Archive for mars 2011

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Pendant ce temps, en Libye…

26 mars, 2011

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Épitaphe quotidienne

24 mars, 2011

Suite de poèmes, 21 février. Considérez-les comme un tout.

Épitaphe quotidienne

J’ai une montre cassée, elle est à l’heure du jour
Pourtant je n’ai jamais trouvé le temps
Le volume des choses a peine à rester
J’attends la prochaine patience
J’entends les prochaines sciences

Les jours de nuits orange
Veulent retrouver les haut-parleurs intimes
Les émotions au bout des fils criants
Mais peut-être fera-t-il trop chaud en hiver
Et je sens les prochaines cadences

Pouvez-vous désinfectez ce piano, mon cher
Dont les cordes ont percuté un jeune homme
Qui saigné pour tous ceux qui n’en voulait rien
De toute son encre indélébile qui partira
Il a demandé à une éducation:
«Apprenez-moi comment vivre sans y laisser mon âme»
Ils lui ont montré Fabienne Larouche
Pouvez-vous désinfecter ce piano, mon cher
C’est à mon tour de pleurer sur la forêt symphonique

Je souhaiterais vous dire vouloir assister aux nuits de lampadaires
Aux autoroutes extraordinaires
Le virus commercialisé a givré les fenêtres
Juxtaposé la drogue et l’alcool selon le paranoïaque
Sali ton visage intoxiqué si beau
Que je veux encore embrasser, embraser par terre
Avant la fin du monde à sept heures

En marchant sur les neiges ensanglantées
Il me reste seulement l’espérance
De pouvoir confectionner une petite grosse planète
Un Boucherville d’astronaute
Et mon deuxième soleil, ma lampe
Où gravite le froid, la lourdeur
L’horreur et l’aurore

Et cette peinture blanche sur les miroirs
Sur les mouchoirs; ils en pleurent les traîtres
Mais si c’était moi le traître, le trait?
Sur la limite d’aujourd’hui sans horizon
Aux politiciens drôles ayant achevé l’humeur
Parce qu’un gouvernement sans crédibilité
C’est parfaitement normal

Réveillez le poète des banlieues
Il s’est engouffré dans un trou si creux
Et c’est probablement pour le mieux

Réveille-toi

Réveille-toi

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Session quatre

18 mars, 2011

1er février, autoportrait

Je m’appelle Vincent
Je suis un bordel de 17 ans d’expérience

J’ai vécu l’apocalypse abrégée il y a pas si longtemps
Dans une atmosphère lente dit-on
En regardant les roches électroniques
Laissés sur la route

Je suis devenu un martini tabassé
Par le Téléjournal 18h
Je suis des yeux la carcasse infinie
Un rythme muet entendent-ils

J’ai écouté la radio d’aujourd’hui d’hier
J’ai commencé à saigner des oreilles
J’ai perdu la seule conscience qui me restait
Cris d’un son court-circuité

J’ai déjà poignardé un bonhomme bleu
J’ai reçu du Windex dans les yeux
Je fuis désormais la laverie aride
Les chialeux nous diront d’avantage

Je suis celui que vous ne voulez pas être
Je suis le cratère créatif

15 février, poème de verbes à l’infinitif

Rencontrer
Bourrer
Désirer
Fourrer
Fucker
Friper
Embrasser
Embraser
Baiser
Pénétrer
Péter le feu
Chauffer
Toucher
Surveiller
Crier
Jouir
Pour dormir
Pleurer
Choquer
Jamais bander

22 février, proverbe

Les militants antitabac réclament le cessez-le-feu
Les prudents se jettent devant le train
Les militaires font taire les milices
Les indécis sont 100% derrière nous
Les pauvres sont riches d’idées
Les riches sont pauvres en gras
Les obèses mangent des claques
Les politiciens sont justes jaloux
Et la joke continue à 22h sur toutes les chaînes
Vive Jersey Shore sur le St-Laurent

29 février, improvisation

Banlieue: Endroit où les enfants viennent mourir, où la jeunesse vient pourrir.

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Tempête

18 mars, 2011

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Endless Endless

14 mars, 2011

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Europe Endless

14 mars, 2011

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