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Quarantaine

23 décembre, 2012

Écriture automatique.

Quarantaine

Des fois je m’imagine
Un monde où je n’existe pas
Car je suis sûr qu’il en deviendra un meilleur
Je recommence mes maux à chaque jour
La page blanche continue m’attrape
Elle m’empoisonne le ventre plein
De cassettes VHS broyées dans la salive
J’ai épuisé tous les putains de stylo que j’ai trouvé
Et pourtant je n’ai rien écrit
À travers des lettres qui braillent en même temps que moi
Tu me bouffes, constamment
Pour ensuite vomir dans la cuvette
Je peux seulement retranscrire ma peine crachée sur le sable
Quand personne ne regarde dans le vide

Des fois je me dis que je vous ai contaminé
Que j’ai crevé vos sourires dégonflés
Au nom de concepts abstraits littéraires et latéraux
Souhaitez le statu quo, mes chers
Au moins vous serez le seul à souffrir
Et vous n’interromprez pas un party de famille en pissant sur le plancher
Tu es le démon en moi, devant mes paraboles
Et nos parents nous demandent, juchés sur nos épaules
Si nous sommes heureux dans nos défaites organisées
Comme ils sont emballés comme les cadeaux piégés
Ma chambre est plus froide que la neige dehors
Je m’interdis de penser à vous
Les pertes resteront invisibles sous mes pieds

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