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Le vinyl

1 juillet, 2010

Désolé d’être resté muet pendant si longtemps. Ça a pris du temps pour que quoique ce soit arrive. Mais bon, on a eu de quoi hier. Vous voyez, hier c’était mon bal de finissant. Je pourrais vous dire comment c’était le fun, comment était la bouffe, comment les filles étaient belles, mais je ne suis pas un blogueur ordinaire. Enfin, c’est ce que certains disent. En fait, il y a eu quelque chose d’important qui s’est passé à travers tout ça, une certaine révélation… ouais, peut-être.

Vous voyez, j’ai eu tort de dire que je n’étais pas un gars de party. D’accord je ne suis pas du tout un type qui danse sans façon, sans hésitation, et peut-être que je ne suis toujours pas capable de prendre de l’alcool sans avoir une réaction de dégout – appelez-moi puceau, j’appelle ça manque d’expérience – mais il y a quelque chose que j’apprécie tout de même d’un party. Ou plutôt que j’adore. J’adore le véritable bordel organisé de l’occasion. Je trippe sur le gros spectacle de son et lumière, aussi dommageable pour les oreilles qu’il soit. Et même si je ne peux pas aimer la musique aussi clichée, sans véritable surprise qu’elle soit, j’avais le sourire aux lèvres à voir le monde danser, se lancer. C’est un évènement de voir toutes ces personnes, aussi différentes qu’elles sont, s’unir sous un seul prétexte; la musique. Peu importe sa qualité.

Je veux être un DJ, merde. Je veux être le maître d’orchestre du bordel. Je veux avoir une bonne raison d’observer la fête le sourire aux lèvres, et avoir une bonne raison de faire ainsi. Et que le radio étudiante aille se faire foutre tant qu’à faire.

«Mais Vincent, vous dites, la personne que les organisateurs ont engagé était un vrai DJ. Si tu ne peut pas faire mieux, ferme-la.» Mais vous savez quoi, J’AI déjà fait mieux! J’ai dû éditer huit chansons ensemble en secondaire 3, avec Audacity, et certains trucs, aussi bêtes qu’ils sont, j’avais pu identifier avec DJ Hero. Oui, le même DJ Hero que j’avais critiqué en novembre. Mais surtout, je vais vous faire une confession à faire. Au début de la soirée, on nous a dit qu’on pouvait faire des demandes spéciales sur un papier… j’en ai fait six. Pas un, pas deux, pas trois, six. Combien il en passé de ce nombre (ou de toutes les demandes spéciales tant qu’à faire)? Aucune, absolument aucune. Et juste avant de me dire que ce que j’écoute est trop obscure, j’ai fini par mettre One More Time de Daft Punk.

Si vous pensez que je me choque contre lui, il a entièrement le droit de passer ces tounes. C’est son espace, c’est lui le DJ, personne peut le contredire. Mais je ne sais pas quoi penser. À défaut de ne pas vraiment performer de la musique, un DJ de soirée doit au moins avoir une grande collection qui couvre tout les genres demandés dans un party comme celui-ci. C’est pour ça que James Murphy a fait une chanson là-dessus!

D’accord, peut-être que je n’ai toujours pas le droit de me plaindre, je vous donne raison. Ce que je veux dire, c’est que je veux mettre de la musique sur le plancher de danse. De la musique que, peut-être vous ne connaissez pas encore, mais a le même effet, même qu’il le surpasse. Je serai prêt à acheter le gros kit, de m’entraîner, de chercher plus fort sur iTunes, de développer un style. Hier soir, j’ai dit à certains que j’avais une dette envers eux. J’étais sérieux. Je dois à mes amis une fête cette été, et je tiens toujours à payer mes dettes.

Oh, and mark my words: I will kick the s*** out of DJ Subb.

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