La raison pourquoi cet endroit m’emporte autant, aussi banal que les magasins ont l’air, ça remonte personnellement à deux ans auparavant. Qu’est-ce qu’il s’est passé il y a deux ans? J’étais un enfant stupide. D’accord, j’étais un blogueur stupide, si on considère l’âge. Je me souviens qu’à chaque vendredi de l’été, j’allais prendre ma journée dans ces stationnements. J’achetais le matin et j’allais au cinéma après-midi. Je considérais ça comme une bonne marche, comme on dit, et aussi déprimant qu’étais le Wal-Mart, c’était la seule option pour aller chercher autre-chose qu’un jeu ou de la nourriture.

Comme j’ai dit, j’étais un blogueur stupide. Maintenant allons voir comment ça va aujourd’hui; bon, et bien, le champ de construction est devenu un immeuble de décoration encore plus inutile, le Sears ne pogne toujours pas – sauf que, pour une raison ou une autre, ça me saute plus aux yeux – le Wal-Mart est devenu emmerdant désormais, comme étant un fabuleux exemple de «Tout ce qui peux aller mal, et ira mal, dans le capitalisme», et finalement, on a une année de merde au cinéma.

Tous ces éléments ont l’air ordinaires tout seuls, après tout c’est un problème personnel, mais imaginez que j’aille marcher le grand kilomètre de stationnement, de rêves perdus qui ne vont jamais être retrouvés. Imaginez les grandes erreurs de la naïveté du débutant, étalée sur une distance gigantesque. Et imaginez que la rançon d’une telle marche est une simple pensée qu’on a hâte de revenir chez nous avec un jeu entre les mains. Si je veux me sentir aussi pathétique dans mes vieilles années, ne cherchez plus. Ben, au moins il n’y a pas vraiment de chance de trouver un sans-abri sur les lieux, en train de manger du Quiznos avec des tics nerveux… ah merde, j’en ai vu un, un après-midi. Ça va prendre du temps à oublier, je crains.

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Grow Up, Vincent!

11 août, 2010

Introduction.

Je reviens au clavier, je vis mon été de transition. Je sens qu’il faudrait que je vous parle maintenant. Vous avez raison, mais sans une bonne introduction j’ai le sentiment que tout ce que je dirai vient un peu de nulle part. Je vais commencer le cégep à la fin du mois, c’est un nouveau chapitre, et comme toujours, il faut une bonne introduction.

Où suis-je tout d’abord? …Eh bien, j’ai déjà une bonne idée pour ce qui est de mes amis; ils sont sûrement en train de vivre leurs derniers mois avant les nouvelles études, certains ont leurs voitures, certains ont leur appartement, j’espère au moins que tout le monde à un boulot quelconque. Moi? Bien vous savez, je suis vraiment merdique pour prévoir n’importe quoi, même une nouvelle étape d’éducation merde! Comprenez cela: si plusieurs ont mis beaucoup de temps sur leur choix, et ils ont bien raison de le faire, j’ai été de mon côté le simple paresseux d’ambition, qui ne sait pas pantoute où aller pendant deux ou trois ans, mais crisse ce qui est certain, c’est qu’il s’en va à l’université. Ce n’est pas comme si je pouvais faire de quoi pour changer ça, je n’ai pas été à l’école pendant quatre ou cinq mois!

Alors ou suis-je? Je vieillis. Oui, c’est ça le mot; ça m’a pris un après-midi pour arriver à cette conclusion calvasse! Je n’ai peut-être pas la chance que vous avez – en fait, j’ai rarement la chance que vous avez, mais la vie continue, les perspectives changent, et on se reverra peut-être au cégep.

Attendez, c’est vrai je m’en vais à Xavier-Garneau… bof, rien qu’une petite marche ne peut conquérir.

Note: Sachez que mon routeur sans-fil est rendu très emmerdant ces jours-ci. Vous avez pas idée comment ça m’enrage.

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Carte postale

9 août, 2010