h1

La brisure

11 février, 2013

La brisure

Je marche dans la tempête
Il fait trop beau dehors
Je m’enfonce devant les bonheurs d’avant l’aube
Devant le soleil qui brûle ma peau
Et j’oublie de fermer la porte derrière moi
Pendant que le vent amène ses cendres de givres
Dans vos consciences ô si bien barrées
Derrière ce regard, je suis l’homme invisible
Je suis l’homme inexistant

La brisure balaye mes larmes tout au long de mon urne
Il connaît la cristallisation des miens
Et je vois les chemins tracés par le sang de nos idoles
Vous ne le voyez peut-être pas, mais il est là
Dans les plaines de poteaux de téléphones, je n’écris que moi-même
Je n’écris que des lettres que tu ne liras jamais à la deuxième personne
Je cris seulement quand je suis seul avec toi, sans toi
Sans personne d’autre
Il y a des gouffres qui se créent dans mon dos
La neige de réussit jamais à les couvrir
Pourquoi me suivez-vous bon sang?

Je touche tes mains, elles sont encore froides
Des fois je me dis qu’on n’aurait jamais dû se rencontrer
Les fragments de mes idéaux sont éparpillés
Sous un arbre d’automne où les feuilles sont toujours visibles
Le ciel des métropoles commence à tomber sur nos maisons
À se coincer dans les branches d’une forêt brûlante
Tu es partie dans ce sentier hier, celui que je t’ai montré
J’essaye de retrouver ton corps glacé par la lumière
J’ai déjà marché trop loin dans les images secondes
Je dormirai contre le néant des jours futurs

Publicités

One comment

  1. Magnifique… belle émotion. Merci



Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :