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Session un

16 octobre, 2010

J’haïs ça quand j’arrête complètement d’écrire. Ce n’est pas parce que j’ai cette pression d’écrire des articles le plus possible comme quand j’étais pas mal niaiseux, c’est simplement que je passe à côté de tout plein de sujets sur lequel j’aimerais mettre mes deux cents, sauf que je finis tout le temps par laissez ça passer et puis c’est déjà trop tard. C’est une petite facette qui me manque, même si j’ai globalement laissé tomber la politique, et pour un enfant qui regardait les nouvelles régulièrement à un très jeune âge, ça veut dire quelque chose.

En fait j’ai continué à écrire, un peu. Je fréquente un cercle d’écriture à mon cégep. Là n’est pas le problème, vous devez avoir une bonne idée comment ça marche – sinon, bof, demandez à quelqu’un, mais ce qui se passe en ce moment c’est que j’ai ce cahier avec un bon nombre de textes et je pensais à peut-être vous les publier. J’y ai pensé pendant une semaine environ, je dirais même bien plus, surtout considérant mon article précédent. Et non, je ne décolère pas sur la question; tous les politiciens rêveraient d’avoir ce don de deux faces parfaites.

Enfin, les textes. Je n’ai aucune idée quoi dire sur eux alors je vais juste vous les donnez tout craché. Vous pouvez d’ailleurs voir certains thèmes que j’ai déjà explorés dans d’autres billets sur ce blogue, à part de ça, voici donc ce que j’ai écrit.

1er, texte sans «je», «tu», «et», «pas» et «ne»

Il amenait un cocktail Molotov, versé dans un verre verrat, sur la place publique. Son visage camouflé, noir d’un bandeau, laissant qu’un regard essoufflé mais confiant visant la troupe. Cela faisait des jours que la civilisation semblait avoir quitté le port; le smog épais pesait sur tous ceux qui restaient à présent.

2e, suite de citation (Réjean Ducharme dans celui-ci)

«La tête couronnée de phylactères, nous prions chaque matin et chaque soir.» Nous prions que le zombie du rêve américain vienne frapper à notre porte, même après avoir perdu la bataille, la retenue, et autres membres du corps primordial. Le déclin de l’empire américain et les invasions barbares; pas envie de voir l’âge des ténèbres. Ça va de soi de dire que les États-Unis n’ont jamais été aussi divisés, et pourtant on y voit que du feu dans le pétrole. Cependant, soyons honnêtes, aussi triste et emmerdant que ça peut être, c’est facile à comprendre dans la désolation juste. Pensez-y: nous avons vécu sur un paquebot si haut et grandiose, sans même voir la mer. Si personne ne connaît l’océan, qu’est-ce qu’ils feraient s’ils s’enfonçaient dans l’abîme?

3e, texte sans ponctuation (à la manière de Mathieu Arsenault)

J’ai vécu dans un sous-sol nocturne pendant un été la porte laissant cette lumière étrange comme un comte Dracula au bout du compte qui regarde avec déprime son lit avec les draps humides preuve que l’anatomie humaine entre la libido et le cerveau est encore plus cruelle qu’un pauvre paysan qui se fait bouffer par un ours enfin pour moi j’ai envie de voir ces films merdique qui viennent au-delà de minuit avec la médiocrité d’antan allez hop un peu de sincérité car une banlieue dans un zoo la nuit ça perd tout son sens organisé sous ces lumières rouges priez que le matin vienne avec le chat et que je puisse compter sur ma prescription d’ironie personne ne peux se passer de son meilleur ennemi croyez-moi.

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