Archive for juin 2011

h1

Le roi est mort

28 juin, 2011

J’aimerais parler de jeux vidéo aujourd’hui, et pas dans le sens d’un fou allié qui passé des heures devant une télévision. J’aimerais aborder le sujet sérieusement. En fait j’aimerais parler de l’affaire Brown Vs. EMA qui s’est soldée hier et qui carbure les paranoïaques malgré elle, mais je voudrais m’occuper de quelque chose que j’avais en tête depuis un bon bout de temps. En fait j’aimerais parler de Duke Nukem Forever, et ça presse.

Pour commencer, non je n’y ai pas joué, et non je ne compte pas y jouer tout comme je ne compte pas prendre une balle dans la tête pour vous dire si ça fait mal. Vous me diriez peut-être que je ne peux pas me prononcer sur le sujet, mais en vérité j’ai regardé au moins 2 heures de gameplay, non-stop, venant de deux sources complètement différentes, et je peux vous dire que Duke Nukem Forever est sûrement le jeu le plus déprimant que j’ai vu de toute ma vie. Juste à penser me suffisait à scraper une bonne partie de ma journée. Ce n’est pas juste que le jeu est mauvais; il y a des tas des mauvais jeux qui sortent chaque année et je ne me sens pas mal pour eux – en fait, certains malins diront que je prends plaisir à les voir s’effondrer devant moi. Le véritable problème est comment le monde essaye de sauver Duke Nukem Forever pour eux-mêmes.

La nostalgie peut être une bitch, vous savez? La nostalgie peut vous forcer à aimer quelque chose, à déformer une mémoire pour qu’elle vous soit plus belle dans votre tête. Et sérieusement, voir des fans défendre Duke Nukem Forever après 13 ans de développement est comme voir des fans de Star Wars vous dire que Jar Jar Binks était un excellent personnage dans Episode I.

Vraiment je ne suis pas déprimé pour le jeu en tant que tel; je suis déprimé pour l’industrie au complet parce que cela prouve aux compagnies que vous allez acheter n’importe quelle merde avec le bon nom dessus. On n’aime pas Duke Nukem Forever parce qu’on aime le jeu, on aime le jeu parce qu’on aime Duke Nukem; grosse différence. Le pire c’est que moi-même j’étais pris dans l’anticipation à ce dernier opus, et ce, jusqu’à une semaine avant sa sortie où je me suis finalement demandé «Pourquoi est-ce que je suis excité au fait?» Je voulais demander cela à tout le monde pour trouver une bonne réponse, tellement je me suis rendu compte du vide, et puis c’était déjà trop tard.

En plus le jeu est sorti exactement une semaine après le E3 2011 qui s’est avéré un des E3 les plus ennuyants et bordélique que j’ai eu de ma vie, avec un manque incroyable de nouveaux IP et de nouvelles idées et dans une ère où l’industrie du jeu vidéo se rapproche beaucoup du cinéma et où on peut même le considérer comme un art, c’est un problème majeur. Oui j’aimerais bien acheter un PSVita juste à cause de WipEout 2048 et d’encore un autre LittleBigPlanet, mais des nouvelles idées apportent le plus de surprises, d’innovation, d’enchantement. Les jeux downloadables occupaient cette place de choix cette année, mais il fallait littéralement chercher dans les racoins sombres pour trouver cette nouveauté. Saviez-vous que Machinarium arrive sur PSN? Ouais, moi non plus, jusqu’à ce que j’aille sur PlayStation Home sans raison! Je sens que le fait que les conférences de presse furent télévisées a joué un rôle important dans ce problème; après tout, Spike TV diffuse le pire de la télévision américaine sous le nom de TNA Impact! De l’autre côté, on a des jeux comme BioShock Infinite, Mass Effect 2, Portal 2, MotorStorm: Apocalypse qui, oui sont des suites, mais prennent leurs séries vers de nouveaux horizons. Et puis arrive le roi déchu mais mégalomane qui défonce la porte en vomissant par terre, alors que ses anciens amis Painkiller, Doom et Serious Sam sont découragés par cette prestation insignifiante.

Ils ont grandi. Ils ont évolué. Ils ne sont pas Duke Nukem Forever. Ils ne sont pas des has-been qui essayent de copier les jeunes loups de notre époque pour essayer d’épater la galerie encore une fois, il y a encore du monde qu’il est aussi cool qu’avant.

J’espère que vous comprenez mon point de vue maintenant. Merci.

Ah, en passant les fans de Sonic ont appelé. Ils disent «Bienvenue dans le club!»

Publicités
h1

Le gazon brûlé

24 juin, 2011

Je n’aime pas l’été.

Je n’ai jamais vraiment accueilli cette saison avec autant de joie que les autres. Elle ne fait que me montrer les limites de mes relations, de mes amitiés, et la solitude des nuits tardives éclairées, aussi belles qu’elles peuvent être. C’est ça qui se passe normalement chaque année. Mais je devrais aller passer du temps avec mes amis, vous dites, à marcher dans les rues estivales de Québec, à prendre du beau temps!

Je vis en banlieue, il n’y a rien de ça ici.

Pendant un certain temps, j’ai passé mon été seul dans ma chambre au sous-sol, à trouver le plaisir qu’il me restait. Puis je me suis demandé pourquoi rester dans un si petit espace alors que le soleil plombe dehors, et que les filles sont belles, que l’atmosphère chaude règne. Puis j’ai marché dehors, et j’ai l’impression de vivre dans un classeur de bureau, avec des feuilles de gazon fraîchement coupé, et des maisons aux milliers de sédentaires insouciants malgré eux. J’ai eu l’impression de me balader de département en département avec le peu d’argent que j’ai. C’est clairement écrit quelque part que pour avoir du plaisir ici, vous devez avoir au moins 50 dollars et décrisser dans un autre endroit. Et même là ça ne garantit rien. J’ai passé chaque soir du Festival d’Été de Québec l’année passée tout seul devant la scène, ne connaissant personne d’autre ici, dansant sur mes pieds, certes, mais un peu triste de savoir que je ne partage pas ce moment avec personne d’autre.

Je pense que ma patience envers cet endroit est en train de s’évaporer complètement dans le vide des terrains comblés.