Archive for octobre 2010

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Le troisième endroit

29 octobre, 2010

Je voulais absolument écrire un article sur mon histoire avec ma PlayStation 2, ou même mon histoire avec PlayStation tout court, depuis le quinzième anniversaire de la famille, commencée le 9 septembre 1995 aux États-Unis – je le sais parce que j’ai écrit sur l’histoire de la première console. Bien sûr, plusieurs facteurs ont fait en sorte que je n’ai pas pu le faire, mais il était hors de question de manquer cet anniversaire, surtout que j’ai un plus grand lien avec la PS2 qu’avec l’originale. Et de plus, vu que cet article est assez personnel au bout du compte, ça me donne le droit de le faire.

Juste pour vous situer comment cette console est importante pour moi, je me souviens de la date précise quand j’ai acheté ma PS2; c’était le 31 décembre 2006 – assez difficile d’oublier cette date. La Wii et la PlayStation 3 venait de sortir tandis que la Xbox 360 était bien installée depuis un an, et j’avais la grande impression de manquer beaucoup de choses, car c’était bel et bien le cas. La console que j’avais eue avant celle-là est une Gamecube, et à chaque fois que je mets les yeux sur ma collection je pousse à coup sûr un soupir de découragement. Cette attitude se rabat sur deux titres: Need for Speed: Underground 2 et The Urbz: Sims in the City… ce n’est pas seulement que ces jeux sont mauvais, le malheur vient au fait que j’ai trop longtemps joué à ces jeux, noyant sûrement 30 heures dans The Urbz! Et ces jeux définissent malgré moi cette ère sombre. Une chance que je me suis acheté une DS à un certain moment!

Mais bon, la PS2. Ce sentiment de manque était généralisé pour tout vous dire, et finalement après un bon petit 10 minutes d’argumentation – en fait, non, je dirais plus 5 minutes, j’ai pris mon argent de camelot un beau matin dans un Microplay, qui n’existe plus soi dit en passant, et je suis allé chercher une belle PlayStation 2 avec Psychonauts. J’ai seulement pu passer Psychonauts cet été, en 2010, mais si vous pouvez y jouer, par-dessus tout, faites-le, le seul problème étant que tous les autres jeux de Double Fine seront dans l’ombre de cette excellente expérience. Ouais c’est toi que je regarde, Brütal Legend. Je m’excuse sincèrement.

Peu à peu la collection s’est agrandie, d’abord avec Bully qui tristement n’a pas bien vieilli du tout, et Burnout 3: Takedown. Ah! Ici nous avons des bonnes histoires! Je pourrais bien vous parler du pseudo-record de 95 Takedowns que j’ai fait, mais aux dernières nouvelles j’ai trouvé quelqu’un qui a réussi à me battre. À la place, en voici une meilleure: il y a quelques années, mes parents ont gagné un voyage à Las Vegas. Ne quittez pas, le voyage a été gagné à cause de l’entreprise, et finalement Las Vegas c’est plate à moins que vous passez le temps avec Raoul Duke. Alors, à cause de cela, j’ai dû passer deux semaines chez ma tante. J’avais apporté ma console avec Burnout 3, et sans blague, ma cousine qui était très jeune au moment a réussi à faire 20 Takedowns dans un seul Road Rage, et pour une fille comme elle, c’était un véritable évènement. Enfin, pour moi ce l’était. En fait, ne tournons pas autour du pot. Burnout 3: Takedown est sûrement un de mes jeux préférés de tous les temps, avec MotorStorm. Avant d’avoir ma PS2, j’allais jouer à ce jeu sur la Xbox de mon ami d’en face, et quand je l’ai acheté croyez-moi que j’y ai joué en maudit!

Après ça, l’histoire s’est embrumée. J’ai acheté Ape Escape 3 – I have no shame! – Lumines Plus, Mercenaires et autres, pour que finalement j’achète ma PlayStation 3 en octobre 2007. J’ai réussi à mettre la main sur un transfert de carte mémoire et d’autre part j’ai vendu ma PS2 à ma cousine. Des fois je mettais la main sur des jeux usagés, mais en conclusion, aussi petite que ma collection est, cette plate-forme avait déjà laissé une bonne empreinte sur ma vie.

Jusqu’à maintenant!

Jusqu’à cette année pour être précis. Vous vous souvenez peut-être de mon séjour dans un hôpital de jour au début de l’année – si vous ne le saviez pas eh bien… bienvenue dans mon monde! – et de l’affaire Beyond Good & Evil. Ce qui s’est passé, c’est que l’enseignante a apporté au tout début de l’expérience la PS2 de son fils qui était coincée dans le grenier je pense, et j’ai vraiment pris beaucoup de responsabilité là-dessus! Je rangeais les jeux, j’ai aidé le local d’à-côté à brancher la Wii, et au final j’ai joué à principalement trois jeux: Beyond Good & Evil, sur lequel je ne regrette rien (un mot: Gamefaqs), Sly Cooper and the Thievius Raccoonus et Gran Turismo 3: A-Spec. D’ailleurs si vous voulez savoir pourquoi je suis excité à propos de Gran Turismo 5, c’est à cause de GT3. C’est vraiment à ce moment que j’ai cliqué et que j’ai souhaité avoir plus de jeux de courses de simulation. Et si en revanche vous voulez savoir pourquoi j’ai acheté Ape Escape 3: …Gran Turismo 4.

Non seulement cela, mais j’ai passé beaucoup de temps cet été à jouer à des jeux de PlayStation 2, notamment Jak II et Psychonauts, et j’ai eu ce regain d’intérêt par rapport à cette plate-forme. D’ailleurs si par hasard, vous cherchez un endroit qui non seulement vend encore des jeux pour la console, mais des jeux qu’on voudrait jouer, j’ai réussi à trouver un endroit qui non seulement vend des jeux basés sur les séries qui n’ont pas vraiment continué dans la génération, mais des jeux qui sont encore dans leur emballage. Il s’agit du Loblaws. Eh oui! Apparemment, vu que personne ne s’en va acheter des nouveaux jeux vidéo dans une épicerie, ceux-ci ont encore un grand stock de ces jeux. C’est comme ça que j’ai eu une copie de MLB Power Pros, nouveau, pour 5$… et je n’y ai quasiment pas joué en plus!

Je vais vous avouer que cet article était très «nerdy» de ma part. Je veux dire, 1000 mots sur ses expériences avec une console, ça doit vraiment faire peur aux filles. Mais bon, si ceci parait être un cri d’amour, c’est parce que ce l’est. Je ne pense pas qu’on peut trouver un catalogue de jeu aussi varié et de qualité que celui-ci, et je pense très bien que Microsoft et Nintendo n’était aucunement près pour un tel phénomène; un phénomène de 145 millions de PlayStation 2 partout dans le monde. Alors au final, je lève maintenant mon verre à cette console qui sera sûrement dans les livres d’histoire dans le futur… And now, for the finishing blow! Read the rest of this entry ?

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Saison morte

24 octobre, 2010

Que l’on écrive dans les livres d’histoire, de psychologie, que l’automne est sans aucun doute la pire saison sur laquelle déprimer.

Cette période de l’année m’avait ravagé un an auparavant, et cette année non seulement la prescription est plus grande, mais l’on doit y ajouter un médicament pour la peau qui tombe sur les nerfs en secondes. On m’a dit que ça s’était amélioré, mais j’ai d’autre chose à faire que prendre note de ma face au fur et à mesure. Voici le problème de cette saison; vous pouvez dire n’importe quoi, n’importe quoi au fait que les couleurs sont variées, que certain trouvent cette saison romantique, que l’on trouve tout plein de sorties de jeu pour Noël, rien ne change le fait que vous vous promenez dans un paysage mort, qui attends patiemment sa belle fin. Rien ne change au fait que le ciel est d’un blanc morbide, un blanc qui cache les soleils d’au-delà qui nous donnait tellement d’espoir il y a plus tôt. C’est un point mort entre un soleil chaud et une nuit calme.

Et vous savez qu’est-ce qui est le pire? C’est que vous n’y pouvez rien, absolument rien et que tout le monde autour de vous voient cela normalement. Parce que c’est normal en fait, vous avez vécu ce moment plusieurs fois il n’y a pas si longtemps, et pourtant cette perception est blasée aujourd’hui. On ne peut blâmer personne.

C’est ainsi qu’il ne me reste qu’onze jours d’Accutane. Patience, patience.

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Session deux

17 octobre, 2010

Deuxième partie de mes textes de cercle d’écriture, c’est là que ça s’est un peu compliqué pour moi (allez savoir pourquoi), mais ce que je peux dire c’est que les deux sont des poèmes et que les deux ont un vague futuriste dans leur inspiration. Le premier – ou bien le quatrième si je compte les précédents, s’inspire d’abord d’une petite série qu’a faite Penny Arcade qui s’appelle Automata, et j’avais décidé de faire une histoire dans cet univers. Les deux séries sont toutes les deux excellentes d’ailleurs (La première est ici et la deuxième, une collaboration, est ), et… c’est spécialement ici que ça s’est vraiment compliqué si vous me demandez mon avis. Le cinquième découle de ma période Kid A, auquel je passe encore à travers, et surtout de la chanson «Idioteque». Vous pourriez même dire que j’ai pris beaucoup à la pièce, et je sais très bien que je ne peux m’en défendre. Mais bon, c’est tout ce qu’il y a de bon dans mon cahier en ce moment. Nous allons sûrement y retourner, mais on va devoir attendre un mois au moins avant que je puisse revenir avec ce que j’ai. Après tout, merde, il faudrait bien que j’écrive d’autre chose.

4e, poème basé sur deux cadavres exquis

Automata

L’invention mal en point s’habile
Les gants affreux sur une montre
L’artificiel sera à la chaîne
Car nous serons tous pareils
À l’exception de code de barre en noir
Derrière ton cou, ton imperfection parfaite

Mais en attendant tous les soirs de 20h
Ils pleureront des larmes de métal en mal
Et si notre expérience ne porte pas d’OGM
Nous fuirons l’auvent chaotique instruit
Et le gant de boxe rangé de la pharmacie
Ce sera notre édition limitée

5e, poème basé sur la forme d’un texte d’Alain Grandbois (il y a un mot précis pour cela, mais malheur je ne l’ai pas trouvé)

Bunker

Les soleils éclairaient la vallée pleine
Auquel la mémoire des arbres regardait ses racines incendiées
Et les enfants s’approchaient du ciel

Il y avait au loin du paysage
Des sons de silence et de vide

Avec cette seule impression elle touchait
Elle implosait les traces invisibles et importées

C’était l’heure perdue et pourtant
La populace, tous se recueillaient

Et puis le soleil s’est fermé

The first of the children. The first of the children.

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Session un

16 octobre, 2010

J’haïs ça quand j’arrête complètement d’écrire. Ce n’est pas parce que j’ai cette pression d’écrire des articles le plus possible comme quand j’étais pas mal niaiseux, c’est simplement que je passe à côté de tout plein de sujets sur lequel j’aimerais mettre mes deux cents, sauf que je finis tout le temps par laissez ça passer et puis c’est déjà trop tard. C’est une petite facette qui me manque, même si j’ai globalement laissé tomber la politique, et pour un enfant qui regardait les nouvelles régulièrement à un très jeune âge, ça veut dire quelque chose.

En fait j’ai continué à écrire, un peu. Je fréquente un cercle d’écriture à mon cégep. Là n’est pas le problème, vous devez avoir une bonne idée comment ça marche – sinon, bof, demandez à quelqu’un, mais ce qui se passe en ce moment c’est que j’ai ce cahier avec un bon nombre de textes et je pensais à peut-être vous les publier. J’y ai pensé pendant une semaine environ, je dirais même bien plus, surtout considérant mon article précédent. Et non, je ne décolère pas sur la question; tous les politiciens rêveraient d’avoir ce don de deux faces parfaites.

Enfin, les textes. Je n’ai aucune idée quoi dire sur eux alors je vais juste vous les donnez tout craché. Vous pouvez d’ailleurs voir certains thèmes que j’ai déjà explorés dans d’autres billets sur ce blogue, à part de ça, voici donc ce que j’ai écrit.

1er, texte sans «je», «tu», «et», «pas» et «ne»

Il amenait un cocktail Molotov, versé dans un verre verrat, sur la place publique. Son visage camouflé, noir d’un bandeau, laissant qu’un regard essoufflé mais confiant visant la troupe. Cela faisait des jours que la civilisation semblait avoir quitté le port; le smog épais pesait sur tous ceux qui restaient à présent.

2e, suite de citation (Réjean Ducharme dans celui-ci)

«La tête couronnée de phylactères, nous prions chaque matin et chaque soir.» Nous prions que le zombie du rêve américain vienne frapper à notre porte, même après avoir perdu la bataille, la retenue, et autres membres du corps primordial. Le déclin de l’empire américain et les invasions barbares; pas envie de voir l’âge des ténèbres. Ça va de soi de dire que les États-Unis n’ont jamais été aussi divisés, et pourtant on y voit que du feu dans le pétrole. Cependant, soyons honnêtes, aussi triste et emmerdant que ça peut être, c’est facile à comprendre dans la désolation juste. Pensez-y: nous avons vécu sur un paquebot si haut et grandiose, sans même voir la mer. Si personne ne connaît l’océan, qu’est-ce qu’ils feraient s’ils s’enfonçaient dans l’abîme?

3e, texte sans ponctuation (à la manière de Mathieu Arsenault)

J’ai vécu dans un sous-sol nocturne pendant un été la porte laissant cette lumière étrange comme un comte Dracula au bout du compte qui regarde avec déprime son lit avec les draps humides preuve que l’anatomie humaine entre la libido et le cerveau est encore plus cruelle qu’un pauvre paysan qui se fait bouffer par un ours enfin pour moi j’ai envie de voir ces films merdique qui viennent au-delà de minuit avec la médiocrité d’antan allez hop un peu de sincérité car une banlieue dans un zoo la nuit ça perd tout son sens organisé sous ces lumières rouges priez que le matin vienne avec le chat et que je puisse compter sur ma prescription d’ironie personne ne peux se passer de son meilleur ennemi croyez-moi.