Archive for août 2011

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SUR LE RYTHME – Critique du film

14 août, 2011

Il y a une citation de l’épisode de Mystery Science Theater 3000 consacré au film Zombie Nightmare qui sera encrée dans ma tête jusqu’à ma mort: «This is either America ten years ago or Canada today.» Ce n’est pas parce que le film a justement été filmé à Sainte-Anne-de-Bellevue, mais parce qu’après avoir tout simplement tassé l’affirmation de côté du revers de la main, je me suis rendu compte de comment elle était fondée. Plusieurs Canadiens ont bel et bien une envie d’être comme leurs grands frères du sud, à travers des évènements culturels, politiques, et historiques. Et croyez-moi, on n’avait pas besoin de Stephen Harper pour faire tout ça.

Ce qui nous amène au film québécois sorti récemment Sur le rythme, film de danse avec le gagnant de So You Think You Can Dance Canada, Nico Archambault. Savez-vous qu’est-ce qui est sorti exactement cinq ans moins un jour plus tôt? …Step Up. Cela ne peut pas être une coïncidence! Et pourtant le film réussit à éviter plusieurs des pièges d’un tel projet. Read the rest of this entry ?

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Session cinq

11 août, 2011

Trop lointain pour des dates

Les jambes rackées comme du bois
Le sourire forcé de milliers de poupées de porcelaine
Tous éclatés sur le planchez chez Rita
Après avoir vu la fissure dans mon visage

Au-delà de la maison, il n’y a rien
Au-delà du lampadaire, il n’y rien
Je vois un trou noir par ma fenêtre
Il n’y a plus assez d’eau pour les reflets
Seulement pour les inondations dans notre salon

Apparemment il se passe quelque chose
Apparemment ce sera bientôt mon devoir
D’apprécier les vendeurs de voitures incendiées
Pour savoir combler monsieur et madame tout-le-monde
Ces enfoirés d’enfants de chienne

Ma gorge m’irrite, mais je veux encore crier
Vomir le génie qui me reste dans la cuvée
Je regarde mon squelette épileptique de minuit
Je saigne si je vais trop loin
Dans ma réflexion réfléchie sur la bave écartelée

Je suis malade
Mais mes condoléances ironiques sont à vous

La culture se fait massacrer sur les marches du Potemkine
À coup de shotguns automatiques festifs
Au nom de la semaine des lundis en circulation
Les enfants sur médication raffolaient des tambours
Je le sais, j’étais le meurtrier des imposteurs éphémères
Endormi sur le sang plastique et pétillant
Déposez votre couronne chers téléspectateurs
La boue s’occupera du reste

Sous les confettis fades
Les gens nous diront que nous avons réussi
Pourtant lorsque ton innocence est tombée
Je n’étais pas là
Ils te trouveront dans un monde de 24 images
Dans les restants d’amours jetables
N’oublie pas nos couteaux amoureux
Je brûle mon adolescence ce soir