Archive for mai 2012

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Le choix du peuple

27 mai, 2012

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Lendemains

21 mai, 2012

Je suis désolé maman, je ne dors plus
Je me réveille maintenant au milieu d’une neige grise et verte
Et tous les autres rêvent encore dans leurs lits doubles
Et tous les enfants sont morts depuis longtemps

J’ai appris que toutes les connaissances que j’ai eues
Tout le monde que j’ai construit en différé
Se sont toutes écroulées derrière moi
Nous n’avons jamais été un peuple gagnant
Nous avons perdu toutes nos batailles le sourire aux lèvres
Pleines de sang et d’héros fait sur mesure
Et je vomis à chaque mois en cet honneur
Et les cendres de ma chambre s’élèvent à chaque mouvement

J’ai appris que nos idoles meurent une par une
Que ces familles idéales chéries se déchirent
Et qu’on essaye de recoller les pièces à distance
D’un horizon de lumière qui nous rattrape à chaque rotation
J’ai appris que nous avons tué notre démocratie
Que nous l’avons euthanasiée à côté de ma chatte
Et j’essaye encore de pleurer sur son cadavre
J’essaye de tout mon sale cœur
Mais je ne pleure plus, maman
Je vis à côté de chaque partie de mon corps
Je me regarde déambuler les jambes cassées

Je n’écris plus à travers la réalité
Je ne sais plus quoi dire à l’ignorance
Je ne sais plus quoi dessiner aux aveugles
Je ne sais plus quoi faire de ma tête éclatée sur la chaussée

On dit qu’il y a des monstres qui vivent sous mon lit
Ils sont sûrement moins pires que nous

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Le pavé

20 mai, 2012

Le pavé

Cette rue me déteste
Elle me vise à chaque pas
Sous la lumière multipliée par ses fantômes
Sous la pression externe des milliards et milliards
De cubes de béton vierges
Sur lequel j’ai laissé couler mon sang

J’entends le cri d’une voiture
De ses freins refroidis par l’air ambiant accéléré
Elle se prépare sûrement à les planter dans mon dos
À m’intégrer une fois pour toutes aux bergers automates
Aux robots paysans des autoroutes
Cette singularité dont on m’avait parlé
Elle sera programmée dans notre conscience
Elle ne sera pas diffusée à travers les ondes
Elle sera imposée par les imposteurs
Qui me disent savoir quelle est la douleur humaine
La police vous parle tous les soirs à 18h
Et la France éclate en mille morceaux

Je traverse et je pense à tous les accidents qui auraient pu m’arriver
À toutes les machines qui aurait pu me percuter
Je n’écris plus aussi bien qu’avant
Je n’ai sûrement plus la tête à ça
Je l’ai caché sous des barbous répétés
Ce pavé me dit savoir quelle est la douleur humaine
Il l’aurait vu à la télé pixelisée
Mais cette rue me déteste
Je me demande si ma médication marche encore
Je me demande si mon miroir devient de plus en plus flou
Et un enfant riche décide de faire des jokes sur moi
Et des enfants riches décident de faire des jokes sur moi

Si c’est comme ça, nous ne méritons pas de futurs
Nous méritons l’apocalypse que nous avons créée
Nous et personne d’autre
Cette rue me déteste, cette rue me déteste
Cette rue me maudit, cette rue me méprise
Cette rue est laide et elle est sombre
Mais cette rue n’existera plus demain matin

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Emblème

19 mai, 2012

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