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Épitaphe quotidienne

24 mars, 2011

Suite de poèmes, 21 février. Considérez-les comme un tout.

Épitaphe quotidienne

J’ai une montre cassée, elle est à l’heure du jour
Pourtant je n’ai jamais trouvé le temps
Le volume des choses a peine à rester
J’attends la prochaine patience
J’entends les prochaines sciences

Les jours de nuits orange
Veulent retrouver les haut-parleurs intimes
Les émotions au bout des fils criants
Mais peut-être fera-t-il trop chaud en hiver
Et je sens les prochaines cadences

Pouvez-vous désinfectez ce piano, mon cher
Dont les cordes ont percuté un jeune homme
Qui saigné pour tous ceux qui n’en voulait rien
De toute son encre indélébile qui partira
Il a demandé à une éducation:
«Apprenez-moi comment vivre sans y laisser mon âme»
Ils lui ont montré Fabienne Larouche
Pouvez-vous désinfecter ce piano, mon cher
C’est à mon tour de pleurer sur la forêt symphonique

Je souhaiterais vous dire vouloir assister aux nuits de lampadaires
Aux autoroutes extraordinaires
Le virus commercialisé a givré les fenêtres
Juxtaposé la drogue et l’alcool selon le paranoïaque
Sali ton visage intoxiqué si beau
Que je veux encore embrasser, embraser par terre
Avant la fin du monde à sept heures

En marchant sur les neiges ensanglantées
Il me reste seulement l’espérance
De pouvoir confectionner une petite grosse planète
Un Boucherville d’astronaute
Et mon deuxième soleil, ma lampe
Où gravite le froid, la lourdeur
L’horreur et l’aurore

Et cette peinture blanche sur les miroirs
Sur les mouchoirs; ils en pleurent les traîtres
Mais si c’était moi le traître, le trait?
Sur la limite d’aujourd’hui sans horizon
Aux politiciens drôles ayant achevé l’humeur
Parce qu’un gouvernement sans crédibilité
C’est parfaitement normal

Réveillez le poète des banlieues
Il s’est engouffré dans un trou si creux
Et c’est probablement pour le mieux

Réveille-toi

Réveille-toi

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One comment

  1. Bonjour Vincent,

    Je te lis toujours avec beaucoup d’intérêt et sache que j’apprécie ta poésie. Tu sais à quel point la poésie est mon dada de prof, hein? 😉 Tellement peu de gens ont cette espèce de sensibilité poétique insaisissable… et toi, tu l’as! Tu crées des images complètement délirantes qui me plaisent beaucoup. Peut-être serait-ce une bonne idée d’envoyer quelques-uns de tes textes à des revues littéraires (comme « Nuit blanche », par exemple).

    Au plaisir,
    Martin



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