Archive for the ‘10 – Track#’ Category

h1

Track 30 – Final

27 mai, 2010

Oui, malgré tout la bonne sérénité du monde, je dois avouer mes torts; il y a un tout petit défaut avec dernier de Misteur Valaire, est c’est qu’il est sorti le 18 mai 2010. La même date de sortie que This Is Happening, de LCD Soundsystem. David et Goliath, dirais-je. En fait, je dois dire que le projet de James Murphy est sûrement devenu un de mes groupes de musique favoris, à travers les Daft Punk, les Interpol, et les Radiohead. Je dirais même que la raison pour cela, et donc la raison pourquoi j’apprécie autant sa musique, c’est parce que celle-ci fait preuve d’une grande maturité par rapport à son genre, et de son regard par en arrière qu’il porte à tout ce qui a fait la vie, autant personnelle que professionnelle, du co-fondateur de DFA Records. James Murphy a maintenant 40 ans, et on dit que ceci est le dernier album du projet. C’est notre conclusion.

Dernièrement, j’ai trouvé du monde qui soit n’apprécie pas LCD Soundsystem autant que moi, ou bien qui ne considèrent pas This Is Happening comme étant son meilleur. Chacun a son opinion et je la respecte, mais en revanche, ça m’a permis de voir que faire une simple critique ne rendrait pas justice, non seulement à l’album mais aussi à ma perception. Vous voyez, si vous écoutez tous les albums de LCD Soundsystem, vous pouvez y déceler une progression à travers les LP; bref, une introduction, un développement et une conclusion. This Is Happening est cette conclusion. C’est le chant du signe et ça se reflète sur toutes les chansons. Ce sentiment de nostalgie des anciens jours, du nouveau devoir en tant qu’américain de 40 ans. Et c’est pour ça que j’adore This Is Happening. Les comparaisons avec Sound of Silver sont inutiles, car les deux n’ont pas la même approche véritable. Je pourrais aussi vous donner les points forts de l’album, mais chaque chanson est forte en son domaine. Sérieusement; l’explosion dans Dance Yrself Clean, l’univers de fête bordélique de Drunk Girls, la réplique la tête basse d’All My Friends qu’est All I Want, l’amour malchanceux mais avec espérance d’I Can Change, et finalement le tir de révérence d’une épopée au seul endroit où il a vraiment été heureux: Home. Oui, vous pourriez faire des comparaisons entre les pièces de ce nouvel album avec Sound of Silver, mais ce ne serait que d’un point de vue musical alors que les deux opus se suivent parfaitement, autant dans les arrangements que dans les propos. Ce qui est sûr dans tout ça, c’est que vous devez au moins essayer LCD Soundsystem pour trouver votre compte. Si vous n’apprécier toujours pas, c’est votre droit, mais gardez cela en tête; c’est votre faute, pas la sienne, assumez.

Ça compte pour toi aussi, Jean-Michel.

  1. “Dance Yrself Clean” – 08:56
  2. “Drunk Girls” – 03:42
  3. “One Touch” – 07:46
  4. “All I Want” – 06:41
  5. “I Can Change” – 05:56
  6. “You Wanted a Hit” – 09:06
  7. “Pow Pow” – 08:23
  8. “Somebody’s Calling Me” – 06:53
  9. “Home” – 07:52

[Bonus Track]

…et je pense que ça va être une assez bonne conclusion pour notre petite série. Eh oui, après 30 albums et 20 épisodes écrits, je pense bien avoir fait le tour du pot. Ça a été une bonne petite expérience, et je suis moi-même surpris d’avoir tenu le coup jusqu’à ce point-là – surtout quand on considère toute les fois où je me suis fait dire «Coudonc, qu’est-ce que t’aime finalement?» Maintenant vous savez. Moi, je vais seulement arrêter de mettre sur papier mes semi-critiques. Je vais continuer d’écouter de la musique dans les prochains mois, soit ce qui vient au temps passe (The Chemical Brothers, Arcade Fire, Noisia), soit ce que j’ai dû passer à côté (The National, Flying Lotus). J’aurais voulu vous dire ce que je pensais du nouveau Pendulum, mais… vous savez quoi, c’est quant même bon.

h1

Track 29

24 mai, 2010

Nous terminons aujourd’hui notre marathon de cinq épisodes de musique canadienne avec le nouveau de Misteur Valaire, Golden Bombay. Dites, vous vous souvenez de ce que j’ai dit sur Friterday Night?

«Désolé. J’ai tellement voulu aimer Friterday Night de Misteur Valaire. Ceux-ci offrent cet album gratuitement sur leur site internet. J’aime beaucoup La patère rose et Blockhead, mais malheureusement, j’ai un gros problème avec l’album. Car après un très bon départ, le groupe décide d’aller dans une route downtempo pour le reste de l’aventure, et ils n’ont aucune direction. On finit par se perdre et s’ennuyer. Oui, ça finit avec un bonus track avec Ariane Moffatt, mais ça ne termine pas l’album d’une très bonne façon… désolé, je suis un enfant de Daft Punk et The Chemical Brothers pour l’amour de dieu.»

Oui, c’est moi, et malgré certaines mauvaises comparaisons que j’aimerais bien rectifier, je ne m’en excuse aucunement. Non, je n’ai pas réussi à aimé Friterday Night d’un bout à l’autre. Je pense bien que la raison primaire pour cela, c’est que je savais que le groupe de Sherbrooke pouvait faire mieux; on pouvait déjà trouver du meilleur matériel fait par le groupe, trainé à travers les spectacles, performées dans ces cas-là dans le cadre de Mange ta ville et Bande à part. Mais sachez que malgré tout ça, Misteur Valaire a réussi à prendre mon intérêt pour leur opus prochain, qui est finalement sorti la semaine dernière.

Golden Bombay règle à peu près tout les problèmes de son prédécesseur; il a une introduction, une conclusion, une direction que le groupe prend à travers tout l’album et qui va même jusqu’à se confirmer plus on se rapproche de la fin. C’est surtout un album d’été, dans la veine de Glee de Bran Van 3000. Il est rempli de collaborations allant de James Di Salvio (Ave Mucho) et de Fanny Bloom (November Number 3), mais surtout d’un sens funk qui ne s’essouffle jamais, voire qui s’emplifie au fil de l’album (Monster Donte, Sweet Charlemagne). On peut dire que Misteur Valaire a réussi à implanter ce qui rendait ses shows si mémorables dans un seul album, ce qui est toujours la bienvenue.

  1. “Brandon Marlow” – 05:33
  2. “Gumshoe” – 03:28
  3. “Ave Mucho” – 03:09
  4. “November Number 3” – 02:38
  5. “Dan Dan” – 02:45
  6. “Mojo Ego” – 02:48
  7. “Lillehammer” – 04:48
  8. “Mama Donte” – 01:50
  9. “Monster Donte” – 03:55
  10. “Sweet Charlemagne” – 06:23
  11. “Gordon Bombay” – 06:34

Alors ouais, je peux dire que garder son pari a fini par payer. En fait, je ne pense pas pouvoir trouver quelque chose de nécessairement mauvaise sur cet album; c’est juste un album d’été coloré, simple et efficace. On peut même dire que c’est peut-être le meilleur album sorti cette se-

…shit.

Cliquez ici pour acheter Golden Bombay sur iTunes

h1

Track 28

19 mai, 2010

Si vous connaissez déjà Holy Fuck, et ce par hasard, c’est sûrement pour les mauvaises raisons. Vous vous souvenez des dernières élections au Canada? Vous vous souvenez du grand débat entre les artistes et le Parti Conservateur pour ce qui est des subventions aux artistes? Personnellement je trouve qu’on devrait penser à l’extérieur du Canada pour avoir l’argent nécessaire à plusieurs projets, mais bon, pendant tout ce tollé, le gouvernement Conservateur a révélé qu’il avait donné des subventions à un groupe d’électro expérimental instrumental, qui va de l’improvisation, avec une injure dans le nom, donc… Holy Fuck. Peut-être que vous avez déjà perdu le fil de l’histoire, peut-être même que certains se sont offusqué de cela, mais si on allait voir le groupe lui-même, on révélait qu’ils n’avaient plus besoin de ces subventions, qu’ils avaient assez d’argent pour leur tournée européenne. Ce que je veux dire, c’est qu’à travers toute la merde des dernières élections et des artistes contre le gouvernement, si vous preniez le temps de découvrir le groupe torontois, vous y trouviez quelque chose de très intéressant, de très épatant: LP.

Je ne pense pas pouvoir évaluer le volet impro parce qu’honnêtement, ce n’est pas si facile à détecter. Cependant je peux certainement dire que les mélodies qu’on trouve dans Latin sont bien plus fortes, ce qui donne un album plus uniforme dans sa composition. On y trouve tout de même les éléments clés du groupe, tel la façon particulière de fabriquer son électro (à peu près toutes leurs tounes), des percussions superbes (Stilettos), et malgré le début très lent et progressif de 1Md, Latin est un album très facile à embarquer. J’ai peut-être dit à un ami qu’il n’aimerait probablement pas ça, mais à y penser, Holy Fuck a été un des premiers groupes indie avec lesquels j’ai commencé mon intérêt pour la scène. Enfin, c’est bien plus facile que du Animal Collective… c’est ce que j’ai appris.

  1. “1Md” – 04:09
  2. “Red Lights” – 03:49
  3. “Latin America” – 04:49
  4. “Stay Lit” – 03:19
  5. “Silva & Grimes” – 05:14
  6. “SHT MTN” – 02:52
  7. “Stilettos” – 03:55
  8. “Lucky” – 04:11
  9. “P.I.G.S.” – 06:03

Holy Fuck sera au Club Soda, à Montréal le 5 juillet dans le cadre du Festival de Jazz de Montréal. Bières gratis!

Cliquez ici pour acheter Latin sur iTunes

[Bonus Track]

Ok, les dates que je vous montre ici ont rapport avec les deux prochains épisodes, mais ces concerts auront lieu avant même que je puisse espérer avoir terminé les deux articles (qui seront tous les deux en ligne la semaine prochaine).

LCD Soundsystem sera au Métropolis, à Montréal le lundi 24 mai. Ne manquez pas ça (je souhaiterais dire la même chose à moi-même). Aussi, Misteur Valaire va lancer son album Golden Bombay dans la ville de Québec, au Cercle demain soir, le 20 mai! Seulement 7$.

h1

Track 27

17 mai, 2010

Oui oui, je sais, je suis en retard. D’une semaine j’aimerais ajouter. Seulement voilà, ce que vous ne savez pas, c’est tout ce qui s’est mis en travers d’un tel article. Je pourrais commencer avec les premières écoutes, sur internet, mais bon, moi qui se couche par erreur sur mes écouteurs, les brisants à un bout de plastique critique semble un bon début, ce qui m’a forcé à écouter Forgiveness Rock Record avec un pseudo Q-tip géant. Du moins, la première véritable écoute. Ensuite ce fut l’album lui-même, et finalement, j’ai aussi oublié mes fils d’alimentation d’ordinateur dans le local de la radio étudiante. Ça a beaucoup aidé – quoique je sens que 3D Dot Game Heroes aurait tout de même pris sa place. Et pourtant, je suis ici, à vous écrire. J’aurais pu passer par-dessus, mais non. Parce que je n’ai pas envie de foirer un projet pour une fois.

Forgiveness Rock Record est sûrement un des albums les plus difficiles sur lequel j’ai dû écrire, parce qu’un album de collectif est très différent des albums qui viennent de simples groupes ou d’un seul artiste. La raison pour cela, c’est que lorsqu’on parle d’un collectif musical, les disques qui sortent sont plus variés, vont dans plus de sens. Et ce, pour couvrir le plus de terrain tout atteignant le but premier. Tel est le cas pour Broken Social Scene. Si vous avez découvert – par hasard, mettons – le groupe torontois Metric, Broken Social Scene est un collectif torontois qui couvre une bonne partie de la musique indépendante canadienne. À sa base, on y trouve sept membres, Brendan Canning et Kevin Drew pour nommer les plus importants, mais à cela se joint plusieurs artistes de la scène indépendante, comme Emily Haines et Leslie Feist. Anyway, l’album. Entre Forgiveness Rock Record et… euh, Broken Social Scene, cinq ans se sont écoulés, tout comme certaines alliances se sont abîmés sous le temps. Ainsi, on espère faire un album de pardon, des petits regrets.

Les premières écoutes, du moins pour quelqu’un pour qui c’est son premier, seront bien sûr difficiles, mais avec le temps, on réussit à véritablement apprécier la variété et la ténacité des pièces présentes. Aucune chanson radiophonique, mais au bout du compte, on finit par identifier les morceaux forts de Forgiveness Rock Record, éparpillés parmi les autres pièces excellentes. Les voix, les instruments, les approches; toutes sont variées, tout en gardant une certaine signature. Pour vraiment critiquer efficacement l’album, il faudrait que je parle de chaque chanson individuellement, un boulot pour lequel je m’avoue médiocre et pas intéressé, mais disons qu’à chaque pièce, on peut y trouver quelque chose de particulier qui la différencie du reste. Chaque pièce est unique.

Mais avant tout, Forgiveness Rock Record est un album de vulnérabilité d’aujourd’hui, qui porte un regard à plusieurs facettes de notre société, facettes que nous ne pouvons qu’observer du coin de l’œil. Pour une écoute d’une durée d’une heure, ça résume bien la scène indépendante en général; il est peut-être dur à apprivoiser au début, mais si vous tenez le coup, vous vous retrouverez avec un univers qui vaut très bien la peine.

Vincent reste un peu rouillé par la radio, d’ailleurs.

  1. “World Sick” – 06:48
  2. “Chase Scene” – 03:31
  3. “Texico Bitches” – 03:50
  4. “Forced to Love” – 03:35
  5. “All to All” – 04:49
  6. “Art House Director” – 03:32
  7. “Highway Slipper Jam” – 04:27
  8. “Ungrateful Little Father” – 06:42
  9. “Meet Me in the Basement” – 03:44
  10. “Sentimental X’s” – 05:40
  11. “Sweetest Kill” – 05:09
  12. “Romance to the Grave” – 04:48
  13. “Water in Hell” – 04:25
  14. “Me and My Hand” – 02:05

Cliquez ici pour acheter Forgiveness Rock Record sur iTunes

[Bonus Track]

Si vous avez décidé de réserver votre copie de Forgiveness Rock Record, disons à quelques heures de son lancement sur iTunes, vous receviez un petit cadeau sous le nom de Lo-Fi for the Dividing Nights EP. Si vous écoutez les deux d’un bout à l’autre, Lo-Fi agit comme une sorte d’extension de l’album, qui consiste de pièces entièrement instrumentales. Bref, ça valait le coup comparé aux simples tounes bonus… c’est juste triste que vous ne pouvez pas en profiter si vous étiez en retard… il y a toujours internet par exemple, si je ne m’abuse… vivement le piratage quand ça aide.

h1

Track 26

2 mai, 2010

Depuis un certain temps, j’avais le sentiment que je manquais quelque chose du groupe torontois Crystal Castles. En fait, depuis que j’avais vu la pochette de leur premier album dans le iPod de mon neveu (demandez pas, c’est une longue histoire), j’avais le sentiment que j’étais passé à côté du groupe malgré leur apparence au coin de l’œil en cherchant dans les HMV. Alors quand j’ai entendu dire qu’ils arrivaient avec un deuxième album, j’ai décidé de mettre les mains à la pâte pour les apprécier. Et, euh… ça n’a pas vraiment marché du premier coup. Peut-être que c’était leur origine dans le bon de popularité de MSTRKRFT et Justice, peut-être que c’était l’utilisation d’effets sonores 8-bit qui, aussi sympathique qu’elle peut être, tombe un peu sur les nerfs à la longue, peut-être en fait, je n’étais pas prêt pour du «computer-punk». Et pourtant, comme Friterday Night l’a fait pour Misteur Valaire, le groupe a tout de même pris mon intérêt pour leur prochain. C’est à ce moment que tout ça a cliqué.

Laissez-moi tout d’abord vous dire que pour vraiment apprécier Crystal Castles – non pas le groupe, pas l’album de 2008, mais bien l’album de 2010 avec exactement le même nom que celui de 2008 – il faut absolument avoir une écoute active de l’album. Cela veut dire que vous ne pouvez pas l’écouter fatigué, ni en ne faisait rien comme un con. Vous devez être parfaitement réveillé et payer grande écoute à ce que l’album vous envoie pour apprécier l’album à sa plus grande valeur. Je veux dire, Crystal Castles est connu pour ses performances complètement déjantée et chaotiques, et on attend de vous un minimum d’effort pour embarquer. Cela ne veut pas dire que tout l’album est aussi fou; les textes et la majorité des pièces supportent une atmosphère mélancolique, douce et moderne qui fonctionne même parmi les jours de soleil. Tout cela compte sur vous.

Si je devais dire une chose de très importante, c’est que pour moi, Crystal Castles 2010 est l’album qui m’a fait comprendre l’approche qu’avancent Alice Glass et Ethan Kath. Celui-ci qui fait embarquer dans l’électronique criant du groupe, celui qui m’a fait comprendre les coups de poing au visage oh si agréables. Maintenant, vous personnes plus rangées, vous vouliez – et voulez sûrement encore – détester leur nouvel effort après toute la merde qui entourait le groupe et leur façon de faire. Mais vraiment, c’est votre droit de ne pas embarquer dans ce que fait Crystal Castles dans leur nouvel album, meilleur que le premier. En fait, tout ce que Crystal Castles 2010 a besoin en fin de compte, c’est vous.

  1. “Fainting Spells” – 02:44
  2. “Celestica” – 03:50
  3. “Doe Deer” – 01:38
  4. “Baptism” – 04:13
  5. “Year of Silence” – 04:54
  6. “Empathy” – 04:11
  7. “Suffocation” – 04:02
  8. “Violent Dreams” – 04:35
  9. “Vietnam” – 05:08
  10. “Birds” – 02:31
  11. “Pap Smear” – 03:43
  12. “Not in Love” 03:33
  13. “Intimate” – 04:45
  14. “I Am Made of Chalk” – 03:10

Cliquez ici pour acheter Crystal Castles (2010) sur iTunes.

Crystal Castles sera en concert à Montréal, au Métropolis le 15 août.

[Bonus Track]

Pour terminer j’ai le plaisir de vous annoncer que la chanson “Doe Deer” fait maintenant partie de ma bande sonore pour MotorStorm: Pacific Rift. Oui j’y retourne encore de temps en temps; un peu triste, n’est-ce pas? Une grande perte de temps depuis octobre 2008.

h1

Track 25

27 avril, 2010

Un jour j’étais en train de scruter la liste des prochaines sorties CD sur Pitchfork quand je suis tombé sur un nom que j’ai trouvé un peu amusant. Je veux dire, ce n’est pas tout les jours que l’on découvre un artiste nommé Caribou. J’étais tellement fasciné de trouver le nom que je me disais qu’il fallait absolument que j’écoute ça, un peu à la blague je suppose. Puis son single Odessa est arrivé et j’ai aimé. Puis j’ai acheté Swim et j’ai écouté plusieurs fois.

La meilleure façon de décrire Swim est de la musique dance, car elle respecte toutes les conventions du genre, à priori des rythmes effrénés faits par ordinateur avec certaines paroles par-dessus, sauf une seule convention: elle n’est pas merdique. Oui, au cas que vous ne saviez pas encore, la musique électronique que vous, élèves des Compagnons, mettez à la radio étudiante, c’est de la musique dance médiocre, clichée, qui se désintègre dès qu’on y pense. De l’autre côté, Caribou – fuck it, son nom c’est Daniel Victor Snaith – prends ces règles et les tourne à 180°, sans vraiment perdre l’essentiel. Ainsi, au lieu d’une voix grandiose qui prend pas mal de place et qui n’est pas si brillante que ça, on y retrouve une voix simpliste, mais tout de même efficace. Les arrangements musicaux sont aussi excellents, variés surtout, vu que Daniel a eu l’aide de d’autres grands artistes du millieu indie electro, comme Junior Boys et Four Tet.

Swim est ce que la musique dance devrait être; des sonorités variées et intéressantes, des portions vocales qui sont justes et qui ne prennent pas trop de place, des rythmes qui fonctionnent sans l’aide d’une foule de fête. Et même s’il n’est pas aussi accessible que les autres du genre – mais enfin, qui l’est? – la première pièce, Odessa, pourra facilement vous entrainer dans le reste de l’album, qui est tout aussi bon. Mais Swim, c’est surtout la première partie de notre marathon canadien du mois, que l’on commence… maintenant.

  1. “Odessa” – 05:16
  2. “Sun” – 05:45
  3. “Kaili” – 04:42
  4. “Found Out” – 03:39
  5. “Bowls” – 06:21
  6. “Leave House” – 05:12
  7. “Hannibal” – 06:15
  8. “Lalibela” – 02:26
  9. “Jamelia” – 04:00
  10. 10.  “Odessa (Junior Boys Remix)” – 06:06

Cliquez ici pour acheter Swim sur iTunes.

h1

Track 24

17 avril, 2010

Je viens ici vous parler de Congratulations, et ce après seulement deux écoutes de l’album. Vous pourriez ainsi dire que je ne suis pas vraiment juste envers celui-ci; honnêtement, ça m’avais pris à peu près sept écoutes de Contra pour finalement faire mon opinion, mais pour Congratulations… eh bien disons que j’ai assez facilement repéré les points les plus important très vite. Et ce n’est pas nécessairement une bonne nouvelle.

Je vais d’abord vous dire que je n’ai pas embarqué dans Oracular Spectacular, comme, du tout. Oui, Time to Pretend et Electric Feel sont des pièces divertissantes, mais est-ce que je voudrais écouter de cela pendant plus de trente minutes? Non. Ce qui nous amène au tout premier point du nouveau d’MGMT; si vous voulez acheter cet album pour espérer de vivre les mêmes expériences pop du début, oubliez cela. Je pense bien qu’absolument tous les critiques ont dit la même affaire, mais il est vrai que vous ne trouverez aucune pièce comme celles-ci. MGMT a en effet opté pour un son plus rock psychédélique des années 60, 70, comme l’on peut entendre sur Flash Delirium. Ceci n’est pas une mauvaise chose en soi; écouter du Beach Boys aujourd’hui vous prouvera le contraire. Sauf que c’est dans l’exécution que l’on voit les failles.

On dirait en fait qu’MGMT n’est pas vraiment sûr du lui-même. Il n’est pas sûr de lui-même dans ses mélodies, il n’est pas sûr de lui-même dans ses paroles, il n’est même pas sûr de lui-même dans ses ambitions – Siberian Breaks en est un exemple, avec sa durée de douze minutes. En comparaison, les pièces avec les structures plus simples mais plus assurées sont sans conteste les meilleures. Cela ne fait pas nécessairement de Congratulations un mauvais album; en fait, si vous arrivez ici en ne vous attendant pas à classique, vous vous retrouverez avec un bon petit album, sans plus. Je dis cela en réponse aux autres personnes qui chialent «Ah non, je veux avoir plein de synthétiseurs. Je veux avoir un autre Time to Pretend!»; la musique doit évoluer, vous finirez par apprendre.

  1. « It’s Working » – 04:06
  2. « Song for Dan Treacy »- 04:09
  3. « Someone’s Missing » – 02:29
  4. « Flash Delirium » – 04:15
  5. « I Found A Whistle » – 03:40
  6. « Siberian Breaks » – 12:09
  7. « Brian Eno » – 04:31
  8. « Lady Dada’s Nightmare » – 04:31
  9. « Congratulations » – 03:55

Cliquez ici pour acheter Congratulations sur iTunes.

[Bonus Track]: Je voulais seulement vous faire remarquer que vous pouvez maintenant écouter – pas acheter – le prochain d’LCD Soundsystem, This Is Happening, sur son site officiel. Et je vous dis cela parce que cette semaine, la nouvelle a complètement éclipsé le nouveau d’MGMT. On comprend pourquoi; This Is Happening sera disponible en magasin et en ligne le 17 mai. Ne manquez pas ça!