Archive for the ‘04 – Opinions et autres conneries’ Category

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L’étranger

12 juillet, 2011

Avez-vous déjà lu L’étranger d’Albert Camus? Ça m’a pris deux essais mais désormais je garde ma copie dans ma petite collection. Mais bon, il y a une scène dans le livre où le personnage principal rencontre les journalistes à son procès.

Il connaissait l’un des journalistes à ce moment et qui s’est dirigé. C’était un homme un homme déjà âgé, sympathique, avec un visage un peu grimaçant. Il a serré la main du gendarme avec beaucoup de chaleur. J’ai remarqué à ce moment que tout le monde se rencontrait, s’interpellait et conversait, comme dans un club où l’on est heureux de se retrouver entre gens du même monde. Je  me suis expliqué aussi le bizarre impression que j’avais d’être de trop, un peu comme un intrus. Pourtant, le journaliste s’est adressé à moi en souriant. Il m’a dit qu’il espérait que tout irait bien pour moi. J’ai l’ai remercié et il a ajouté: «Vous savez, nous avons monté un peu votre affaire. L’été, c’est la saison creuse pour les journaux. Et il n’y avait que votre histoire et celle du parricade qui vaillent quelque chose.»

Vous avez pas l’idée que c’est ce qui s’est passé cet été? Les nouvelles ne vont pas se regarder elles-mêmes, n’est-ce pas?

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Le roi est mort

28 juin, 2011

J’aimerais parler de jeux vidéo aujourd’hui, et pas dans le sens d’un fou allié qui passé des heures devant une télévision. J’aimerais aborder le sujet sérieusement. En fait j’aimerais parler de l’affaire Brown Vs. EMA qui s’est soldée hier et qui carbure les paranoïaques malgré elle, mais je voudrais m’occuper de quelque chose que j’avais en tête depuis un bon bout de temps. En fait j’aimerais parler de Duke Nukem Forever, et ça presse.

Pour commencer, non je n’y ai pas joué, et non je ne compte pas y jouer tout comme je ne compte pas prendre une balle dans la tête pour vous dire si ça fait mal. Vous me diriez peut-être que je ne peux pas me prononcer sur le sujet, mais en vérité j’ai regardé au moins 2 heures de gameplay, non-stop, venant de deux sources complètement différentes, et je peux vous dire que Duke Nukem Forever est sûrement le jeu le plus déprimant que j’ai vu de toute ma vie. Juste à penser me suffisait à scraper une bonne partie de ma journée. Ce n’est pas juste que le jeu est mauvais; il y a des tas des mauvais jeux qui sortent chaque année et je ne me sens pas mal pour eux – en fait, certains malins diront que je prends plaisir à les voir s’effondrer devant moi. Le véritable problème est comment le monde essaye de sauver Duke Nukem Forever pour eux-mêmes.

La nostalgie peut être une bitch, vous savez? La nostalgie peut vous forcer à aimer quelque chose, à déformer une mémoire pour qu’elle vous soit plus belle dans votre tête. Et sérieusement, voir des fans défendre Duke Nukem Forever après 13 ans de développement est comme voir des fans de Star Wars vous dire que Jar Jar Binks était un excellent personnage dans Episode I.

Vraiment je ne suis pas déprimé pour le jeu en tant que tel; je suis déprimé pour l’industrie au complet parce que cela prouve aux compagnies que vous allez acheter n’importe quelle merde avec le bon nom dessus. On n’aime pas Duke Nukem Forever parce qu’on aime le jeu, on aime le jeu parce qu’on aime Duke Nukem; grosse différence. Le pire c’est que moi-même j’étais pris dans l’anticipation à ce dernier opus, et ce, jusqu’à une semaine avant sa sortie où je me suis finalement demandé «Pourquoi est-ce que je suis excité au fait?» Je voulais demander cela à tout le monde pour trouver une bonne réponse, tellement je me suis rendu compte du vide, et puis c’était déjà trop tard.

En plus le jeu est sorti exactement une semaine après le E3 2011 qui s’est avéré un des E3 les plus ennuyants et bordélique que j’ai eu de ma vie, avec un manque incroyable de nouveaux IP et de nouvelles idées et dans une ère où l’industrie du jeu vidéo se rapproche beaucoup du cinéma et où on peut même le considérer comme un art, c’est un problème majeur. Oui j’aimerais bien acheter un PSVita juste à cause de WipEout 2048 et d’encore un autre LittleBigPlanet, mais des nouvelles idées apportent le plus de surprises, d’innovation, d’enchantement. Les jeux downloadables occupaient cette place de choix cette année, mais il fallait littéralement chercher dans les racoins sombres pour trouver cette nouveauté. Saviez-vous que Machinarium arrive sur PSN? Ouais, moi non plus, jusqu’à ce que j’aille sur PlayStation Home sans raison! Je sens que le fait que les conférences de presse furent télévisées a joué un rôle important dans ce problème; après tout, Spike TV diffuse le pire de la télévision américaine sous le nom de TNA Impact! De l’autre côté, on a des jeux comme BioShock Infinite, Mass Effect 2, Portal 2, MotorStorm: Apocalypse qui, oui sont des suites, mais prennent leurs séries vers de nouveaux horizons. Et puis arrive le roi déchu mais mégalomane qui défonce la porte en vomissant par terre, alors que ses anciens amis Painkiller, Doom et Serious Sam sont découragés par cette prestation insignifiante.

Ils ont grandi. Ils ont évolué. Ils ne sont pas Duke Nukem Forever. Ils ne sont pas des has-been qui essayent de copier les jeunes loups de notre époque pour essayer d’épater la galerie encore une fois, il y a encore du monde qu’il est aussi cool qu’avant.

J’espère que vous comprenez mon point de vue maintenant. Merci.

Ah, en passant les fans de Sonic ont appelé. Ils disent «Bienvenue dans le club!»

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Lecture publique

5 mai, 2011

Je suis tombé il n’y a pas si longtemps je vu que mon compatriote/grand empereur Mario Asselin avait répondu à un petit sondage sur F… enfin, vous savez où. Ce sondage demandait si on devrait baisser l’âge minimum pour voter. Je ne suis pas de cette idéologie malheureusement. En fait, je crois qu’avant de rentrer à plein nez dans ce territoire qu’on appelle la politique, il faut recevoir un coup de poing dans l’estomac qui nous montre nos véritables limites par rapport au cirque. On a reçu ce coup de poing lundi.

Tous ceux qui vont avoir 18 ans dans quelque temps, bienvenue au club. Pour tout le reste, j’espère que le lendemain de veille s’est bien déroulé.

Ce soir j’ai envie concentrer sur l’utilisation d’internet, non pas pour la campagne, mais bien pour la politique en général et la définition de nous-mêmes. C’est tout de même déprimant de voir que la politique est devenue l’équivalent d’un forum de discussion de jeux vidéo avec des fanboys tout bord, tout côté, où la seule différence, c’est qu’au lieu d’avoir dix ans, ils en ont trente ou quarante!

Enfin, hier soir je suis tombé sur un reportage sur deux des nouveaux députés du NPD, soit Alexandrine Latendresse et Élaine Michaud, et apparemment les affaires pas trop correctes qui sont surgies sur elles. J’ai alors écrit ce texte, mais j’ai décidé de le laisser de côté de peur d’avoir l’air un peu, me disant qu’une telle nouvelle se ferait facilement oublier le lendemain… oh, que je souhaiterais vous dire que c’est ça qui s’est passé. Premièrement, j’applaudis la SRC pour sa rapidité à courir après le coq, et à le secouer jusqu’à sa mort. Deuxièmement, je trouve cette situation un peu absurde. Les médias sociaux ont rendu la politique plus accessible, oui, mais c’est parce qu’elle nous a révélés du monde plus proche, plus accessible que les grands politiciens d’Ottawa, de Québec, de n’importe où. Et bien sûr, le monde fait des erreurs. Ou des choses qui pourraient être vues de travers. Des choses qui nous rendent humaines, qui nous donnent notre identité. Si vous pensez que ces choses devraient être effacées sans hésitation, vous vivez sûrement dans une banlieue quelque part, vous allez travailler dans une tour à bureau chaque matin de semaine, vous vous en faites pour votre pelouse, vous regardez la télé chaque dimanche soir. Votre vie est organisée à l’avance, et selon vous c’est pour le mieux.

Chacun devrait assumer sa vie, c’est lorsque le monde cherche à cacher leurs faux pas pour bien paraître que tout sonne faux. Ce n’est pas d’un politicien que vous avez besoin, c’est d’un robot et euh… je ne pense que ce soit une bonne idée.

ARGH! M’A TOUTES LES NOYER!

Dites-moi quelque chose en échange: qu’est-ce que la vie sans surprise, sans véritable risque, aux 100 jours calculés? Je vais vous dire qu’est-ce que ça vaut: j’ai réussi à perdre un an de ma vie avec ça, et ça m’a pris un an de plus pour finalement m’en rendre compte. Prenez-ce blogue par exemple. Vous pourriez me dire que j’ai écrit des choses pas correctes à propos de beaucoup de choses, mais vous savez quoi? Je ne peux pas m’en enfuir, parce qu’à ce jour-ci à cette heure précise, c’est comme ça que je me sentais, et je l’assume complètement. «Les paroles s’envolent, les écrits restent»? Parfait, on parle trop souvent pour rien dire pendant que nos plaques d’immatriculation se foutent déjà pas mal de notre gueule.

Hier, je suis allé vérifier si le nom que je voulais mettre à un article avait déjà été pris; je suis tombé sur un texte que j’ai écrit le 23 août 2009, un été où j’ai presque écrit chaque jour. Je ne relis jamais mes anciens articles pour tout vous dire, je les laisse s’envoler tout bonnement. Je l’ai relu, et j’ai vu que ce texte était plus proche que j’aurais pu penser. Vous voyez mesdames et messieurs, je cherche la sincérité, c’est tout ce que je veux.

Et je ne veux plus écrire la politique; j’ai l’impression de pourrir de l’intérieur. C’est morbide.

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La peur, II

3 mai, 2011

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Pendant ce temps, en Libye…

26 mars, 2011

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Common People

29 janvier, 2011

Je n’ai aucune idée pourquoi j’écris toujours mes articles à la fin du mois. Cette habitude me passe complètement par la tête.

La raison pourquoi je vous écris aujourd’hui c’est parce que… j’ai un problème avec le mouvement indie en ce moment. En fait, non, effacez cette ligne. J’ai un problème avec tous ces jeunes qui décident tout d’un coup de s’identifier à un quelconque mouvement indie (ce qui ne veut rien dire en passant) tout en ne comprenant rien de la chose. J’ai un problème avec ceux qui n’ont rien compris. Un des dossiers qui me vient le plus vite en tête par rapport à cela est la montée en popularité du groupe Metric.

Maintenant, je n’ai rien contre Metric, quoique je pourrais vous nommer plusieurs artistes qui sont plus intéressants et plus audacieux dans leur musique qu’eux *cough* Broken Social Scene *cough*, mais voici le problème: avant le gala des Juno, très peu de personnes à mon école secondaire connaissant ce groupe. J’avais même réussi à passer une de leurs chansons le jour des festivités d’Halloween et même si certains l’ont bien aimé, ça s’est arrêté là et le secret restera dans une tranche de vie que je possède, comble de moi-même. Et puis les Juno sont arrivés, et en quelques heures seulement, la bonne fée commerciale radiophonique a agité sa baguette magique et les jeunes de secondaire 4 à 5 ont avalé l’information. Je ne peux rien blâmer sur Metric, ils ont seulement été victimes de leur succès et tant que le monde les écoute, tant mieux. Mais ce manque de sincérité, d’honnêteté de l’autre bord du haut-parleur, c’est là que ça craque pour moi. Je ne suis pas un de ces stupides cons bien polis qui jette la serviette quand son groupe préféré atteint une certaine popularité parce qu’il a perdu sa caractéristique unique des autres; on devrait tous souhaiter le meilleur pour ceux qu’on aime.

Vraiment ça défait le sens d’écouter de la musique indépendante si celui qu’on écoute pour choisir quoi écouter est une grande entreprise cachée derrière de jeunes animateurs qui animent des émissions de musique de marde – ouais, c’est toi que je regarde, Musique Plus. Vous savez comment je suis vraiment embarqué dans la musique indépendante? Je pourrais vous dire The Stills mais ça serait vous mentir. J’ai véritablement commencé à écouter du indie lorsqu’un groupe d’électro torontois s’est fait montrer du doigt par une gang de Québécois qui couraient après des subventions fédérales. Oui, tout ça a commencé avec Holy Fuck… et un prof de science et math de PROTIC 4 que je n’ai jamais eu le temps de remercier après toutes ces années. Sérieusement, merci à vous.

C’est un peu comme le monde qui vient magasiner chez H&M abusivement. J’y suis allé à plusieurs reprises, et puis m’est soudainement venu à l’idée que c’est ici que se confectionnent des douzaines de clones de Xavier Dolan. Je vous le dis, lorsque j’allais à l’Impérial pour le Festival d’Été de Québec, je pouvais facilement en trouver cinq. Vous voulez savoir quel est le véritable style indie mes chers enfants? Il n’existe pas de véritable style indie! Allez dans n’importe quel magasin de vêtements et essayez de ne pas défoncer votre porte-feuille ou votre ego cette fois. Je voudrais bien vous suggérez des magasins plus terre-à-terre, mais même eux sont rendus avec ce style fausse-usine qui, soit dit en passant, ne marche pas vraiment quand on sait comment ces vêtements sont véritablement confectionnés, alors H&M ce restera. D’ailleurs avez déjà remarqué l’ironie du Freedom Central juste en face? Pensez-y: le magasin a le mot «Freedom» dans son nom. Je ne sais pas pour vous, mais quand je pense à «Freedom», je ne pense pas à ça pantoute.

Il y avait aussi ces publicités dans l’autobus pour des chandails de groupes rock des années 70, avec une minibiographie du groupe juste à côté, comme s’ils savaient que leur clientèle était assez ignorante pour acheter des vêtements basés sur des choses qu’ils ne connaissent pas. Ça serait comme du monde qui se promène avec un t-shirt de Nirvana parce que le mot sonnait bien.

Il y a trois choses que j’adore de la musique indépendante quand j’y pense, à part la musique en tant que telle: son honnêteté, sa sincérité, et son acceptante de l’étrange, de l’absurde. C’est un des seuls endroits où ces trois concepts peuvent être encore acceptés aujourd’hui, et c’est ainsi que je vis mes journées désormais. Si vous voulez vraiment vivre ainsi, plongez dans cet univers, explorez ses contrées lointaines, laissez-vous noyer par le monde autour de vous, et lorsque vous aurez tous compris, ce sera un des plus beaux jours de votre vie. Sinon… you wanna live like common people?


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Copy/Paste

30 novembre, 2010

Normalement j’essaye toujours d’éviter la politique, pour des raisons… enfin, j’ai mes raisons. Sauf que ce matin je suis tombé sur un article, peut-être que vous l’avez manqué je ne vous blâme pas (trop tard c’est fait). Enfin, l’histoire est que la chambre des communes serait sur le point de voter une loi du chiffre C-32, concernant  les droits d’auteurs. Je pensais que ce n’était qu’un feu de paille lorsque l’idée d’écrire sur le sujet m’est venue, mais heureusement, en moins de deux heures, la communauté d’artistes est arrivée pour confirmer qu’ils montaient aux barricades; une barricade qui consiste en une grande planche de bois mince mal fixée au sol qui peut s’effondrer seulement en s’y appuyant dessus! De cette communauté, l’on y trouve Robert Charlebois, Michel Rivard, Luc Plamondon, Richard Séguin et Stéphane Archambault! Oui mesdames et messieurs; les Has-Been sont de retour! Et ils sont persuadés que si vous n’achetez plus leurs CDs, ce n’est pas qu’ils sont de mauvaise qualité ou qu’on est simplement écœurés d’entendre les mêmes crisses de tounes; c’est à cause d’internet!

Je vais passer à travers leurs revendications, mais très lentement, car l’ampleur de leur stupidité est telle que ça va me prendre une bonne minute pour les digérer, une par une. D’abord, pour commencer facile, ceux-ci sont contre le gel du régime des copies privées, la reproduction de copies à fin privée. J’ai essayé de lire le projet de loi, malgré mon manque complet d’expérience dans le domaine, et cette partie fut une des seules que j’ai réussi à comprendre. En fait, les copies à fin privées, pour être acceptées, doivent respecter quatre ou cinq critères, le plus fort étant que ces copies doivent venir de copies (exemplaires, si vous voulez un autre mot plus légal) achetées. Elles ne peuvent pas venir de copies louées. Aussi on ne peut pas les donner comme ci, comme ça. Donc, prenons un exemple; disons que j’ai le Best Of the Art of Noise, groupe britannique électronique des années 80. Disons que même si je suis persuadé de l’avoir, j’ai réussi à le perdre. Est-ce que je peux le télécharger? Oui, car j’ai une copie originale que j’ai perdue quelque part chez nous! Et oui, c’est pour ça que j’ai téléchargé cet album!

Aussi, ils sont contre le fait d’utiliser gratuitement leurs œuvres pour des fins pédagogiques… Quoi, vous ne voulez pas qu’on étudie vos chansons, votre musique? Quoique pour être honnête, il n’y a pas vraiment de quoi étudier les chansons de Luc Plamondon, à part «comment ne pas écrire une chanson de Céline Dion». Enfin, en secondaire 3, nous avons fait une étude sur la poésie et une des activités était d’étudier une chanson québécoise et ses paroles. Notre enseignant de français était un grand fan des nouvelles technologies, et l’est encore d’ailleurs. Dans mon cas, j’ai étudié la chanson «Libérez-nous des Libéraux» de Loco Locass. Notre enseignant nous a avertis que nous avons droit d’écouter ces chansons pour seulement une journée, pour ne pas aller contre la loi à pleine vitesse. Voudriez-vous que nous étudiions des artistes du terroir québécois, tels Félix Leclerc ou Gilles Vigneault, sans devoir payer à chaque coup? Oui je sais que vos budgets sont limités en temps et lieu, mais ce n’est pas en essayant de prendre en otage un géant du nom d’internet que ça va marcher!

Mais mesdames et messieurs, ceci n’était que préparation; voici le coup final. Face au téléchargement sur internet de leurs chansons – téléchargement illégal pour eux – les artistes veulent recevoir, et je cite, «des redevances des fournisseurs de service Internet pour compenser les pertes qu’ils subissent en raison du téléchargement illégal de musique sur Internet.» …Il n’y a pas de mot dans le vocabulaire français qui arrive à la taille de pouvoir décrire comment ceci est stupide. Et j’ai Antidote.

«La solution, ça serait que les fournisseurs Internet nous donnent une redevance, parce que leur autoroute électronique, s’il n’y a pas de musique dedans, elle ne vaut plus rien, c’est une coquille vide.» -Robert Charlebois.

Oui Robert, tu es clairement la voix des nouvelles technologies. Ok, Robert Charlebois qui me parle d’internet, c’est comme un arrière-grand-père qui me parle de lecteurs MP3. Cette affirmation est tellement stupide, tellement stupide, qu’elle ouvre tout plein de questions: quels sont les sites qui violent votre philosophie? Comment voulez-vous qu’on détecte dans la bande passante toutes les chansons, et s’il y a lieu, qu’on sépare toutes les chansons québécoises du reste? Si j’achète vos albums et que j’utilise donc cette bande passante pour les télécharger d’iTunes, est-ce que ça compte? Est-ce que vous avez idée de comment ça va coûter pour vos caprices? Est-ce que vous venez de dire que sans la musique, internet est un véritable trou noir, même si j’ai lu cet article, donc de l’information, sur internet? Et les vidéos d’information? Et les encyclopédies? Et les artistes qui font la promotion de leur musique sur internet (comme Misteur Valaire ou Radiohead tant qu’à faire), est-ce que vous avez pensé à eux? Robert, c’est quoi ton dernier hit, loser?

«C’est fini les 200 000 CD. En moyenne, un CD aujourd’hui au Québec c’est 20 000. Chez les canadiens-anglais aussi, à leur échelle. Les Neil Young, les Bryan Adams perdent aussi 30 % partout au pays.» -Robert Charlebois.

…Est-ce que vous avez considéré les pièces individuelles? Vous savez, lorsque l’on veut acheter une chanson, mais pas l’album. Est-ce que vous avez considéré ce beau monde qui prend cette option? Parce que, j’ai lu quelque part dans un article sur un livre portant sur la chute de l’industrie du disque (Merci Burp et Épicure!), le problème c’est qu’ils vendent plus de chansons, moins des albums. Et puis si je fais des échantillons de chansons québécoises? Histoire vraie, quand j’ai commencé à travailler dans VirutalDJ, j’ai commencé par des artistes québécois vu que je voulais faire différent. Ce n’est pas dans leurs revendications, je sais, mais avec cette sortie je crains leur vision aveugle plus que toujours. Car sérieusement, avec toutes leurs sorties contre le fédéral et la façon dont il subventionne les artistes d’ici, celle-ci est sûrement la plus stupide, innocente, désinformée, ambiguë et insultante de toutes. Alors que les Karkwa, les Malajube, les Misteur Valaire évoluent comme le reste du monde technologique, il y en a encore qui veulent vivre leur propre grande noirceur. Cherchez pourquoi si ça vous tente.

Et maintenant ma barre d’espacement m’a lâché.